Promotion de l'alphabétisation - Comme un million de gens... qui ne savent ni lire ni écrire
Un million d'adultes au Québec sont analphabètes, soit près de 15 % de la population totale. Ces chiffres effarants planaient hier sur le lancement d'une vaste campagne de promotion de l'alphabétisation, lors duquel le ministre Sylvain Simard a promis que son ministère augmenterait son aide à cette clientèle en difficulté en ciblant chaque année... 0,1 % de la population visée d'ici à 2007.
«Le Québec ne peut accepter sans réagir une telle situation», a lancé le ministre de l'Éducation, venu inaugurer hier la campagne Savoir lire, écrire et compter, c'est profiter de la vie! sur le site de l'Université du Québec à Montréal. Mais les visées du ministère sont bien minces: alphabétiser annuellement 1000 personnes de plus sur un million au cours des cinq prochaines années, soit 0,1 % de la population affectée par ce problème!
«C'est vrai qu'il faudrait faire beaucoup plus que ça», a précisé le ministre après le lancement, ajoutant que les commissions scolaires et les groupes d'alphabétisation populaires comptent actuellement quelque 20 000 inscrits, les objectifs du MEQ venant gonfler cette statistique de 5000 personnes additionnelles. «Il faudrait augmenter la capacité de nos réseaux», a dit le ministre, ajoutant que l'analphabétisme s'explique en partie par l'incapacité du système d'éducation québécois «à déceler à temps les difficultés» des élèves.
La campagne de promotion, qui comprendra des messages simples affichés sur les autobus et dans les stations de métro, mais aussi et surtout des capsules radiophoniques, vise à sensibiliser la population à la gravité du problème et à rejoindre les personnes affligées de l'incapacité de lire et d'écrire.
Gênées de leurs incapacités, les personnes analphabètes composent souvent seules avec des problèmes tels que l'impuissance devant la lecture d'un mode d'emploi, un panneau de signalisation à déchiffrer ou la compréhension d'une posologie. La ligne Info Alpha (1 800 361-9142) existe pour aider les analphabètes à trouver les ressources dont elles ont besoin.
«Le Québec ne peut accepter sans réagir une telle situation», a lancé le ministre de l'Éducation, venu inaugurer hier la campagne Savoir lire, écrire et compter, c'est profiter de la vie! sur le site de l'Université du Québec à Montréal. Mais les visées du ministère sont bien minces: alphabétiser annuellement 1000 personnes de plus sur un million au cours des cinq prochaines années, soit 0,1 % de la population affectée par ce problème!
«C'est vrai qu'il faudrait faire beaucoup plus que ça», a précisé le ministre après le lancement, ajoutant que les commissions scolaires et les groupes d'alphabétisation populaires comptent actuellement quelque 20 000 inscrits, les objectifs du MEQ venant gonfler cette statistique de 5000 personnes additionnelles. «Il faudrait augmenter la capacité de nos réseaux», a dit le ministre, ajoutant que l'analphabétisme s'explique en partie par l'incapacité du système d'éducation québécois «à déceler à temps les difficultés» des élèves.
La campagne de promotion, qui comprendra des messages simples affichés sur les autobus et dans les stations de métro, mais aussi et surtout des capsules radiophoniques, vise à sensibiliser la population à la gravité du problème et à rejoindre les personnes affligées de l'incapacité de lire et d'écrire.
Gênées de leurs incapacités, les personnes analphabètes composent souvent seules avec des problèmes tels que l'impuissance devant la lecture d'un mode d'emploi, un panneau de signalisation à déchiffrer ou la compréhension d'une posologie. La ligne Info Alpha (1 800 361-9142) existe pour aider les analphabètes à trouver les ressources dont elles ont besoin.
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