Collège Saint-Sacrement - La rentrée de septembre risque d'être retardée
La prochaine rentrée scolaire s'annonce houleuse pour les élèves du Collège Saint-Sacrement, à Terrebonne: la direction de cette école privée a prévenu les parents cette semaine qu'elle ne pouvait même pas garantir le début des classes en septembre, faute d'entente avec les enseignants.
Ceux-ci, qui craignaient d'être privés de revenus pour l'été en raison du lock-out décrété par l'école au début de la semaine, recevront toutefois leur paie estivale aujourd'hui, comme la direction l'a confirmé au Devoir hier.
«Les négociations sont maintenant dans une impasse», écrivait toutefois le directeur général du collège, Yves Lemire, dans une lettre envoyée aux parents mardi. «Or le conseil d'administration a décrété la fermeture du collège jusqu'à ce qu'il advienne une nouvelle entente de travail.»
Après avoir imposé un lock-out lundi pour forcer une reprise de la négociation avec la soixantaine d'enseignants, l'école secondaire de 1400 élèves reste donc fermée jusqu'à nouvel ordre, a expliqué hier le porte-parole de l'école, Normand Brodeur, directeur à la vie pédagogique au deuxième cycle, qui espère toutefois une reprise des échanges d'ici là.
«Nous ne sommes pas en mesure de confirmer la rentrée scolaire, c'est vrai», a-t-il confirmé hier depuis le collège pendant que plusieurs dizaines d'enseignants en lock-out manifestaient leur mécontentement à l'extérieur. Les policiers ont d'ailleurs dû intervenir en fin d'avant-midi pour les empêcher de déambuler sur le terrain de l'école, comme l'injonction obtenue par la direction le leur impose. «Nous voulons retourner à la table de négociation le plus vite possible, mais la reprise des échanges doit passer par une discussion sur la tâche des enseignants.»
Jalouse des 32 heures par semaine de présence à l'école auxquelles les professeurs des écoles publiques seront soumis dès septembre prochain, la direction de Saint-Sacrement avait entamé la négociation avec cette demande. «Nous voulions 32 heures, nous sommes rendus à 23 dans notre demande», a expliqué M. Brodeur, dont les enseignants sont contraints à 17 heures et demie par semaine.
Le syndicat, affilié à la FNEEQ-CSN, réfute cette partie de la demande patronale, estimant que les enseignants font déjà beaucoup plus qu'on leur en demande.
Par-dessus tout, il en a contre l'attitude «odieuse» de la direction: il n'a pas digéré l'imposition d'un lock-out à quelques jours du versement de la dernière paie d'été — 5000 $ net par enseignant en moyenne —, qu'il craignait ne jamais recevoir. «Nous n'avons jamais dit qu'on ne paierait pas les enseignants», a toutefois affirmé Normand Brodeur hier. «La dernière paye, ils vont l'avoir demain [jeudi].»
Le syndicat d'enseignants conteste aussi le recours au lock-out pour forcer la négociation alors que les élèves ont quitté l'école depuis la semaine dernière.
Au cours du mois de juin, les enseignants ont tenu deux demi-journées de grève, en plus d'une autre journée complète, «alors que c'était examen, ce qui nous a forcé à nous réorganiser», a expliqué M. Brodeur. «C'était la première fois dans l'histoire que le droit de grève était exercé! On n'a pas exagéré!», a précisé Stéphane Dionne, président du syndicat.
La tâche de l'enseignant, qui constitue aussi la pierre d'achoppement du processus de négociation au secteur public, comprend non seulement son temps d'enseignement mais aussi sa disponibilité pour d'autres activités d'encadrement. Le privé, pourtant louangé pour cette présence accrue auprès des élèves, regarde avec des yeux gourmands les conventions du secteur public.
Sur la soixantaine d'enseignants, une douzaine, selon la direction, ne s'appliqueraient pas à travailler le temps requis par la convention. «C'est pour cela qu'on souhaite conventionner le nombre d'heures», a expliqué M. Brodeur, reconnaissant du coup «que plusieurs font beaucoup plus malgré le désistement de certains».
Le syndicat ne voit dans cet acharnement sur la tâche qu'un «entêtement à modifier une formule gagnante».
