Primaire - Les écoles alternatives et la réforme
La réforme arrive à point nommé, clame-t-on dans le milieu des écoles alternatives. Loin de s'opposer au grand remaniement du ministère de l'Éducation, elles l'intègrent dans leur façon d'enseigner et la perçoivent comme une occasion d'enrichir leurs discussions.
Aucun conflit ni opposition à l'horizon entre les nouveaux programmes du ministère et les écoles alternatives ou à vocation particulière, soutient Margaret Rioux-Dolan, directrice générale de la formation des jeunes au ministère de l'Éducation du Québec (MEQ). «Ces écoles accueillent très bien la réforme»,
assure-t-elle, même si elles ont une longueur d'avance sur les écoles régulières.
Qu'est-ce que la réforme vient apporter de plus à ces écoles avant-gardistes, qui en appliquent les concepts depuis plus de 20 ans? «La réforme vient alimenter le milieu alternatif au niveau intellectuel, croit Anne Rinfret, enseignante à Jonathan, une petite école alternative de 84 enfants fondée en 1974. Il y a énormément de publications qui circulent sur l'éducation en ce moment, dit-elle. Ça faisait longtemps qu'on n'en avait pas discuté autant.»
Nouveaux manuels
Les maisons d'édition publient en effet depuis deux ans une multitude de nouveaux manuels scolaires pour répondre à la demande créée par les enseignements en cours de changement. «L'enfant peut s'en servir de façon autonome. Il y a maintenant une diversité de matériel très intéressante dont on peut profiter», dit-elle. Sans compter les budgets attribués par le ministère pour soutenir l'implantation de la réforme. «Chaque année, indique Mme Rioux-Dolan, le MEQ distribue aux commissions scolaires des montants de l'ordre de 13,8 millions pour la formation des enseignants.»
En plus de profiter des nouveaux budgets, les écoles alternatives constatent avec bonheur que les valeurs qu'elles préconisent depuis plus d'un quart de siècle sont enfin reconnues: autonomie des enfants, développement global, ouverture au monde, implication des parents.
De par leur petite taille, les écoles alternatives peuvent se permettre d'expérimenter et d'innover beaucoup plus facilement que les écoles régulières. Ainsi, l'école Jonathan, par exemple, applique la pédagogie par projets et ateliers depuis ses débuts. «Mais ce n'est pas parce qu'on a une certaine longueur d'avance sur les autres écoles dans l'application de la réforme qu'on doit s'asseoir sur nos lauriers pour autant», prévient Anne Rinfret, qui insiste sur les différences qui subsistent entre son école et les autres. Alors que la réforme fonctionne par cycles de deux ans, à Jonathan, chaque groupe-classe se compose d'enfants de 5 à 12 ans. Les apprentissages sont étalés sur sept ans pour assurer une continuité.
Se couper des écoles alternatives, conclut Mme Rinfret, reviendrait à se priver d'une expérience intéressante qui permet à l'éducation d'évoluer. «D'ailleurs, c'est un peu grâce aux écoles alternatives que la réforme a été mise sur pied, dit-elle. On ne doit pas se contenter d'appliquer la réforme. On doit continuer à explorer. La réforme elle-même est appelée à évoluer.»
Aucun conflit ni opposition à l'horizon entre les nouveaux programmes du ministère et les écoles alternatives ou à vocation particulière, soutient Margaret Rioux-Dolan, directrice générale de la formation des jeunes au ministère de l'Éducation du Québec (MEQ). «Ces écoles accueillent très bien la réforme»,
assure-t-elle, même si elles ont une longueur d'avance sur les écoles régulières.
Qu'est-ce que la réforme vient apporter de plus à ces écoles avant-gardistes, qui en appliquent les concepts depuis plus de 20 ans? «La réforme vient alimenter le milieu alternatif au niveau intellectuel, croit Anne Rinfret, enseignante à Jonathan, une petite école alternative de 84 enfants fondée en 1974. Il y a énormément de publications qui circulent sur l'éducation en ce moment, dit-elle. Ça faisait longtemps qu'on n'en avait pas discuté autant.»
Nouveaux manuels
Les maisons d'édition publient en effet depuis deux ans une multitude de nouveaux manuels scolaires pour répondre à la demande créée par les enseignements en cours de changement. «L'enfant peut s'en servir de façon autonome. Il y a maintenant une diversité de matériel très intéressante dont on peut profiter», dit-elle. Sans compter les budgets attribués par le ministère pour soutenir l'implantation de la réforme. «Chaque année, indique Mme Rioux-Dolan, le MEQ distribue aux commissions scolaires des montants de l'ordre de 13,8 millions pour la formation des enseignants.»
En plus de profiter des nouveaux budgets, les écoles alternatives constatent avec bonheur que les valeurs qu'elles préconisent depuis plus d'un quart de siècle sont enfin reconnues: autonomie des enfants, développement global, ouverture au monde, implication des parents.
De par leur petite taille, les écoles alternatives peuvent se permettre d'expérimenter et d'innover beaucoup plus facilement que les écoles régulières. Ainsi, l'école Jonathan, par exemple, applique la pédagogie par projets et ateliers depuis ses débuts. «Mais ce n'est pas parce qu'on a une certaine longueur d'avance sur les autres écoles dans l'application de la réforme qu'on doit s'asseoir sur nos lauriers pour autant», prévient Anne Rinfret, qui insiste sur les différences qui subsistent entre son école et les autres. Alors que la réforme fonctionne par cycles de deux ans, à Jonathan, chaque groupe-classe se compose d'enfants de 5 à 12 ans. Les apprentissages sont étalés sur sept ans pour assurer une continuité.
Se couper des écoles alternatives, conclut Mme Rinfret, reviendrait à se priver d'une expérience intéressante qui permet à l'éducation d'évoluer. «D'ailleurs, c'est un peu grâce aux écoles alternatives que la réforme a été mise sur pied, dit-elle. On ne doit pas se contenter d'appliquer la réforme. On doit continuer à explorer. La réforme elle-même est appelée à évoluer.»
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