Réchauffement du climat - Des mégalopoles seront noyées par la hausse du niveau des océans

Déjà durement éprouvée par les cyclones et les inondations, Dhaka, au Bangladesh, sera parmi les plus touchées par la hausse du niveau des océans.
Photo: Agence France-Presse (photo) Déjà durement éprouvée par les cyclones et les inondations, Dhaka, au Bangladesh, sera parmi les plus touchées par la hausse du niveau des océans.

On a souvent dit que la hausse du niveau des océans en raison du réchauffement du climat allait menacer plusieurs grandes villes riveraines. Lundi, une étude du Fonds mondial pour la nature (WWF) détaillait pour la première fois les impacts du mégaphénomène et ses coûts pour 136 grandes villes du monde.

Les dommages infligés aux mégapoles riveraines de la planète pourraient imposer à leurs habitants et à leurs pays des dépenses évaluées à 28 000 milliards de dollars, ce qui est nettement au-dessus des 3000 milliards investis pour freiner la récente crise financière mondiale, révèle une étude du WWF et de l'assureur européen Allianz.

Les dommages aux grandes villes nord-américaines seraient eux aussi très importants, s'établissant à entre 1300 et 7400 milliards, indiquait au quotidien Le Monde hier la porte-parole du WWF-France, Élise Buckle. Et cette évaluation ne tient compte que d'une élévation du niveau des océans de 0,6 mètre, alors que plusieurs études indiquent que ce relèvement des mers pourrait facilement atteindre un mètre. L'étude, qui a analysé le cas de 136 villes de la planète, s'est penchée notamment sur les cas de Baltimore, Boston, New York, Philadelphie et Providence.

Mais la priorité de cette vaste étude visait surtout à identifier les 11 villes asiatiques les plus à risque, qui se trouvent essentiellement dans les zones côtières très basses et très densément urbanisées.

C'est Dhaka, au Bangladesh, qui est la plus vulnérable en raison de sa pauvreté et de sa très faible élévation au-dessus du niveau actuel de la mer, soit quelques mètres à peine. Cette ville a été récemment touchée avec régularité par des cyclones et des inondations et, en plus, sa capacité d'adaptation ou de réaction, si l'on veut, à cette menace, est particulièrement faible.

Jakarta et Manille suivent en deuxième position en raison de leur taille, de leur degré d'exposition aux inondations violentes et de leur faible capacité d'adaptation. Calcutta et Phnom Penh se situent à égalité en troisième position, notamment parce que Calcutta est particulièrement vulnérable à l'infiltration d'eau salée et que dans le cas de Phnom Penh, c'est sa capacité d'adaptation qui est particulièrement problématique.

Le risque global de chaque mégapole a été évalué en fonction de trois critères, soit le niveau d'exposition au risque climatique, l'impact socio-économique et leur capacité d'adaptation. Mais le classement du niveau de risque change si l'on s'en tient uniquement au risque climatique. C'est alors Manille, suivie de Dhaka et de Hô Chi Minh-Ville ainsi que Shanghai, qui suivent ex aequo en deuxième place, suivies en troisième place par Hong Kong, puis par Calcutta et Jakarta.

Selon ce rapport du WWF, les villes couvrent moins de 1 % de la surface de la planète, mais il s'y concentre la moitié de la population mondiale, un phénomène en pleine croissance. Globalement, les villes et les agglomérations urbaines utilisent 75 % de l'énergie produite sur la planète et elles sont responsables de 75 % des émissions de GES, ce qui implique, selon le WWF, qu'elles doivent investir massivement dans l'efficacité énergétique si elles veulent réduire le risque climatique qui les menace.
4 commentaires
  • Dominic Pageau - Inscrit 25 novembre 2009 02 h 51

    Pour une fois, un scénario qui est possible

    Bien qu'on ne sera plus là pour voir ça, une hausse de 60 centimètres du niveau de la mer est possible, mais comme pour l'instant la hausse du niveau de la mer est de l'ordre de 2 à 3 mm par an, sans accélération de cette hausse, on en a pour plus de 200 ans.

