Attestation d'études collégiales - Obtenir un diplôme d'études post-secondaires en un an !
Il est possible d'obtenir au Québec une attestation d'études post-secondaires sans avoir à suivre des cours de culture générale. Les cours y sont intensifs, dans les domaines professionnel et technique. Le diplôme est l'équivalent d'un DEC, le diplôme d'enseignement collégial. Pour accéder rapidement au milieu du travail.
Réservés aux adultes, les programmes qui mènent à l'attestation d'études collégiales (AEC) se concentrent sur la méthodologie et les connaissances liées à l'apprentissage d'une technique issue d'un secteur précis du marché du travail (souvent un métier). Une «focalisation» qui va en quelque sorte droit au but et omet les cours de culture générale comme la philosophie, le français, l'éducation physique et autres, obligatoires pour l'obtention du diplôme d'études collégiales (DEC). Ce choix est basé sur le principe que l'expérience de vie et de travail peuvent équivaloir à une formation d'ordre plus général.
L'AEC a pris son essor en 1993, rappelle Ginette Gervais, présidente du Conseil des collèges non subventionnés (CCNS), avec la refonte de l'enseignement collégial québécois. L'AEC se définit comme une formation post-secondaire professionnelle et technique.
Selon le domaine, la durée d'une AEC peut varier entre 800 et 2000 heures, mais le plus souvent elle se donne, dans les collèges privés non subventionnés, au cours d'une année intensive et à plein temps qui oblige l'étudiant à quitter le marché du travail.
L'AEC, explique Mme Gervais, mène directement au marché de l'emploi. «Il [le diplôme d'AEC] est reconnu au même titre qu'un DEC, souligne-t-elle. Dans la majorité des cas, il permet [à ses diplômés] d'obtenir les mêmes postes que ceux et celles qui détiennent le diplôme d'études collégiales.»
Il existe (selon les données du gouvernement québécois) 49 collèges privés non subventionnés. Le CCNS en regroupe 11, fréquentés, selon Ginette Gervais, par 70 % de la clientèle inscrite aux programmes d'une AEC dans le privé. Ces collèges dispensent une formation dans des domaines comme les techniques administratives, la bureautique, la conception infographique, le design d'intérieur, le design de mode, le tourisme, l'informatique et la photographie, entre autres. Les collèges privés non subventionnés, affirme le conseil, ont développé quelque 120 programmes en étroite collaboration avec le marché du travail.
Pour être admissible dans un programme menant à l'AEC, il faut avoir complété un secondaire V (certaines disciplines peuvent exiger d'autres cours spécifiques) et avoir quitté l'école ou entrepris des études post-secondaires pendant au moins un an. Les cours pour l'obtention d'une AEC dans un collège privé non subventionné peuvent coûter, selon les cas, entre 4000 $ et 8000 $ approximativement. «Les professeurs, fait valoir Ginette Gervais, sont des professionnels sur le marché du travail actifs dans le métier ou la technique qu'ils enseignent.» Près de 95 % de la formation se donne dans les collèges mêmes, mais on commence à voir l'arrivée de cours dispensés via Internet.
Une AEC
dans le système public
Les collèges privés ont longtemps tenu le haut du pavé dans le marché des AEC. «Parce que nous nous concentrons, explique Ginette Gervais, surtout auprès d'une clientèle en réorientation de carrière à qui nous offrons des formations intensives qu'ils peuvent compléter rapidement.» Plus ou mois 6000 étudiants fréquentent chaque année les collèges privés non subventionnés.
Mais voilà que, depuis quelques années, les cégeps et collèges subventionnés dispensent également ce genre de formation. «Ils y ont vu un marché en croissance, commente Ginette Gervais, bien que les adultes ne soient pas la clientèle première des cégeps. Ils ont d'abord offert les programmes d'AEC en cours du soir. Maintenant, on les trouve aussi dans les programmes de jour, un volet que les cégeps développent.»
Mais, constate la présidente du CCNS, si un cycle économique avec un taux élevé de chômage amène quantité de travailleurs en recherche d'emploi à se recycler, ce n'est plus cas aujourd'hui et le nombre d'élèves inscrits à une AEC est en décroissance. «Plus de 42 % des collèges privés non subventionnés ont fermé leurs portes depuis l'automne 1998», déplore Ginette Gervais.
