Futurs enseignants: après les fautes à l'écrit, celles à l'oral
Une étude met en lumière des faiblesses à corriger en langue parlée
11 janvier 2006
Éducation
Québec — La qualité de la langue française utilisée par les futurs enseignants devrait être plus élevée.
«Il serait normal, à notre avis, que les futurs enseignants aient, au terme de leur formation, un niveau de maîtrise de la langue [...] plus élevé que celui qu'ils possèdent actuellement», conclut une étude qui vient d'être rendue publique par l'Office québécois de la langue française (OLF).
L'étude analysait la qualité de la langue utilisée par les étudiants de niveau universitaire en formation pour enseigner au secondaire. Cette étude a été menée par les chercheurs Luc Ostiguy et Eric Champagne de l'Université du Québec à Trois-Rivières, Flore Gervais de l'Université de Montréal et Monique Lebrun de l'Université du Québec à Montréal.
Quelque 75 étudiants s'étaient portés volontaires en 2004 pour passer le test. Ils devaient s'exprimer oralement pendant sept minutes sur leur degré de satisfaction à l'égard de leur formation. Leurs propos ont été enregistrés et leur qualité intrinsèque a été analysée par les chercheurs.
Une grille d'analyse avait été dressée et le propos des étudiants était analysé à partir d'une trentaine de variantes.
Par exemple, on valorisait des tournures comme «prendre des vacances», tandis que la tournure «prend» des vacances était jugée incorrecte. De même, on devait dire «Il a su ce qu'on voulait» et non «Il a su qu'est ce qu'on voulait». Ou encore «La classe dont je vous ai parlé» et non «La classe que je vous ai parlé».
Les résultats indiquent que les 75 étudiants soumis au test ont une moyenne d'utilisation de 51 % de «variantes soutenues», c'est-à-dire de tournures correctes. Il s'agit d'un taux équivalent à celui d'analyses antérieures faites il y a quelques années, au cours de recherches du même genre.
Les chercheurs ont constaté peu de différences entre les résultats obtenus par les futurs professeurs qui se destinaient à l'enseignement du français, qui ont obtenu un taux de 52,8 % de variantes soutenues, et ceux qui se dirigent vers l'enseignement des mathématiques, qui ont eu un taux de 47 %.
En 2002, l'Assemblée nationale a modifié la Charte de la langue française de façon à permettre à l'Office québécois de la langue française de mener des études pour analyser la qualité de la langue parlée au Québec et les comportements de certains groupes linguistiques.
L'Office devra notamment faire rapport de la situation à tous les cinq ans à la ministre responsable du dossier linguistique, qui est actuellement Mme Line Beauchamp.
L'Office rend publiques les études qu'elle mène régulièrement à cet égard, tout en précisant que le contenu des documents relève uniquement de leurs auteurs.
«Il serait normal, à notre avis, que les futurs enseignants aient, au terme de leur formation, un niveau de maîtrise de la langue [...] plus élevé que celui qu'ils possèdent actuellement», conclut une étude qui vient d'être rendue publique par l'Office québécois de la langue française (OLF).
L'étude analysait la qualité de la langue utilisée par les étudiants de niveau universitaire en formation pour enseigner au secondaire. Cette étude a été menée par les chercheurs Luc Ostiguy et Eric Champagne de l'Université du Québec à Trois-Rivières, Flore Gervais de l'Université de Montréal et Monique Lebrun de l'Université du Québec à Montréal.
Quelque 75 étudiants s'étaient portés volontaires en 2004 pour passer le test. Ils devaient s'exprimer oralement pendant sept minutes sur leur degré de satisfaction à l'égard de leur formation. Leurs propos ont été enregistrés et leur qualité intrinsèque a été analysée par les chercheurs.
Une grille d'analyse avait été dressée et le propos des étudiants était analysé à partir d'une trentaine de variantes.
Par exemple, on valorisait des tournures comme «prendre des vacances», tandis que la tournure «prend» des vacances était jugée incorrecte. De même, on devait dire «Il a su ce qu'on voulait» et non «Il a su qu'est ce qu'on voulait». Ou encore «La classe dont je vous ai parlé» et non «La classe que je vous ai parlé».
Les résultats indiquent que les 75 étudiants soumis au test ont une moyenne d'utilisation de 51 % de «variantes soutenues», c'est-à-dire de tournures correctes. Il s'agit d'un taux équivalent à celui d'analyses antérieures faites il y a quelques années, au cours de recherches du même genre.
Les chercheurs ont constaté peu de différences entre les résultats obtenus par les futurs professeurs qui se destinaient à l'enseignement du français, qui ont obtenu un taux de 52,8 % de variantes soutenues, et ceux qui se dirigent vers l'enseignement des mathématiques, qui ont eu un taux de 47 %.
En 2002, l'Assemblée nationale a modifié la Charte de la langue française de façon à permettre à l'Office québécois de la langue française de mener des études pour analyser la qualité de la langue parlée au Québec et les comportements de certains groupes linguistiques.
L'Office devra notamment faire rapport de la situation à tous les cinq ans à la ministre responsable du dossier linguistique, qui est actuellement Mme Line Beauchamp.
L'Office rend publiques les études qu'elle mène régulièrement à cet égard, tout en précisant que le contenu des documents relève uniquement de leurs auteurs.
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