Renouvellement de la convention collective - Rien n'est encore réglé avec les enseignants
Même si les enseignants réussissent à convenir de leurs conditions de travail avec Québec, l'entente ne sera pas ficelée tant et aussi longtemps qu'un règlement salarial n'aura pas été obtenu.
Le mur frappé de plein fouet par le syndicat des enseignants en juin dernier, alors qu'il avait été impossible de s'entendre en raison du fossé séparant l'offre salariale de Québec et la demande de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), pourrait donc se retrouver de nouveau sur la route des négociations, et ce, malgré le blitz de négociation des prochains jours.
«Nous travaillons dans une perspective de règlement global», a réitéré hier le porte-parole du comité patronal de négociation pour les commissions scolaires, Jean-Pierre Saint-Gelais. Comme l'avait affirmé lundi la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), Johanne Fortier, M. Saint-Gelais a expliqué que les tables de négociation se préparaient effectivement à un blitz.
Mme Fortier affirmait en effet en début de semaine détenir un calendrier très intensif qui fixe même le 15 septembre comme échéance, ce qui pourrait porter à croire à un règlement final. Mais cette portion de la négociation, qu'on dit normative, ne porte que sur les conditions d'exercice de la profession enseignante et ne touche en rien les hausses salariales exigées par les employés du secteur public.
À moins que Québec ne consente à ce que les enseignants règlent seuls la portion normative de leur démarche et s'arriment plus tard aux autres centrales (FTQ et CSN) pour le volet salarial de la démarche, l'entente que certains ont dite imminente n'est pas dans la poche.
Les demandes salariales, demandées en bloc par les trois centrales, ne peuvent pas se dissocier du travail accompli à la table sectorielle. À la radio de Radio-Canada hier matin, Mme Fortier, qui représente quelque 80 000 enseignants du primaire et du secondaire, n'a pas écarté l'idée «d'innover» en réglant d'abord le sectoriel pour ensuite ficeler le salarial, ce qui n'est pas dans les pratiques du gouvernement.
Le Conseil du trésor, qui dit avoir juste assez d'argent dans ses coffres pour une hausse de 12,5 % répartie en six ans et comprenant l'équité salariale, a toujours parlé d'un «règlement global». «C'est dans ce sens-là que nous travaillons et nous n'avons aucune indication d'un changement de mentalité», a indiqué un proche de cette ronde de négociations.
Les centrales demandent plutôt 12,5 % en trois ans, excluant l'équité salariale. Alors qu'un règlement était imminent, en juin dernier, les syndiqués de la CSQ avaient consenti à répartir la hausse sur les six ans proposés par Québec, mais à «trois ou quatre heures d'une entente», les discussions avaient été abruptement interrompues.
Les échanges printaniers ne sont toutefois pas entièrement perdus puisque les 100 millions proposés pour soutenir les élèves en difficulté — sous la forme de 2000 enseignants-orthopédagogues de plus — sont «toujours sur la table», a confirmé ce même observateur consulté. Les profs souhaitent toutefois diminuer aussi la taille des groupes, ce à quoi le négociateur en chef du gouvernement, Jean-François Munn, a fermé la porte dans Le Soleil la semaine dernière.
Le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, a réagi hier à l'annonce de cette intensification des échanges en répétant son souhait de voir l'atteinte d'un règlement. «Ils sont à la table et c'est déjà une bonne nouvelle», a-t-il affirmé depuis l'Assemblée nationale, excluant la possibilité de brandir une loi spéciale. «Ce que je souhaite, c'est qu'il y ait une négociation, je souhaite qu'on préserve le climat parce que, après tout, on a besoin de tout ce monde-là pour offrir les meilleurs services aux élèves. On a besoin d'une ambiance qui est bonne.»
Avec la collaboration de Robert Dutrisac
Le mur frappé de plein fouet par le syndicat des enseignants en juin dernier, alors qu'il avait été impossible de s'entendre en raison du fossé séparant l'offre salariale de Québec et la demande de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), pourrait donc se retrouver de nouveau sur la route des négociations, et ce, malgré le blitz de négociation des prochains jours.
«Nous travaillons dans une perspective de règlement global», a réitéré hier le porte-parole du comité patronal de négociation pour les commissions scolaires, Jean-Pierre Saint-Gelais. Comme l'avait affirmé lundi la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), Johanne Fortier, M. Saint-Gelais a expliqué que les tables de négociation se préparaient effectivement à un blitz.
Mme Fortier affirmait en effet en début de semaine détenir un calendrier très intensif qui fixe même le 15 septembre comme échéance, ce qui pourrait porter à croire à un règlement final. Mais cette portion de la négociation, qu'on dit normative, ne porte que sur les conditions d'exercice de la profession enseignante et ne touche en rien les hausses salariales exigées par les employés du secteur public.
À moins que Québec ne consente à ce que les enseignants règlent seuls la portion normative de leur démarche et s'arriment plus tard aux autres centrales (FTQ et CSN) pour le volet salarial de la démarche, l'entente que certains ont dite imminente n'est pas dans la poche.
Les demandes salariales, demandées en bloc par les trois centrales, ne peuvent pas se dissocier du travail accompli à la table sectorielle. À la radio de Radio-Canada hier matin, Mme Fortier, qui représente quelque 80 000 enseignants du primaire et du secondaire, n'a pas écarté l'idée «d'innover» en réglant d'abord le sectoriel pour ensuite ficeler le salarial, ce qui n'est pas dans les pratiques du gouvernement.
Le Conseil du trésor, qui dit avoir juste assez d'argent dans ses coffres pour une hausse de 12,5 % répartie en six ans et comprenant l'équité salariale, a toujours parlé d'un «règlement global». «C'est dans ce sens-là que nous travaillons et nous n'avons aucune indication d'un changement de mentalité», a indiqué un proche de cette ronde de négociations.
Les centrales demandent plutôt 12,5 % en trois ans, excluant l'équité salariale. Alors qu'un règlement était imminent, en juin dernier, les syndiqués de la CSQ avaient consenti à répartir la hausse sur les six ans proposés par Québec, mais à «trois ou quatre heures d'une entente», les discussions avaient été abruptement interrompues.
Les échanges printaniers ne sont toutefois pas entièrement perdus puisque les 100 millions proposés pour soutenir les élèves en difficulté — sous la forme de 2000 enseignants-orthopédagogues de plus — sont «toujours sur la table», a confirmé ce même observateur consulté. Les profs souhaitent toutefois diminuer aussi la taille des groupes, ce à quoi le négociateur en chef du gouvernement, Jean-François Munn, a fermé la porte dans Le Soleil la semaine dernière.
Le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, a réagi hier à l'annonce de cette intensification des échanges en répétant son souhait de voir l'atteinte d'un règlement. «Ils sont à la table et c'est déjà une bonne nouvelle», a-t-il affirmé depuis l'Assemblée nationale, excluant la possibilité de brandir une loi spéciale. «Ce que je souhaite, c'est qu'il y ait une négociation, je souhaite qu'on préserve le climat parce que, après tout, on a besoin de tout ce monde-là pour offrir les meilleurs services aux élèves. On a besoin d'une ambiance qui est bonne.»
Avec la collaboration de Robert Dutrisac
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