Conseil national des cycles supérieurs - À la défense des étudiants-chercheurs
Avoir 30 ans, être parent et fréquenter l'université
Le Conseil national des cycles supérieurs (CNCS) est l'un des alliés méconnus de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). Alors que le plus récent mouvement de grève étudiante nécessite toutes les énergies des membres de ces deux regroupements, le CNCS a rarement recours à la grève pour faire valoir ses revendications.
«C'est sûr que l'on profitera des retombées de cette énorme mobilisation étudiante, mais ce n'est pas dans nos habitudes, explique le président du CNCS, Salim Laaroussi. Il est vrai que nous n'avons pas le même rapport de force que la FEUQ.» Le CNCS représente néanmoins plus de 30 000 étudiants des deuxième et troisième cycles universitaires. «On pourrait demander de bloquer tous les laboratoires de recherche, mais ce n'est pas un moyen que les étudiants de maîtrise et de doctorat préconisent. Nous faisons plus de place à la discussion afin d'aller vers le gros bon sens», poursuit le président.
La moyenne d'âge des membres du CNCS est d'ailleurs de 30 ans. Et plus d'un étudiant sur cinq poursuivant ses études à temps plein a au moins un enfant. Ce chiffre augmente à 50 % pour les étudiants à temps partiel. Les priorités ne sont alors pas à la même place.
Un centre de documentation
Le CNCS est néanmoins reconnu pour ses études approfondies sur les différentes situations de ses membres: «Notre façon de travailler ressemble un peu aux conseils consultatifs du gouvernement: nous réalisons des études et des sondages afin d'arriver avec des recommandations. Ces documents deviennent des références importantes pour mieux comprendre les problèmes que nous voulons résoudre», dit Salim Laaroussi.
Une de ces études les plus connues a nécessité plus de deux ans à colliger et à mettre sur papier. Les sources et modes de financement des étudiants aux cycles supérieurs fait près de 300 pages et a grandement contribué à faire connaître le CNCS dans le milieu étudiant.
Désormais, plusieurs universités font régulièrement des demandes pour vérifier si l'organe étudiant possède des données sur plusieurs sujets précis. Le CNCS est devenu un véritable centre d'information concernant les cycles supérieurs. Au grand plaisir de son président: «On essaie de se bâtir une solide crédibilité.» L'encadrement des étudiants, la santé et la sécurité dans les laboratoires, la durée réelle des études, la conciliation études et famille font aussi l'objet de ce genre de recherches.
Étude et travail
Si le CNCS se targue d'être «autonome» de la FEUQ, beaucoup de leurs dossiers se recoupent. Le regroupement donne également 50 % de ses cotisations à la FEUQ, utilise les mêmes locaux et les mêmes employés: le président du CNCS est aussi un des officiers de la FEUQ. Reste que le Conseil national des cycles supérieurs mène de nombreuses actions de lobbying de son côté sur plusieurs sujets qui lui sont propres: «Beaucoup d'étudiants travaillent dans des laboratoires lors de leurs études supérieures et ils ne bénéficient d'aucune protection contre les accidents de travail», explique Salim Laaroussi. Le CNCS espère alors mettre en place un régime calqué sur la Commission de la santé et la sécurité du travail (CSST) pour les étudiants. Un tel gain profiterait néanmoins à tous les universitaires.
Le financement de la recherche constitue aussi l'une des principales revendications du CNCS. Des discussions sont continuellement en cours avec les différentes instances gouvernementales pour allouer des sommes plus généreuses aux différents fonds subventionnaires. Ces organismes s'occupent alors de redistribuer ces montants selon les besoins de la recherche universitaire.
Recherche et reconnaissance
En outre, la valorisation des étudiants effectuant de la recherche fait aussi partie des mandats du CNCS. «Les recherches universitaires sont encadrées par des professeurs, mais elles sont habituellement faites par des étudiants», rappelle Salim Laaroussi. Le CNCS réclame une stabilité financière pour ces étudiants en proposant une aide gouvernementale minimale garantie qui les aiderait à se concentrer pleinement sur leurs études tout en conservant un niveau d'excellence élevé. La mise en place du premier Salon national de la recherche universitaire (qui se déroulera en avril prochain) dédié à la valorisation de la recherche réalisée aux cycles supérieurs est d'ailleurs une des initiatives importantes du CNCS pour promouvoir les travaux de ses membres.