Les représentations
du CCNS
Si la préoccupation première du CCNS, affirme sa présidente Ginette Gervais, est la qualité de l'enseignement, trois dossiers constituent néanmoins des sujets importants quant à la survie des collèges privés. «Nous demandons, poursuit-elle, la parité des mesures administratives qui régissent l'ouverture de nouveaux programmes.» Un processus que le conseil considère trop long. Les collèges privés doivent, s'ils souhaitent offrir une AEC, présenter le projet au ministère de l'Éducation qui en étudie la pertinence en regard des besoins du marché du travail avant d'accorder son autorisation. «Les cégeps et collèges subventionnés, compare Ginette Gervais, peuvent obtenir cette permission d'une façon quasi immédiate. Pourtant, nous avons l'expertise dans le champ des AEC. Nous voudrions être capables d'offrir celles que nous jugeons pertinentes.»
Second sujet épineux: l'aide financière aux études par le système de prêts et bourses. Les élèves qui fréquentent un collège privé non subventionné n'ont droit qu'à un prêt, dont le maximum est fixé à 3100 $ par session. «À ce chapitre également, réclame Mme Gervais, nous demandons la parité avec les autres institutions. Nous voulons être traités comme tout le monde.»
Le taux élevé de défaut de remboursement des prêts chez la clientèle des collèges non subventionnés ainsi que la baisse des inscriptions auprès de ces institutions ont amené l'Aide financière aux études à classer trop rapidement le dossier des collèges non subventionnés dans sa réglementation remaniée en 1998, déplorait le CCSN dans un mémoire adressé en 1999 au ministre de l'Éducation. «Et ce, fait valoir le CCSN, malgré d'importantes dispositions apportées à la Loi sur les faillites et malgré les ententes intervenues avec les institutions bancaires.»
Le CCNS déplore également d'autres mesures législatives qui les desservent, pointant qu'ils sont les seules entreprises privées à ne pas avoir droit au remboursement de la TPS et de la TVQ, et mentionnant aussi l'abolition de la pénalité de 20 % pour rupture de contrat sans motif valable, ce qui donne le droit à un étudiant d'abandonner sa formation sans avoir à payer de dédommagement à l'institution.
Enfin, la présidente du CCNS rappelle que les collèges privés non subventionnés se sont vus écartés de la clientèle d'Emploi Québec éligible à un programme de formation. «On réserve dorénavant cette clientèle au système public, formule-t-elle, alors qu'autrefois elle constituait notre première source de clients.»
Réservés aux adultes, les programmes qui mènent à l'attestation d'études collégiales (AEC) se concentrent sur la méthodologie et les connaissances liées à l'apprentissage d'une technique issue d'un secteur précis du marché du travail (souvent un métier). Une «focalisation» qui va en quelque sorte droit au but et omet les cours de culture générale comme la philosophie, le français, l'éducation physique et autres, obligatoires pour l'obtention du diplôme d'études collégiales (DEC). Ce choix est basé sur le principe que l'expérience de vie et de travail peuvent équivaloir à une formation d'ordre plus général.
L'AEC a pris son essor en 1993, rappelle Ginette Gervais, présidente du Conseil des collèges non subventionnés (CCNS), avec la refonte de l'enseignement collégial québécois. L'AEC se définit comme une formation post-secondaire professionnelle et technique.
Selon le domaine, la durée d'une AEC peut varier entre 800 et 2000 heures, mais le plus souvent elle se donne, dans les collèges privés non subventionnés, au cours d'une année intensive et à plein temps qui oblige l'étudiant à quitter le marché du travail.
L'AEC, explique Mme Gervais, mène directement au marché de l'emploi. «Il [le diplôme d'AEC] est reconnu au même titre qu'un DEC, souligne-t-elle. Dans la majorité des cas, il permet [à ses diplômés] d'obtenir les mêmes postes que ceux et celles qui détiennent le diplôme d'études collégiales.»
Il existe (selon les données du gouvernement québécois) 49 collèges privés non subventionnés. Le CCNS en regroupe 11, fréquentés, selon Ginette Gervais, par 70 % de la clientèle inscrite aux programmes d'une AEC dans le privé. Ces collèges dispensent une formation dans des domaines comme les techniques administratives, la bureautique, la conception infographique, le design d'intérieur, le design de mode, le tourisme, l'informatique et la photographie, entre autres. Les collèges privés non subventionnés, affirme le conseil, ont développé quelque 120 programmes en étroite collaboration avec le marché du travail.
