Études et stages - Lorsque l'université coopère avec l'industrie
«Plus de 900 entreprises de différents types ont déjà embauché au moins un de nos stagiaires»
Les étudiants en ingénierie formés à l'École de technologie supérieure (ETS) développent un lien privilégié avec l'industrie puisque, tout au long de leur baccalauréat, ils doivent compléter trois stages rémunérés en entreprise. En plus d'être très avantageuses financièrement, ces expériences de travail permettent aux étudiants d'appliquer rapidement les notions théoriques apprises en classe, et ainsi, de déterminer ce qui leur convient le mieux dans la pratique.
Constituante du réseau de l'Université du Québec, l'ETS permet aux diplômés du niveau collégial technique de se doter d'une formation universitaire spécialisée en ingénierie d'application et en technologie. L'ETS offre un enseignement coopératif puisqu'elle devient partenaire de l'industrie pour permettre à l'étudiant de transférer et de consolider ses acquis dans une situation réelle de travail.
«L'enseignement que nous offrons est orienté sur la pratique, un peu comme les cégeps offrant des programmes en alternance travail-études. Étant donné que nos étudiants peuvent se retrouver en stage en entreprise dès leur deuxième session, nous exigeons qu'ils aient reçu une formation technique de trois ans au collégial avant de débuter leur baccalauréat chez nous», explique la responsable de la logistique des stages à l'ETS, Brigitte Watier.
Pour être véritablement branchée sur l'industrie, l'ETS compte parmi les membres de son conseil d'administration des gens travaillant dans divers secteurs de l'ingénierie. «En ce qui a trait aux besoins de l'industrie, ces personnes sont nos sources d'information! Nos professeurs ont également de l'expérience sur le marché du travail, donc nous demeurons toujours très près des entreprises», confirme Mme Watier.
Des stages avantageux
Tout au long de son baccalauréat, l'étudiant devra compléter trois stages d'environ quatre mois. Loin d'être un simple observateur, le futur ingénieur devra accomplir des tâches spécifiques déterminées par son employeur. Plus l'étudiant avance dans ses études, plus le degré de difficulté de ses stages augmente. Ces expériences en entreprise sont obligatoirement rémunérées. À titre d'exemple, le salaire mensuel moyen d'un stagiaire en 2003 était de 2300 $ pour le premier stage, 2500 $ pour le second et 2800 $ pour le troisième.
«Lorsqu'il termine ses études, l'ingénieur a pratiquement eu trois emplois différents. Chaque fois, il a dû poser sa candidature au poste de stagiaire en envoyant son curriculum vitae. Ensuite, il a dû passer une entrevue et, finalement, il a dû faire le travail demandé», affirme Mme Watier.
Les étudiants de l'ETS n'ont généralement pas de difficulté à se dénicher des stages. «Dans notre base de données, nous avons davantage d'offres de stage que d'étudiants. Plus de 900 entreprises de différents types ont déjà embauché au moins un de nos stagiaires. Nous faisons affaire principalement avec des PME, mais aussi avec des grandes entreprises, des entreprises publiques et des villes», poursuit-elle.
Les stages permettent aux étudiants d'appliquer en industrie ce qu'ils viennent tout juste d'apprendre dans les salles de classe. Ils voient rapidement ce qui est intéressant pour eux, ce qui l'est moins, et ainsi, ils peuvent orienter leur choix de cours. «Plusieurs options s'offrent aux étudiants à l'intérieur d'une même discipline. Ils doivent faire des choix. Il arrive aussi, mais plus rarement, que certains changent complètement de domaine après avoir travaillé quelques mois dans l'industrie», conclut Mme Watier. Au cours de leurs trois stages, les étudiants ont aussi la chance de travailler dans différents types d'entreprise et ainsi, ils peuvent déterminer où ils sont le plus à l'aise.
Environ la moitié des étudiants de l'ETS sont employés, à la fin de leurs études, par une des entreprises où ils ont été stagiaires. L'ETS offre également un service de placement à ses finissants. Les ingénieurs formés à l'ETS se trouvent un emploi dans leur domaine à la fin de leurs études dans 95 % des cas.