Une autre des préoccupations importantes des étudiants des cycles supérieurs est la conciliation des études et de la famille. Malgré l'entente entre Québec et Ottawa sur les congés parentaux, la situation n'a pas changé pour les étudiants: «Un des reproches que l'on fait au gouvernement, c'est d'avoir oublié les étudiants lors de cette entente. Présentement, il n'y a rien qui permet d'interrompre ses études pour avoir des enfants. Aucun mécanisme n'est en place pour mettre en veilleuse ses études supérieures», se désole Salim Laaroussi. Il poursuit en disant que l'argument majeur est le fait que les étudiants ne cotisent pas à un tel programme. Il croit cependant qu'ils seraient intéressés à cotiser, mais encore faudrait-il demander leur avis.
Appuis extérieurs
Au niveau provincial, le CNCS est le seul regroupement qui défend les intérêts des étudiants inscrits aux cycles supérieurs: «On est pas mal tout seul!», avoue Salim Laaroussi. Son organisation peut néanmoins compter sur les appuis solides de l'Association des doyens des études supérieures au Québec (ADESAQ) et de l'Association canadienne pour les études supérieures (ACES).
Le CNCS est aussi membre de la Table des partenaires universitaires du Québec, qui regroupe des professeurs, des chargés de cours, des techniciens et des membres du personnel de soutien du réseau universitaire québécois.
Mais les dossiers du CNCS n'avancent pas aussi rapidement que ne l'espérerait son président. La force du nombre étant limitée, la vitesse des changements est donc proportionnelle aux intentions des élus: «C'est sûr que ça va plus vite quand c'est dans les priorités du gouvernement. Présentement, les actions des étudiants ont créé la priorité et ce qu'il en ressortira nous sera aussi profitable», termine Salim Laaroussi.
Une fois l'effort de grève terminé, le président pourra s'occuper des autres revendications du CNCS, ce qu'il n'a pas eu le temps de faire depuis plus de deux mois.
«C'est sûr que l'on profitera des retombées de cette énorme mobilisation étudiante, mais ce n'est pas dans nos habitudes, explique le président du CNCS, Salim Laaroussi. Il est vrai que nous n'avons pas le même rapport de force que la FEUQ.» Le CNCS représente néanmoins plus de 30 000 étudiants des deuxième et troisième cycles universitaires. «On pourrait demander de bloquer tous les laboratoires de recherche, mais ce n'est pas un moyen que les étudiants de maîtrise et de doctorat préconisent. Nous faisons plus de place à la discussion afin d'aller vers le gros bon sens», poursuit le président.
La moyenne d'âge des membres du CNCS est d'ailleurs de 30 ans. Et plus d'un étudiant sur cinq poursuivant ses études à temps plein a au moins un enfant. Ce chiffre augmente à 50 % pour les étudiants à temps partiel. Les priorités ne sont alors pas à la même place.
Un centre de documentation
Le CNCS est néanmoins reconnu pour ses études approfondies sur les différentes situations de ses membres: «Notre façon de travailler ressemble un peu aux conseils consultatifs du gouvernement: nous réalisons des études et des sondages afin d'arriver avec des recommandations. Ces documents deviennent des références importantes pour mieux comprendre les problèmes que nous voulons résoudre», dit Salim Laaroussi.
Une de ces études les plus connues a nécessité plus de deux ans à colliger et à mettre sur papier. Les sources et modes de financement des étudiants aux cycles supérieurs fait près de 300 pages et a grandement contribué à faire connaître le CNCS dans le milieu étudiant.
Désormais, plusieurs universités font régulièrement des demandes pour vérifier si l'organe étudiant possède des données sur plusieurs sujets précis. Le CNCS est devenu un véritable centre d'information concernant les cycles supérieurs. Au grand plaisir de son président: «On essaie de se bâtir une solide crédibilité.» L'encadrement des étudiants, la santé et la sécurité dans les laboratoires, la durée réelle des études, la conciliation études et famille font aussi l'objet de ce genre de recherches.