Pour être admissible dans un programme menant à l'AEC, il faut avoir complété un secondaire V (certaines disciplines peuvent exiger d'autres cours spécifiques) et avoir quitté l'école ou entrepris des études post-secondaires pendant au moins un an. Les cours pour l'obtention d'une AEC dans un collège privé non subventionné peuvent coûter, selon les cas, entre 4000 $ et 8000 $ approximativement. «Les professeurs, fait valoir Ginette Gervais, sont des professionnels sur le marché du travail actifs dans le métier ou la technique qu'ils enseignent.» Près de 95 % de la formation se donne dans les collèges mêmes, mais on commence à voir l'arrivée de cours dispensés via Internet.
Une AEC
dans le système public
Les collèges privés ont longtemps tenu le haut du pavé dans le marché des AEC. «Parce que nous nous concentrons, explique Ginette Gervais, surtout auprès d'une clientèle en réorientation de carrière à qui nous offrons des formations intensives qu'ils peuvent compléter rapidement.» Plus ou mois 6000 étudiants fréquentent chaque année les collèges privés non subventionnés.
Mais voilà que, depuis quelques années, les cégeps et collèges subventionnés dispensent également ce genre de formation. «Ils y ont vu un marché en croissance, commente Ginette Gervais, bien que les adultes ne soient pas la clientèle première des cégeps. Ils ont d'abord offert les programmes d'AEC en cours du soir. Maintenant, on les trouve aussi dans les programmes de jour, un volet que les cégeps développent.»
Mais, constate la présidente du CCNS, si un cycle économique avec un taux élevé de chômage amène quantité de travailleurs en recherche d'emploi à se recycler, ce n'est plus cas aujourd'hui et le nombre d'élèves inscrits à une AEC est en décroissance. «Plus de 42 % des collèges privés non subventionnés ont fermé leurs portes depuis l'automne 1998», déplore Ginette Gervais.
Les représentations
du CCNS
Si la préoccupation première du CCNS, affirme sa présidente Ginette Gervais, est la qualité de l'enseignement, trois dossiers constituent néanmoins des sujets importants quant à la survie des collèges privés. «Nous demandons, poursuit-elle, la parité des mesures administratives qui régissent l'ouverture de nouveaux programmes.» Un processus que le conseil considère trop long. Les collèges privés doivent, s'ils souhaitent offrir une AEC, présenter le projet au ministère de l'Éducation qui en étudie la pertinence en regard des besoins du marché du travail avant d'accorder son autorisation. «Les cégeps et collèges subventionnés, compare Ginette Gervais, peuvent obtenir cette permission d'une façon quasi immédiate. Pourtant, nous avons l'expertise dans le champ des AEC. Nous voudrions être capables d'offrir celles que nous jugeons pertinentes.»
Second sujet épineux: l'aide financière aux études par le système de prêts et bourses. Les élèves qui fréquentent un collège privé non subventionné n'ont droit qu'à un prêt, dont le maximum est fixé à 3100 $ par session. «À ce chapitre également, réclame Mme Gervais, nous demandons la parité avec les autres institutions. Nous voulons être traités comme tout le monde.»
Le taux élevé de défaut de remboursement des prêts chez la clientèle des collèges non subventionnés ainsi que la baisse des inscriptions auprès de ces institutions ont amené l'Aide financière aux études à classer trop rapidement le dossier des collèges non subventionnés dans sa réglementation remaniée en 1998, déplorait le CCSN dans un mémoire adressé en 1999 au ministre de l'Éducation. «Et ce, fait valoir le CCSN, malgré d'importantes dispositions apportées à la Loi sur les faillites et malgré les ententes intervenues avec les institutions bancaires.»
Le CCNS déplore également d'autres mesures législatives qui les desservent, pointant qu'ils sont les seules entreprises privées à ne pas avoir droit au remboursement de la TPS et de la TVQ, et mentionnant aussi l'abolition de la pénalité de 20 % pour rupture de contrat sans motif valable, ce qui donne le droit à un étudiant d'abandonner sa formation sans avoir à payer de dédommagement à l'institution.
Enfin, la présidente du CCNS rappelle que les collèges privés non subventionnés se sont vus écartés de la clientèle d'Emploi Québec éligible à un programme de formation. «On réserve dorénavant cette clientèle au système public, formule-t-elle, alors qu'autrefois elle constituait notre première source de clients.»
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