Pétition en faveur du maintien de l'enseignement de la religion à l'école
Le chef de l'ADQ, Mario Dumont, embrassera demain une nouvelle cause: la religion à l'école.
Le député de Rivière-du-Loup déposera à l'Assemblée nationale une pétition de plus de 55 000 signatures, colligées par le Comité pour le renouvellement de la clause dérogatoire, réclamant le maintien du régime d'option entre l'enseignement religieux catholique ou protestant et l'enseignement moral.
Le gouvernement du Québec doit déterminer ce printemps s'il renouvelle les clauses de dérogation aux articles des chartes des droits sur la liberté de religion.
Québec s'apprêterait, selon différentes sources, à renouveler les clauses pour une courte durée (par exemple trois ans plutôt que les cinq années habituelles) afin de se donner le temps d'élaborer un cours d'enseignement culturel des grandes religions.
Cette perspective fait frémir les fervents catholiques (et le protestant) du comité: «J'espère que le gouvernement va entendre raison. [...] M. Charest dit qu'il veut conserver les valeurs qui marquent le Québec. Ce qui a fait ce que nous sommes, ce sont les valeurs, la langue, les gouttes de sueur des fondateurs du pays. De quel droit faudrait-il faire table rase?», s'exclame la porte-parole du comité, Jocelyne Saint-Cyr.
La proposition du Comité des affaires religieuses et du Conseil supérieur de l'éducation (rattachés au ministère de l'Éducation) de remplacer les cours confessionnels par une formation sur les grandes religions dans une perspective culturelle et historique soulève l'ire du comité. «On ne doit pas dire aux jeunes: il faut que vous adoptiez une attitude critique face à la religion de vos parents», croit la présidente de l'Association des parents catholiques du Québec, Jeanne Chevrier.
Le lobby des catholiques, qui a rencontré plusieurs députés, ne se laisse pas démonter par le sondage publié le mois dernier révélant que les trois quarts des Québécois s'opposent au maintien de l'enseignement confessionnel (59 % étant en faveur d'un enseignement culturel des religions et 17 %, carrément opposés à l'enseignement de la religion). Soulignant que près de 80 % des parents du primaire optent toujours pour l'enseignement catholique, Mme Saint-Cyr réplique que les questions du sondage, commandé par ses détracteurs, étaient «tordues».
Comités de parent pour la laïcité
La pétition survient au moment où la Fédération des comités de parents est à compiler les résultats d'une vaste consultation auprès de ses membres. La majorité des comités optent pour l'abolition pure et simple dès cette année de l'enseignement confessionnel au profit d'un programme d'enseignement culturel des religions, rejetant à la fois le statu quo et une période de transition. «Le message des parents, c'est: nous ne voulons pas de statu quo, complétons le processus déjà commencé de déconfessionnalisation du système scolaire», explique la présidente, Diane Miron.
Dans l'optique d'un renouvellement temporaire de la clause, la Coalition pour la déconfessionnalisation du système scolaire compte de son côté exiger que la Loi sur l'instruction publique soit amendée immédiatement de façon à ce que le régime de choix entre l'enseignement confessionnel et moral prenne fin au terme de la période d'application de la clause.
Au cabinet du ministre de l'Éducation, on précise seulement qu'un projet de loi devrait être adopté d'ici la fin de la session et qu'il devra être déposé avant le 15 mai.
Le député de Rivière-du-Loup déposera à l'Assemblée nationale une pétition de plus de 55 000 signatures, colligées par le Comité pour le renouvellement de la clause dérogatoire, réclamant le maintien du régime d'option entre l'enseignement religieux catholique ou protestant et l'enseignement moral.
Le gouvernement du Québec doit déterminer ce printemps s'il renouvelle les clauses de dérogation aux articles des chartes des droits sur la liberté de religion.
Québec s'apprêterait, selon différentes sources, à renouveler les clauses pour une courte durée (par exemple trois ans plutôt que les cinq années habituelles) afin de se donner le temps d'élaborer un cours d'enseignement culturel des grandes religions.
Cette perspective fait frémir les fervents catholiques (et le protestant) du comité: «J'espère que le gouvernement va entendre raison. [...] M. Charest dit qu'il veut conserver les valeurs qui marquent le Québec. Ce qui a fait ce que nous sommes, ce sont les valeurs, la langue, les gouttes de sueur des fondateurs du pays. De quel droit faudrait-il faire table rase?», s'exclame la porte-parole du comité, Jocelyne Saint-Cyr.
La proposition du Comité des affaires religieuses et du Conseil supérieur de l'éducation (rattachés au ministère de l'Éducation) de remplacer les cours confessionnels par une formation sur les grandes religions dans une perspective culturelle et historique soulève l'ire du comité. «On ne doit pas dire aux jeunes: il faut que vous adoptiez une attitude critique face à la religion de vos parents», croit la présidente de l'Association des parents catholiques du Québec, Jeanne Chevrier.
Le lobby des catholiques, qui a rencontré plusieurs députés, ne se laisse pas démonter par le sondage publié le mois dernier révélant que les trois quarts des Québécois s'opposent au maintien de l'enseignement confessionnel (59 % étant en faveur d'un enseignement culturel des religions et 17 %, carrément opposés à l'enseignement de la religion). Soulignant que près de 80 % des parents du primaire optent toujours pour l'enseignement catholique, Mme Saint-Cyr réplique que les questions du sondage, commandé par ses détracteurs, étaient «tordues».
Comités de parent pour la laïcité
La pétition survient au moment où la Fédération des comités de parents est à compiler les résultats d'une vaste consultation auprès de ses membres. La majorité des comités optent pour l'abolition pure et simple dès cette année de l'enseignement confessionnel au profit d'un programme d'enseignement culturel des religions, rejetant à la fois le statu quo et une période de transition. «Le message des parents, c'est: nous ne voulons pas de statu quo, complétons le processus déjà commencé de déconfessionnalisation du système scolaire», explique la présidente, Diane Miron.
Dans l'optique d'un renouvellement temporaire de la clause, la Coalition pour la déconfessionnalisation du système scolaire compte de son côté exiger que la Loi sur l'instruction publique soit amendée immédiatement de façon à ce que le régime de choix entre l'enseignement confessionnel et moral prenne fin au terme de la période d'application de la clause.
Au cabinet du ministre de l'Éducation, on précise seulement qu'un projet de loi devrait être adopté d'ici la fin de la session et qu'il devra être déposé avant le 15 mai.
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