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Éducation: d'autres employés votent une grève limitée

La Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec (FPPE), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), a adopté en fin de semaine dans une proportion de 75 % un mandat de grève de deux jours qui devra être exercé avant la mi-juin.

Ce faisant, les 5500 membres de la FPPE joignent leurs voix à plusieurs autres syndicats du monde de l'éducation qui ont aussi résolu dernièrement de débrayer pour manifester leur impatience devant la lenteur des négociations avec le gouvernement.

«Nos conventions collectives sont échues depuis bientôt deux ans, et nous n'avons toujours rien de concret sur la table, a déclaré hier par communiqué le président de la FPPE, Pierre Bouchard. La partie patronale n'a visiblement aucun mandat [...]. Nous avons des solutions, nous voulons négocier.» Selon M. Bouchard, il faut remonter au moins 30 ans en arrière pour retrouver «une telle grogne chez le personnel professionnel des commissions scolaires». La Fédération qu'il dirige représente 21 syndicats répartis dans la quasi-totalité des commissions scolaires du Québec.

Jusqu'à présent, les moyens de pression utilisés par la FPPE n'ont pas permis de faire avancer les travaux à la table de négociations. «La grève est maintenant devenue inévitable», estime Pierre Bouchard. Les demandes de la Fédération incluent notamment le «besoin criant d'ajout de ressources dans les écoles primaires et secondaires» du Québec, et particulièrement à la Commission scolaire de Montréal. L'accès à la stabilité d'emploi et l'organisation de la tâche sont aussi au coeur des discussions.

Grogne générale

La décision des membres de la FPPE reflète la grogne générale qui secoue actuellement le monde de l'éducation, et plus largement les tensions qui existent entre l'État et ses 500 000 employés sans contrat de travail. Vendredi, les 4300 membres de la Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC) et de la Fédération du personnel de soutien de l'enseignement supérieur (FPSES) s'étaient aussi dotés d'un mandat de grève similaire à celui de la FPPE.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants (FNEEQ), qui représente les deux tiers des professeurs du réseau collégial, a également obtenu récemment un mandat pour la tenue de trois demi-journées de grève en avril. De même, la Fédération des enseignants de cégep (FEC-CSQ) emboîtera le pas à la même période.
 
 
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