jeudi 26 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h43


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La rentrée dans les cégeps perturbée par une grève des employés de soutien - Cégépiens et professeurs respectent les lignes de piquetage

Chacun son tour. Quelques mois après la fin de la plus importante grève de l’histoire du mouvement étudiant québécois, les jeunes Francesca Cancino, Guillaume Auger et Alexandre Martineau ont tenu hier à démontrer leur solidarité avec les emplo
Photo : Jacques Nadeau
Chacun son tour. Quelques mois après la fin de la plus importante grève de l’histoire du mouvement étudiant québécois, les jeunes Francesca Cancino, Guillaume Auger et Alexandre Martineau ont tenu hier à démontrer leur solidarité avec les emplo
Les piquets de grève dressés par les employés de soutien de 20 cégeps du Québec ont été respectés tant par les élèves de ces établissements que par le corps professoral, hier. Résultat, les quelque 34 000 jeunes touchés par le premier moyen de pression de l'automne dans le secteur public ont pu profiter d'une journée de «congé» supplémentaire en guise de rentrée scolaire.

Le premier affrontement indirect entre les syndicats et le gouvernement s'est déroulé dans le calme, hier. Les syndiqués des services techniques, de l'entretien ou de l'administration de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) ont pu compter sur la solidarité de leurs collègues professeurs et des élèves pour ainsi forcer la fermeture des établissements visés et repousser de 24 heures le début des cours. Lundi prochain, 14 autres cégeps verront leur rentrée perturbée de la même manière, toujours en lien avec les négociations visant à renouveler les conventions collectives échues depuis deux ans.

Au total, le mouvement de grève en cascade touchera environ 73 000 collégiens, sans compter les élèves qui seront aussi affectés par les débrayages à venir dans les commissions scolaires. La stratégie privilégiée par le front commun de la CSN et de la FTQ, qui représentent les employés de soutien des collèges et des commissions scolaires, est d'abord de perturber la journée de rentrée des différents établissements. Si cela n'améliore rien à la table, une deuxième vague de journées de grève pourrait être déclenchée dans quelques semaines.

La présidente de la FEESP-CSN, Ginette Guérin, a jugée «positive» cette journée de manifestation. «Certains étudiants n'étaient pas au courant de la grève, mais la plupart ne se sont pas présentés. Ceux qui l'ont fait ont été très compréhensifs. On espère maintenant que ça aura permis de débloquer des mandats de négociation pour le gouvernement.»

Appuis

Hier, les grévistes ont reçu plusieurs appuis. Les membres du cartel de négociation de la Fédération autonome du collégial (FAC) et la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ) — eux-mêmes en négociation actuellement — ont ainsi déploré l'attitude gouvernementale dans ces négociations, estimant que le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, «prend à la légère les nombreuses manifestations d'impatience qui gagnent le milieu syndical depuis l'arrivée au pouvoir du Parti libéral», selon les présidents de ces syndicats, Alain Dion et Réginald Sorel. M. Fournier avait laissé entendre dimanche qu'il souhaitait que les professeurs et les étudiants franchissent les lignes de piquetage dressées. «Ce n'est pas nous qui prenons la population en otage, ont critiqué MM. Dion et Sorel, mais bien le gouvernement qui défend des positions dogmatiques et qui génère l'affrontement par des propos totalement irresponsables.»

Les enseignants membres de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) ont aussi publiquement exprimé leur solidarité avec les grévistes d'un jour. La FNEEQ a de son côté choisi d'harmoniser son action de protestation avec le reste du secteur public de la CSN et de la FTQ.

Mais à la Fédération des cégeps du Québec (FCQ), le président-directeur général Gaétan Boucher évoquait des moyens «prématurés». «Les vraies négociations ont à peine commencé, dit-il, en situant à l'automne dernier le début des discussions sérieuses. On peut donc s'étonner qu'en ce jour de rentrée on ait cette grève de 24 heures. C'est tout à fait inapproprié [...]. Les vraies rencontres sont à la table, pas sur les piquets de grève.»

Le Comité patronal de négociation pour les commissions scolaires francophones (CPNCF), le Comité patronal de négociation des collèges (CPNC) et le Comité patronal de négociation pour les commissions scolaires anglophones (CPNCA) ont eux aussi dénoncé les raisons invoquées par la CSN et la FTQ pour déclencher la grève. Ils affirment que ce sont les syndicats qui n'ont «pas donné suite à la demande d'accélération des négociations faite par la partie patronale». Selon eux, cette grève «n'est qu'une opération de relations publiques qui ne reflète pas du tout l'état véritable des négociations».

Mais Ginette Guérin rétorque que le calendrier de négociation proposé est trop lent, qu'il faut «non seulement l'accélérer, mais aussi s'assurer qu'il y a une réelle ouverture à la négociation. La grève n'est certainement pas inutile pour le rappeler».






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009