Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec - La littérature québécoise dans tous ses états
«Ce qui nuit à notre littérature, c'est sa diffusion»
La quête identitaire est sans contredit le fil conducteur de la littérature québécoise, soutient Aurélien Boivin, à la tête de la vaste opération exploratoire appelée Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec (DOLQ), dont le huitième tome est en voie de réalisation.
Dans l'esprit des tomes déjà publiés, l'équipe de d'Aurélien Boivin potasse depuis quelque mois à la rédaction et à la publication d'un tome VIII d'une collection unique, soit la période couvrant les oeuvres publiées entre 1986 et 1990 inclusivement. Un pavé de quelque 1300 pages qui devrait paraître au début de l'année 2008. Près de 500 romans et environ 150 recueils de nouvelles, 600 recueils de poésie, 180 pièces de théâtre, quelque 450 essais ou recueils de prose seront répertoriés, classés, analysés ou cités. Un travail de moine qui aura mobilisé à terme plus de 300 collaborateurs sollicités dans des établissements d'enseignement supérieur à travers le monde.
L'«âge d'or de l'essai»
«Ce tome à venir couvre en fait ce qu'on peut considérer comme étant l'âge d'or de l'essai. À tel point que nous en sommes restés éberlués. Je pense à L'Écologie du réel de Pierre Neveu, à La Littérature contre elle-même de François Ricard, à L'Amour du pauvre de Jean Larose, à Écrire dans la maison du père de Patricia Smart, au Voleur de parcours de Simon Harel, à l'ouvrage de Micheline Cambron consacré au discours social ou encore aux écrits de Fernand Dumont et de Léon Dion», s'emporte au bout du fil Aurélien Boivin, depuis sa demeure située à Épinac en Bourgogne.
Projet fondateur du Centre de recherche en littérature québécoise de l'Université Laval, mis sur pied par le professeur Maurice Lemire, le DOLQ poursuit son aventure littéraire depuis 1971, l'objectif principal étant d'établir de manière exhaustive le corpus de la littérature québécoise.
Le DOLQ porte sur toutes les oeuvres d'imagination (roman, conte, etc.) et sur les essais littéraires qui ont, d'une façon ou d'une autre, marqué l'évolution littéraire et culturelle du Québec depuis l'arrivée de Jacques Cartier.
«Pour chaque tome, il nous faut réfléchir sur la notion de "littéralité", un terme qui va évoluer au cours des différentes périodes. D'autant qu'il est de notre devoir, en tant qu'équipe qui se veut crédible, d'établir soigneusement le corpus des oeuvres qui nous apparaissent comme étant "littéraires", ce qui n'est pas toujours facile à faire, du côté de l'essai en particulier, contrairement aux autres genres comme le roman, la nouvelle, le conte, la poésie ou le théâtre, qui, eux, ne posent pas de problème si ce n'est celui de leur nombre», constate Aurélien Boivin, professeur titulaire au département des littératures à l'Université Laval et fidèle collaborateur du DOLQ depuis ses tout débuts.
Lecture globale
Le DOLQ propose donc une lecture globale du corpus littéraire, ce qui, en soi, est notable. «Oui, il y a des spécialistes qui se sont concentrés sur un certain nombre d'auteurs, admet le professeur, mais jamais a-t-on lu l'intégralité des oeuvres d'une période donnée.»
Une tâche qui n'est pas simple: «Il faut lire toute la production littéraire d'une période pour en rendre compte dans un même tome. Et non seulement fait-on l'inventaire de la production littéraire, mais on porte un jugement [sur les oeuvres] qui aboutit à un classement, lequel se fait en équipe après consultation auprès de spécialistes reconnus.» Les articles colligés dans le dictionnaire tiennent également compte de la réception critique des oeuvres à leur époque respective.
Points tournants
À l'instar du cinéma, de la musique et de la photographie, la littérature a connu ses moments charnières. «Notre littérature a connu des points tournants. On n'a qu'à penser à l'année 1860 avec l'abbé Casgrain et le mouvement littéraire de Québec ainsi qu'à l'école littéraire de Montréal à la fin du XIXe siècle, au moment où Émile Nelligan en était partie prenante.» Des mouvements littéraires qui donneront une impulsion à une littérature naissante, laquelle se détachera peu à peu de la «grande littérature française».