    Les océans ne se réchauffent plus depuis 2003, l'expansion thermique va donc ralentir, voire même cessez. La menace de la hausse des mers est surfaite, le problème, c'est que de plus en plus de gens se construisent le long des côtes et qu'on réaménage trop souvent de façon qui va exacerber l'impact d'une inondation, d'une tempête ou d'un tsunami.

    Au lieu de gaspiller son argent dans une bourse de carbone, dans l'efficacité énergétique qui risque très probablement d'avoir aucun impact sur les changements climatiques, on devrait faire en sorte que les gens se bâtissent le moins possible en zone inondable et aménager le territoire des zones à risque pour amoindrir l'impact des catastrophes.

    Ce n'est pas étonnant cette étude conjointe wwf et une compagnie d'assurance. Ça fait longtemps que je sais que la WWF est fondé et financé par les financiers dont font parti les assureurs.

    Il est étonnant de voir comment nos médias traitent ce qui a été surnommé le climategate, soi ils l’ignorent, soi ils en réduisent la portée. On a la preuve qu'un groupe de scientifique a falsifié des données, retiré des études du rapport du GIEC, conspiré pour que des études qui contredisent les leurs ne soient pas publier en faisant des pressions sur les éditeurs des revues et en demandant à leur cercle de climatologues et autres idéologues de la cause de boycotter ces revues en ne leur soumettant plus de papier pour publication, en contrôlant la liste des pairs qui vont révisé les études publiées et j'en passe.

    En bref, un vrai comportement anti scientifique et sectaire. On a droit à un silence de mort ou à une défense des falsificateurs dans les médias.


    On peut lire ces courriels avec un résumé de chaque en français ici

    http://skyfal.free.fr/?p=422

  • Etienne - Inscrit 25 novembre 2009 11 h 28

    Désinformation et Propagande

    L'océan ne se refroidit pas, contrairemenet à ce qu'annonce la propagande de désinformation des pétrolières qui financent des faux scientifiques comme Tim Ball (prof à la retraite) ou Ross McKitrick (un économiste du Fraser Institute):

    http://www.skepticalscience.com/cooling-oceans.htm

    Pour mieux comprendre d'où vient cette campagne de désinformation, voici un article qui explique pourquoi le discours libertarien diverge du consensus scientifique (et surtout du gros bon sens):

    http://straight.com/article-67107/trust-us-were-th

  • Dominic Pageau - Inscrit 25 novembre 2009 15 h 42

    Monsieur Étienne, la désinformation, c'est ceux qui nous annoncent des catastrophes qui la font

    Votre papier ne démontre pas que les océans se réchauffent et moi, je n'ai pas dit quils se refroidssaient, mais qu'il ne se réchauffaient plus et les modèles prévoyaient un réchauffement accru des océans.

    Associer l'étude à Loehles de la NASA aux pétrolières, ce n'est pas fort. Et votre argumentation par association, ça ne vaut pas un clou, surtout quand on sait que les falsificateurs sont dans le camp de ceux qui nous annoncent des catastrophes climatiques.

  • Godfax - Inscrit 26 novembre 2009 10 h 40

    Attention a la pensée unique

    La pensée unique est dangereuse dans une démocratie, le débat scientifique sur le réchauffement climatique anthropomorphique, ne fait que commencer. Soyons claire, depuis 1998 le climat planétaire se refroidi; cella est un fait scientifique mesurable dons les sources sont disponibles sans aucune mesure avec ceux du GIEC garder dans des coffres forts. Alors pourquoi vous média continuer de diffuser l'idée totalement fausse qu'il y aurait un consensus scientifique sur le sujet. Mais quel puissant looby est derrière toute cette arnaque et cette manipulation des fait scientifique. Les média québécois serais t'il devenu un dogme?