samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 19h50
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Centre d'expérimentation et de transfert technologique - Un organisme voué au transfert des technologies

«Accompagner nos chercheurs dans leurs démarches d'association avec des partenaires privés»

Claude Lafleur   8 octobre 2005  Éducation
En plus de sa mission de former des ingénieurs, l'École de technologie supérieure a le mandat de favoriser la recherche-développement en entreprise. À cette fin, l'ETS s'est dotée d'un bureau de liaison qui facilite les relations entre ses professeurs-chercheurs et les entrepreneurs. Il s'agit du CETT, le Centre d'expérimentation et de transfert technologique.

«Dans le jargon du milieu, notre centre est dit un BLEU, un bureau de liaison entreprises-universités, rapporte Jean Bélanger, directeur du CETT. Notre rôle principal, c'est d'accompagner nos chercheurs dans leurs démarches d'association avec des partenaires privés — des entreprises de grande, de moyenne ou de petite taille — ainsi que dans leurs collaborations avec d'autres institutions ou auprès de ministères et organismes divers.»

Contrairement à ce que son nom peut laisser entendre, le Centre d'expérimentation et de transfert technologique n'est pas un laboratoire de recherche, mais une petite structure administrative qui met à la disposition des entreprises les ressources, l'expertise et les laboratoires de l'ETS.

«Le CETT est strictement une interface d'accompagnement, confirme son directeur; tous les projets de partenariat sont réalisés dans les laboratoires de recherche de l'École. Nous n'intervenons qu'au chapitre de la préparation des projets, de la soumission des offres de service et dans la conclusion des ententes.»

Concrètement, le CETT offre: une structure d'accueil simple permettant d'évaluer rapidement les besoins d'une entreprise; les laboratoires de l'ETS disponibles à des fins de recherche contractuelle, de développement et de transfert technologique; des équipes de recherche possédant l'expertise et les références pertinentes; et un solide réseau de relations avec les entreprises et les organismes subventionnant la recherche.

Transferts dans tous les sens

Les partenariats que supervise le CETT vont dans tous les sens. Dans certains cas, il s'agit d'une entreprise qui désire recourir à l'expertise d'un chercheur de l'ETS alors que, dans d'autres, il s'agit plutôt d'un chercheur qui tente de faire appliquer l'une de ses découvertes.

M. Bélanger souligne d'ailleurs que l'ETS travaille toujours en étroite collaboration avec le milieu industriel du Québec — autant pour la formation de ses étudiants que pour participer à l'essor industriel. «Notre école a un système d'enseignement coopératif, rappelle-t-il. Par conséquent, nous entretenons de nombreuses interfaces avec l'industrie. En fait, nous avons d'importantes relations avec plusieurs centaines d'entreprises, sinon même avec quelques milliers.» De ce fait, les services offerts par le CETT visent à répondre aux besoins que les entreprises ne peuvent satisfaire avec leurs propres ressources. «On vient donc nous voir pour chercher des expertises plus pointues ou pour obtenir les connaissances spécifiques que nos chercheurs possèdent, dit-il. De plus, nous nous occupons d'assurer le transfert vers le milieu industriel des technologies développées ici.»

L'ETS formant des ingénieurs dans les principales disciplines du génie appliqué — notamment en construction, en électrique, en mécanique et dans les communications ainsi qu'en logiciels et en procédés industriels —, l'expertise offerte par ses chercheurs touche quasiment toutes les entreprises.

Partenariats spécialisés

M. Bélanger demeure toutefois discret lorsque vient le temps de citer des exemples précis car, dit-il, «il s'agit souvent de partenariats spécialisés et très pointus» qui font donc généralement l'objet d'ententes de confidentialité. «Il m'est difficile de vous donner des exemples précis, explique-t-il, car nous nous devons de respecter la confidentialité d'usage.»

Il évoque néanmoins le fait que certains des chercheurs de l'ETS collaborent avec des firmes du secteur de l'aéronautique pour réaliser, entre autres, des travaux sur l'aéroélasticité, c'est-à-dire l'étude du comportement des structures soumises à différentes conditions de vol. «Nous allons, par exemple, travailler sur différents modèles d'aile, laisse-t-il filer, des ailes flexibles ou des ailes rigides...»

D'autres chercheurs se penchent sur des processus de fabrication ou sur des procédés de conception assistée par ordinateur, ou encore sur la conception de nouveaux logiciels. «Certains de nos professeurs, spécialisés dans les éoliennes, assistent des entreprises dans la conception de nouvelles éoliennes, ou encore dans l'étude des interrelations entre les éoliennes installées dans un champ.»

Recherche appliquée

M. Bélanger fait aussi ressortir que les travaux menés par ses chercheurs visent avant tout à trouver des solutions pratiques et concrètes, d'autant plus que l'ETS s'intéresse essentiellement au génie appliqué. «Nous faisons de la recherche plus particulièrement appliquée, dit-il, nous ne sommes donc pas des fondamentalistes... Étant donné que le génie d'application est le domaine d'intervention de l'École de technologie supérieure, nous privilégions de ce fait les projets de nature appliquée.»

Il arrive donc souvent que les chercheurs de l'ETS participent à des projets de type préconcurrentiel, «un peu en amont de la commercialisation», spécifie M. Bélanger. Par contre, il leur arrive aussi fréquemment de collaborer directement avec des entrepreneurs pour mettre au point, par exemple, une nouvelle technologie ou pour développer quelque chose de concret.

C'est ainsi que, dans le cadre de partenariats parrainés par le CETT, des chercheurs contribuent à améliorer les procédés de fabrication déjà en usage dans une entreprise. Ils améliorent aussi bien les technologies appliquées que les produits en résultant. «Selon le cas, nos chercheurs travaillent alors soit sur un projet totalement nouveau, soit sur un projet qui vise à améliorer quelque chose qui existe déjà.»

Le CETT gère ainsi chaque année une centaine de projets de différentes tailles. «Les petits projets sont plus près de la consultation, précise Jean Bélanger, alors que les projets d'importance portent sur la recherche-développement en entreprise.»

Collaborateur du Devoir
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012