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Une première entente en éducation

L'accord de principe concerne les 400 professionnels membres du SPGQ répartis dans 16 cégeps

Marie-Andrée Chouinard   21 novembre 2005  Éducation
Le secteur de l'éducation a lui aussi sa première entente de principe, qui s'est conclue dans la nuit de samedi à dimanche, entre les professionnels des collèges et le gouvernement.

Voilà du moins la version véhiculée hier en fin de journée par le Comité patronal de négociation des collèges (CPNC), qui a annoncé par voie de communiqué l'avènement de cette entente de principe, réglée avec le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ). Cette première, pour le secteur de l'éducation qui n'avait pas encore de dossier clos à son actif, concerne uniquement les conditions de travail des 400 professionnels membres du SPGQ répartis dans 16 cégeps du Québec.

L'entente consacre notamment le principe du «qui perd paie» aux tribunaux d'arbitrage, cher au gouvernement dans la négociation entamée avec le secteur public. «Pour nous, c'est majeur», a expliqué Jean-Pierre Saint-Gelais, porte-parole du CPNC. «Alors qu'avant le ministère assumait 100 % de la facture, désormais, les frais d'arbitrage et d'honoraires sont partagés par les deux parties.»

Cette demande, qui figure aussi sur l'ensemble des dépôts patronaux, pourrait ne pas aisément passer le cap ailleurs, par exemple dans l'ensemble des syndicats liés à la Centrale des syndicats du Québec, lesquels s'opposent fermement au principe du «qui perd paie».

La présidente du CPNC se réjouissait hier de cette «première entente» en éducation. «En soi, seulement le fait d'avoir une entente, c'est une victoire», a indiqué Nicole Tremblay en fin de journée. «C'est un très bon contrat tant pour eux que pour nous.»

Il a toutefois été impossible de joindre le syndicat en ce dimanche pour corroborer l'existence de l'entente de principe et une première réaction. Le document doit être ratifié par les membres du SPGQ pour devenir officiel.

Le CPNC souligne également la souplesse qu'il gagne, notamment dans l'embauche des chargés de projet et les mouvements de personnel. Un poste vacant pourra ainsi être aboli, contrairement à ce que la convention actuelle prévoit.

Les syndiqués gagneraient surtout dans le dossier des employés à temps partiel, qui auront accès désormais à la même sécurité d'emploi que leurs collègues embauchés à temps complet.

«Nous espérons que cette première entente aura un effet d'entraînement», a indiqué Mme Tremblay. «Nos autres tables sont en accéléré, et nous avons fait beaucoup d'avancées.»
 
 
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