Financement étatique - Les collèges privés plaident pour leur survie
Éteindre le financement public des institutions privées signerait la mort du réseau privé, prévoit l'Association des collèges privés du Québec (ACPQ), qui demande au ministre de l'Éducation de ne pas plier devant les arguments factices du Regroupement pour la défense et la promotion de l'école publique.
«L'abolition du financement du réseau privé entraînerait sa disparition à plus ou moins brève échéance, rendant les écoles privées inaccessibles pour la majorité des Québécois», écrit le président de l'ACPQ, Jacques Marchand, dans une lettre expédiée au ministre de l'Éducation Jean-Marc Fournier, et dont Le Devoir a obtenu copie.
La vingtaine de membres de cette association, qui regroupe des collèges financés eux aussi à hauteur d'environ 60 % par le gouvernement, a fortement réagi la semaine dernières aux demandes présentées par le Regroupement pour la défense et la promotion de l'école publique, qui ne réclame ni plus ni moins que la fin de ces subventions versées au réseau privé primaire et secondaire.
«On ne peut manquer de réagir», a expliqué M. Marchand en entrevue. «Ce qui se passe au primaire et au secondaire aura forcément un effet sur nous.» Les collèges privés dénoncent les arguments financiers mis en avant par le Regroupement et selon lesquels, si on mettait fin à la pratique de soutien des institutions privées, une logique mathématique renverrait 50 000 élèves du côté du public et 75 millions dans ses coffres.
«Nous croyons que la diminution ou l'abolition du financement du réseau privé en éducation causerait davantage de problèmes financiers que de bénéfices au réseau public», écrit M. Marchand, qui a encouragé ses membres à expédier une missive du genre au ministre Fournier.
Le retour escompté de la moitié des 100 000 élèves actuellement inscrits au réseau privé n'est pas juste, croit l'ACPQ. «La fin du financement signerait la fin des établissements, donc le passage de la totalité de ces élèves au public, ce qui coûterait encore plus cher à l'État», argumente M. Marchand.
L'ACPQ trouve «illusoire» de croire que «l'amélioration du public passe par l'abolition du réseau privé», car elle affirme que l'ajout de droits de scolarité à ses 60 % de subventions ne lui permet même pas d'atteindre dans certains cas un financement à 100 %. «Au niveau collégial, on fonctionne avec moins d'argent par étudiant que ce que le public reçoit!», affirme M. Marchand, qui estime que le mythe des «institutions privées richissimes» doit être détruit.
«L'abolition du financement du réseau privé entraînerait sa disparition à plus ou moins brève échéance, rendant les écoles privées inaccessibles pour la majorité des Québécois», écrit le président de l'ACPQ, Jacques Marchand, dans une lettre expédiée au ministre de l'Éducation Jean-Marc Fournier, et dont Le Devoir a obtenu copie.
La vingtaine de membres de cette association, qui regroupe des collèges financés eux aussi à hauteur d'environ 60 % par le gouvernement, a fortement réagi la semaine dernières aux demandes présentées par le Regroupement pour la défense et la promotion de l'école publique, qui ne réclame ni plus ni moins que la fin de ces subventions versées au réseau privé primaire et secondaire.
«On ne peut manquer de réagir», a expliqué M. Marchand en entrevue. «Ce qui se passe au primaire et au secondaire aura forcément un effet sur nous.» Les collèges privés dénoncent les arguments financiers mis en avant par le Regroupement et selon lesquels, si on mettait fin à la pratique de soutien des institutions privées, une logique mathématique renverrait 50 000 élèves du côté du public et 75 millions dans ses coffres.
«Nous croyons que la diminution ou l'abolition du financement du réseau privé en éducation causerait davantage de problèmes financiers que de bénéfices au réseau public», écrit M. Marchand, qui a encouragé ses membres à expédier une missive du genre au ministre Fournier.
Le retour escompté de la moitié des 100 000 élèves actuellement inscrits au réseau privé n'est pas juste, croit l'ACPQ. «La fin du financement signerait la fin des établissements, donc le passage de la totalité de ces élèves au public, ce qui coûterait encore plus cher à l'État», argumente M. Marchand.
L'ACPQ trouve «illusoire» de croire que «l'amélioration du public passe par l'abolition du réseau privé», car elle affirme que l'ajout de droits de scolarité à ses 60 % de subventions ne lui permet même pas d'atteindre dans certains cas un financement à 100 %. «Au niveau collégial, on fonctionne avec moins d'argent par étudiant que ce que le public reçoit!», affirme M. Marchand, qui estime que le mythe des «institutions privées richissimes» doit être détruit.
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