Étude et travail
Si le CNCS se targue d'être «autonome» de la FEUQ, beaucoup de leurs dossiers se recoupent. Le regroupement donne également 50 % de ses cotisations à la FEUQ, utilise les mêmes locaux et les mêmes employés: le président du CNCS est aussi un des officiers de la FEUQ. Reste que le Conseil national des cycles supérieurs mène de nombreuses actions de lobbying de son côté sur plusieurs sujets qui lui sont propres: «Beaucoup d'étudiants travaillent dans des laboratoires lors de leurs études supérieures et ils ne bénéficient d'aucune protection contre les accidents de travail», explique Salim Laaroussi. Le CNCS espère alors mettre en place un régime calqué sur la Commission de la santé et la sécurité du travail (CSST) pour les étudiants. Un tel gain profiterait néanmoins à tous les universitaires.
Le financement de la recherche constitue aussi l'une des principales revendications du CNCS. Des discussions sont continuellement en cours avec les différentes instances gouvernementales pour allouer des sommes plus généreuses aux différents fonds subventionnaires. Ces organismes s'occupent alors de redistribuer ces montants selon les besoins de la recherche universitaire.
Recherche et reconnaissance
En outre, la valorisation des étudiants effectuant de la recherche fait aussi partie des mandats du CNCS. «Les recherches universitaires sont encadrées par des professeurs, mais elles sont habituellement faites par des étudiants», rappelle Salim Laaroussi. Le CNCS réclame une stabilité financière pour ces étudiants en proposant une aide gouvernementale minimale garantie qui les aiderait à se concentrer pleinement sur leurs études tout en conservant un niveau d'excellence élevé. La mise en place du premier Salon national de la recherche universitaire (qui se déroulera en avril prochain) dédié à la valorisation de la recherche réalisée aux cycles supérieurs est d'ailleurs une des initiatives importantes du CNCS pour promouvoir les travaux de ses membres.
Une autre des préoccupations importantes des étudiants des cycles supérieurs est la conciliation des études et de la famille. Malgré l'entente entre Québec et Ottawa sur les congés parentaux, la situation n'a pas changé pour les étudiants: «Un des reproches que l'on fait au gouvernement, c'est d'avoir oublié les étudiants lors de cette entente. Présentement, il n'y a rien qui permet d'interrompre ses études pour avoir des enfants. Aucun mécanisme n'est en place pour mettre en veilleuse ses études supérieures», se désole Salim Laaroussi. Il poursuit en disant que l'argument majeur est le fait que les étudiants ne cotisent pas à un tel programme. Il croit cependant qu'ils seraient intéressés à cotiser, mais encore faudrait-il demander leur avis.
Appuis extérieurs
Au niveau provincial, le CNCS est le seul regroupement qui défend les intérêts des étudiants inscrits aux cycles supérieurs: «On est pas mal tout seul!», avoue Salim Laaroussi. Son organisation peut néanmoins compter sur les appuis solides de l'Association des doyens des études supérieures au Québec (ADESAQ) et de l'Association canadienne pour les études supérieures (ACES).
Le CNCS est aussi membre de la Table des partenaires universitaires du Québec, qui regroupe des professeurs, des chargés de cours, des techniciens et des membres du personnel de soutien du réseau universitaire québécois.
Mais les dossiers du CNCS n'avancent pas aussi rapidement que ne l'espérerait son président. La force du nombre étant limitée, la vitesse des changements est donc proportionnelle aux intentions des élus: «C'est sûr que ça va plus vite quand c'est dans les priorités du gouvernement. Présentement, les actions des étudiants ont créé la priorité et ce qu'il en ressortira nous sera aussi profitable», termine Salim Laaroussi.
Une fois l'effort de grève terminé, le président pourra s'occuper des autres revendications du CNCS, ce qu'il n'a pas eu le temps de faire depuis plus de deux mois.
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