Les clubs étudiants scientifiques
À l'ETS, les clubs étudiants scientifiques se forment lorsque quelques futurs ingénieurs unissent leurs forces pour créer une voiture de course monoplace, un véhicule solaire, un robot marcheur, ou tout autre engin qu'ils peuvent bien imaginer. Impliquant près de 400 étudiants de premier cycle par année, ces clubs sont au coeur de la vie étudiante à l'ETS. La participation est volontaire et chaque étudiant y investit le temps qu'il peut. Les clubs donnent aux étudiants la possibilité de faire valoir leur ingéniosité et de mettre leurs connaissances en pratique.
«Grâce aux clubs, les étudiants font face à différents défis technologiques qu'ils doivent relever en intégrant plusieurs disciplines. Les futurs ingénieurs des différents domaines sont donc placés dans un contexte réel de travail d'équipe», explique le directeur adjoint de l'enseignement et de la recherche à l'ETS, Louis Davignon.
Avec leurs projets, les membres des clubs de l'ETS se mesurent aux étudiants d'autres universités lors de compétitions nord-américaines. Cette année, le club du Mini-Baja, un véhicule tout-terrain amphibie, a battu tous les records de la Society of Automotive Engineers (SAE) en se classant premier dans les trois compétitions annuelles auxquelles il a participé, soit celle de l'État de New York, qui accueillait près de 70 universités, celle de l'Arizona avec ses 130 universités, et celle de l'Ohio qui en accueillait 140. Lors de ces compétitions, l'endurance, la force, la manoeuvrabilité au sol et dans l'eau, la suspension ainsi que l'accélération et le freinage ont été évalués au fil des épreuves.
Les trois victoires du club Mini-Baja de l'ETS lui ont valu le trophée Mike-Schmidt remis à la meilleure équipe ayant participé aux trois compétitions. De plus, pour la troisième année consécutive, l'ETS a remporté la coupe Dayton allant à l'équipe, toutes catégories confondues, ayant réussi à obtenir le plus grand nombre de points lors de deux des trois compétitions. Ainsi, les membres des clubs étudiants scientifiques de l'ETS contribuent au rayonnement de l'université à l'échelle nationale et internationale.
Collaboratrice du Devoir
Constituante du réseau de l'Université du Québec, l'ETS permet aux diplômés du niveau collégial technique de se doter d'une formation universitaire spécialisée en ingénierie d'application et en technologie. L'ETS offre un enseignement coopératif puisqu'elle devient partenaire de l'industrie pour permettre à l'étudiant de transférer et de consolider ses acquis dans une situation réelle de travail.
«L'enseignement que nous offrons est orienté sur la pratique, un peu comme les cégeps offrant des programmes en alternance travail-études. Étant donné que nos étudiants peuvent se retrouver en stage en entreprise dès leur deuxième session, nous exigeons qu'ils aient reçu une formation technique de trois ans au collégial avant de débuter leur baccalauréat chez nous», explique la responsable de la logistique des stages à l'ETS, Brigitte Watier.
Pour être véritablement branchée sur l'industrie, l'ETS compte parmi les membres de son conseil d'administration des gens travaillant dans divers secteurs de l'ingénierie. «En ce qui a trait aux besoins de l'industrie, ces personnes sont nos sources d'information! Nos professeurs ont également de l'expérience sur le marché du travail, donc nous demeurons toujours très près des entreprises», confirme Mme Watier.
Des stages avantageux
Tout au long de son baccalauréat, l'étudiant devra compléter trois stages d'environ quatre mois. Loin d'être un simple observateur, le futur ingénieur devra accomplir des tâches spécifiques déterminées par son employeur. Plus l'étudiant avance dans ses études, plus le degré de difficulté de ses stages augmente. Ces expériences en entreprise sont obligatoirement rémunérées. À titre d'exemple, le salaire mensuel moyen d'un stagiaire en 2003 était de 2300 $ pour le premier stage, 2500 $ pour le second et 2800 $ pour le troisième.
