L'eau, une source probable de conflits dès 2022

Washington — Les sécheresses, les inondations et le manque d'eau potable pourraient causer une instabilité mondiale significative et des conflits au cours des prochaines décennies, alors que les pays en développement tenteront de répondre à la demande d'une population en forte croissance tout en affrontant les effets des changements climatiques, affirment les agences américaines de renseignement dans un rapport diffusé jeudi.

Selon rapport, qui reflète l'avis des différentes agences fédérales de renseignement, le risque que des conflits liés à l'eau provoquent des guerres dans les 10 prochaines années est minime, même si ces conflits créent des tensions et menacent les marchés alimentaires nationaux et internationaux. Mais à partir de 2022, le rapport estime que l'utilisation de l'eau comme arme de guerre sera plus probable, particulièrement en Asie du Sud, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Le rapport affirme que les inondations et l'eau insuffisante ou de mauvaise qualité, combinées à la pauvreté, aux tensions sociales, à la mauvaise gouvernance et à la faiblesse des gouvernements contribueront à l'instabilité, qui pourrait mener à la faillite de plusieurs États. Ces éléments «vont probablement augmenter le risque d'instabilité et de faillite des États, exacerber les tensions régionales et empêcher les pays de travailler avec les États-Unis sur des objectifs importants», affirme le rapport, diffusé par le département d'État.

Le rapport prédit que les pays situés en amont des cours d'eau limiteront l'accès à l'eau de leurs voisins en aval pour des raisons politiques, et que les gouvernements utiliseront les réserves internes d'eau pour supprimer les mouvements séparatistes et les populations dissidentes.
1 commentaire
  • Charles Laflamme - Inscrit 25 mars 2012 23 h 24

    Et chez nous?

    Encore d'actualité,un commentaire du 9 juin 2008 suite au texte ''Une ressource épuisable''

    Les barons de l'eau
    Ce qui est inquiétant, c'est ce qui n'est pas abordé dans ce texte.

    Comme c'est la façon de faire du gouvernement actuel celui-ci se prépare à vendre à rabais à l'entreprise privée le contrôle sur da distribution de l'eau potable.

    Comme pour l'énergie éolienne, comme pour la ressource pétrolifère de l'ile Anticosti, comme pour le prolongement de 30 ans du bassin hydrographique à Alcan, ce sont des ventes à rabais qui ont la particularité de ne pas grever le budget actuel du Québec mais qui constituera un grave manque à gagner lorsque ce patrimoine aura pris de la valeur.

    Durant son mandat précédant le gouvernement a mis en place les lois nécessaires au Partenariat Public-Privé, les PPP afin que les villes puissent les utiliser.

    Rappellez vous l'entente de PPP pour le prolongement de l'autoroute 25 alors que l'assemblée Nationale n'a pas pu savoir le contenu de l'entente financière et des engagement des payeurs de taxes québécois. Dans le cas d'un éventuel partenariat avec le privé concernant les services d'aqueduc et d'égouts des villes, on ne saura pas ce qu'il adviendra si les perspectives de profits chutent dus à une consommation d'eau moindre que prévue . Dans ce genre de partenariat la partie confidentielle de l'entente suppose que le secteur public compensersa pour tout écart aux prévisions.

    Si vous n'avez qu'un livre à vous procurer dans la prochaine année, achetez "L'or bleu" de Maude Barlow avec la préface de Louise Vandelac. Après, vous en saurez bien plus que ceux qui veulent vous influencer par une vue partielle à court terme, incluant les politiciens. Quand vous serez saturés de ce qui se passe ailleurs dans le monde, allez aux chapitres concernant le contrôle par les grandes compagnies. On parle de spéculation, de complicité de certains dirigeants, du rôle de la Banque Mondiale, etc. À cela