mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 09h58


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les jeunes Canadiens sont recalés en sciences

Photo : Patrick Sanfaçon
La performance des jeunes en sciences à l'école a chuté de manière étonnante au cours des dernières années, le tiers des jeunes Canadiens ne réussissant même pas à saisir des concepts scientifiques élémentaires.

Voilà ce que révèle la dernière livraison de résultats publiés mercredi par le Conseil des ministres de l'Éducation du Canada (CMEC). Le Québec, pourtant souvent en bonne posture, a perdu de son lustre, comme en font foi les données du Programme d'indicateurs de rendement scolaire (PIRS), rendues publiques à Toronto.

Partout au Canada, quelque 26 000 jeunes de 13 et 16 ans ont répondu à une évaluation écrite en sciences, qui n'a pas été notée mais qu'on a plutôt classée en fonction de cinq niveaux de connaissances: alors qu'au niveau 1 le jeune doit connaître une matière de début de primaire, le niveau 5, lui, correspondait plutôt à des habiletés de fin de parcours secondaire.

Les résultats, enregistrés pour les dernières fois en 1996 et en 1999, ont chuté de plusieurs points de pourcentage, ce que les experts expliquent notamment par la «fatigue liée à l'évaluation», une concordance peut-être faible entre les programmes et le test, et une «plus grande importance accordée à la littérature et aux mathématiques, parfois, au détriment d'autres matières».

Les administrateurs du PIRS expliquent la «fatigue» de l'évaluation comme une lassitude tant des élèves que des enseignants liée à l'augmentation continuelle des exigences des programmes, de même qu'à une mauvaise perception d'un flot continuel d'évaluations de tout ordre.

L'épreuve de sciences du PIRS ne s'attardait pas à demander un compte rendu d'informations mémorisées mais visait plutôt à vérifier si les élèves pouvaient appliquer leurs connaissances à des situations réelles. La compréhension de concepts liés aux sciences, la connaissance des procédures et la mesure des habiletés, de même que la capacité à résoudre des problèmes étaient spécifiquement analysées.

Ainsi, une mesure de niveau 1 passée avec succès permettrait d'évaluer cette situation — «lors d'une excursion de deux jours en Gaspésie, des élèves bénéficient davantage de la lumière du jour qu'en tout autre période de l'année» — et de bien répondre à la question «En quel mois se déroule leur excursion?». Une mesure de niveau 5, par exemple, permettrait d'expliquer pourquoi le CH4(g) et le propane sont des gaz lorsqu'ils se retrouvent à la pression et à la température de la pièce, contrairement au H2O qui demeure liquide dans les mêmes conditions...

Dans certaines provinces, 30 % des élèves de 13 ans n'ont pas réussi à atteindre le niveau 1 de connaissances et d'habiletés. Tant chez les élèves de 16 ans que chez ceux de 13 ans, les données sont aussi en chute par rapport aux années précédentes, et parfois de plusieurs points de pourcentage.

Soixante-six pour cent des Québécois francophones de 16 ans ont atteint le niveau minimal attendu, contre 58 % du côté anglophone. La moyenne canadienne, évaluée à 64 %, n'a été dépassée que par le Québec et l'Alberta, et rejointe par l'Ontario.

Si l'Alberta dame encore le pion à toutes les autres provinces, le Québec, lui, a perdu du lustre, tout comme le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse: pour presque tous les niveaux, les pourcentages du secteur francophone sont à la baisse par rapport à 1999 et, du côté anglophone, la situation est encore pire.

Bonne nouvelle: dans ce lot d'annonces tristounettes, les garçons et les filles ne montrent presque aucun écart de performance, une donnée qui a de quoi redorer le blason masculin, côté scolaire.

Quant aux perceptions, la moitié des élèves de 13 ans, et près de 60 % de ceux de 16, estiment que les sciences sont plus difficiles que les autres matières. En même temps, un plus grand nombre d'entre eux croient que c'est une des disciplines scolaires les plus importantes.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009