«Lorsqu'il termine ses études, l'ingénieur a pratiquement eu trois emplois différents. Chaque fois, il a dû poser sa candidature au poste de stagiaire en envoyant son curriculum vitae. Ensuite, il a dû passer une entrevue et, finalement, il a dû faire le travail demandé», affirme Mme Watier.
Les étudiants de l'ETS n'ont généralement pas de difficulté à se dénicher des stages. «Dans notre base de données, nous avons davantage d'offres de stage que d'étudiants. Plus de 900 entreprises de différents types ont déjà embauché au moins un de nos stagiaires. Nous faisons affaire principalement avec des PME, mais aussi avec des grandes entreprises, des entreprises publiques et des villes», poursuit-elle.
Les stages permettent aux étudiants d'appliquer en industrie ce qu'ils viennent tout juste d'apprendre dans les salles de classe. Ils voient rapidement ce qui est intéressant pour eux, ce qui l'est moins, et ainsi, ils peuvent orienter leur choix de cours. «Plusieurs options s'offrent aux étudiants à l'intérieur d'une même discipline. Ils doivent faire des choix. Il arrive aussi, mais plus rarement, que certains changent complètement de domaine après avoir travaillé quelques mois dans l'industrie», conclut Mme Watier. Au cours de leurs trois stages, les étudiants ont aussi la chance de travailler dans différents types d'entreprise et ainsi, ils peuvent déterminer où ils sont le plus à l'aise.
Environ la moitié des étudiants de l'ETS sont employés, à la fin de leurs études, par une des entreprises où ils ont été stagiaires. L'ETS offre également un service de placement à ses finissants. Les ingénieurs formés à l'ETS se trouvent un emploi dans leur domaine à la fin de leurs études dans 95 % des cas.
Les clubs étudiants scientifiques
À l'ETS, les clubs étudiants scientifiques se forment lorsque quelques futurs ingénieurs unissent leurs forces pour créer une voiture de course monoplace, un véhicule solaire, un robot marcheur, ou tout autre engin qu'ils peuvent bien imaginer. Impliquant près de 400 étudiants de premier cycle par année, ces clubs sont au coeur de la vie étudiante à l'ETS. La participation est volontaire et chaque étudiant y investit le temps qu'il peut. Les clubs donnent aux étudiants la possibilité de faire valoir leur ingéniosité et de mettre leurs connaissances en pratique.
«Grâce aux clubs, les étudiants font face à différents défis technologiques qu'ils doivent relever en intégrant plusieurs disciplines. Les futurs ingénieurs des différents domaines sont donc placés dans un contexte réel de travail d'équipe», explique le directeur adjoint de l'enseignement et de la recherche à l'ETS, Louis Davignon.
Avec leurs projets, les membres des clubs de l'ETS se mesurent aux étudiants d'autres universités lors de compétitions nord-américaines. Cette année, le club du Mini-Baja, un véhicule tout-terrain amphibie, a battu tous les records de la Society of Automotive Engineers (SAE) en se classant premier dans les trois compétitions annuelles auxquelles il a participé, soit celle de l'État de New York, qui accueillait près de 70 universités, celle de l'Arizona avec ses 130 universités, et celle de l'Ohio qui en accueillait 140. Lors de ces compétitions, l'endurance, la force, la manoeuvrabilité au sol et dans l'eau, la suspension ainsi que l'accélération et le freinage ont été évalués au fil des épreuves.
Les trois victoires du club Mini-Baja de l'ETS lui ont valu le trophée Mike-Schmidt remis à la meilleure équipe ayant participé aux trois compétitions. De plus, pour la troisième année consécutive, l'ETS a remporté la coupe Dayton allant à l'équipe, toutes catégories confondues, ayant réussi à obtenir le plus grand nombre de points lors de deux des trois compétitions. Ainsi, les membres des clubs étudiants scientifiques de l'ETS contribuent au rayonnement de l'université à l'échelle nationale et internationale.
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