La partie patronale a de nouveau invité hier le syndicat à s'asseoir pour ficeler le contrat de travail et ainsi garantir une rentrée en douceur. En attendant, la direction a signifié aux parents qu'elle comprendrait que certains exigent le remboursement des frais d'inscription pour 2005-06.
Ceux-ci, qui craignaient d'être privés de revenus pour l'été en raison du lock-out décrété par l'école au début de la semaine, recevront toutefois leur paie estivale aujourd'hui, comme la direction l'a confirmé au Devoir hier.
«Les négociations sont maintenant dans une impasse», écrivait toutefois le directeur général du collège, Yves Lemire, dans une lettre envoyée aux parents mardi. «Or le conseil d'administration a décrété la fermeture du collège jusqu'à ce qu'il advienne une nouvelle entente de travail.»
Après avoir imposé un lock-out lundi pour forcer une reprise de la négociation avec la soixantaine d'enseignants, l'école secondaire de 1400 élèves reste donc fermée jusqu'à nouvel ordre, a expliqué hier le porte-parole de l'école, Normand Brodeur, directeur à la vie pédagogique au deuxième cycle, qui espère toutefois une reprise des échanges d'ici là.
«Nous ne sommes pas en mesure de confirmer la rentrée scolaire, c'est vrai», a-t-il confirmé hier depuis le collège pendant que plusieurs dizaines d'enseignants en lock-out manifestaient leur mécontentement à l'extérieur. Les policiers ont d'ailleurs dû intervenir en fin d'avant-midi pour les empêcher de déambuler sur le terrain de l'école, comme l'injonction obtenue par la direction le leur impose. «Nous voulons retourner à la table de négociation le plus vite possible, mais la reprise des échanges doit passer par une discussion sur la tâche des enseignants.»
Jalouse des 32 heures par semaine de présence à l'école auxquelles les professeurs des écoles publiques seront soumis dès septembre prochain, la direction de Saint-Sacrement avait entamé la négociation avec cette demande. «Nous voulions 32 heures, nous sommes rendus à 23 dans notre demande», a expliqué M. Brodeur, dont les enseignants sont contraints à 17 heures et demie par semaine.
Le syndicat, affilié à la FNEEQ-CSN, réfute cette partie de la demande patronale, estimant que les enseignants font déjà beaucoup plus qu'on leur en demande.
Par-dessus tout, il en a contre l'attitude «odieuse» de la direction: il n'a pas digéré l'imposition d'un lock-out à quelques jours du versement de la dernière paie d'été — 5000 $ net par enseignant en moyenne —, qu'il craignait ne jamais recevoir. «Nous n'avons jamais dit qu'on ne paierait pas les enseignants», a toutefois affirmé Normand Brodeur hier. «La dernière paye, ils vont l'avoir demain [jeudi].»
Le syndicat d'enseignants conteste aussi le recours au lock-out pour forcer la négociation alors que les élèves ont quitté l'école depuis la semaine dernière.
Au cours du mois de juin, les enseignants ont tenu deux demi-journées de grève, en plus d'une autre journée complète, «alors que c'était examen, ce qui nous a forcé à nous réorganiser», a expliqué M. Brodeur. «C'était la première fois dans l'histoire que le droit de grève était exercé! On n'a pas exagéré!», a précisé Stéphane Dionne, président du syndicat.
La tâche de l'enseignant, qui constitue aussi la pierre d'achoppement du processus de négociation au secteur public, comprend non seulement son temps d'enseignement mais aussi sa disponibilité pour d'autres activités d'encadrement. Le privé, pourtant louangé pour cette présence accrue auprès des élèves, regarde avec des yeux gourmands les conventions du secteur public.
Sur la soixantaine d'enseignants, une douzaine, selon la direction, ne s'appliqueraient pas à travailler le temps requis par la convention. «C'est pour cela qu'on souhaite conventionner le nombre d'heures», a expliqué M. Brodeur, reconnaissant du coup «que plusieurs font beaucoup plus malgré le désistement de certains».
Le syndicat ne voit dans cet acharnement sur la tâche qu'un «entêtement à modifier une formule gagnante».
La partie patronale a de nouveau invité hier le syndicat à s'asseoir pour ficeler le contrat de travail et ainsi garantir une rentrée en douceur. En attendant, la direction a signifié aux parents qu'elle comprendrait que certains exigent le remboursement des frais d'inscription pour 2005-06.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