«Je pense aussi à l'époque de la Seconde Guerre mondiale, alors que les éditeurs français se sont vus empêchés de publier chez eux, ce qui les a poussés à publier au Québec. Et depuis, on observe un essor — ou, si vous voulez, une certaine émulation — inspiré par cette grande littérature, qui donnera des ailes à la nôtre, au mouvement Refus global notamment, permettant ainsi à nos artistes de réagir, de s'opposer au clergé et aux bien-pensants de l'époque», dit-il. Une société pieuse et timorée «que déjà Roger Lemelin, avec Au pied de la pente douce en 1944, et Gabrielle Roy, avec Bonheur d'occasion en 1945, tentaient de transformer.»
De plus, poursuit le professeur, «cette idéalisation qu'on avait du roman de la terre jusque-là va disparaître pour évoluer vers le réalisme que l'on connaîtra dans les romans d'observation. Et c'est par la suite, après analyse et constatation des effets néfastes de la «minorisation» du peuple québécois dans ces romans-là [la famille Plouffe et ainsi de suite] que naîtront les romans psychologiques».
Autrement dit, les intellectuels se poseront la question suivante: comment se fait-il que le Canadien-français soit colonisé? «Or, on va se retrouver avec ce que Maurice Arguin, dans son ouvrage Symptômes du colonialisme et signes de libération dans le roman québécois (1944-1965), va appeler les empêchements à vivre. Les écrivains vont donc s'opposer entre autres à la famille et au passé en tentant de regarder vers l'avenir pour se défaire de la torpeur. Ce que d'ailleurs les romans de contestation vont réaliser autour d'André Major et d'Hubert Aquin [qui s'enlèvera la vie le 15 mars 1977], pour ne nommer que ceux-là», souligne Aurélien Boivin, désigné officier de l'Ordre des palmes académiques du gouvernement français en 2004.
Mise à l'index
Il n'y a pas que les oeuvres de nos cousins français qui ont été mises à l'index par notre clergé. «Il y a un chapitre de La Scouine, d'Albert Laberge. Je pense à Marie Calumet de Rodolphe Girard (1904) qui a été mis à l'index parce qu'il était question d'une femme de ménage dans un presbytère qui n'était pas piquée des vers [de quoi sûrement défroquer!], les Demi-civilisés de Jean-Charles Harvey en 1934 et des oeuvres d'Arsène Bessette et d'Arthur Buies [et son journal de combat "La Lanterne"].» La mise à l'index d'une oeuvre signifiait que tout bon catholique ne pouvait ni posséder, ni acheter ou faire circuler une telle oeuvre sous peine d'excommunication. Amen.
«Au moment où la société québécoise a été désacralisée pour devenir pluraliste, certains auteurs ont réglé leurs comptes avec le clergé, comme Denise Bombardier dans Une enfance à l'eau bénite, Jean-Pierre Boucher avec Souvenirs d'un enfant de choeur et Jacques Godbout avec Salut Galarneau!, d'une certaine façon.»
L'identité
Si la contestation sous toutes ses... plumes a marqué au crayon rouge la littérature québécoise, il n'en reste pas moins que c'est la quête identitaire qui tient le rôle de fil conducteur dans nos ouvrages. «Le thème de l'identité est omniprésent tout au long de notre littérature, c'est le thème constant. On le voit partout, même chez nos jeunes auteurs comme Louis Hamelin, Christian Mistral, Lise Tremblay, Sylvain Trudel et Pierre Gobeil. Ce sont tous des gens qui se cherchent et qui veulent se faire une place dans la société.»
Retour sur le tome VII
Le septième tome (1981-1985), dernier-né du DOLQ paru chez Fides en 2003, renferme plus de 800 articles portant sur plus de 1200 ouvrages analysés, et compte quelque 6000 entrées. La période que couvre ce tome de haute tenue (qu'il est permis de qualifier de «beau livre») témoigne des nouvelles figures dans le monde littéraire, en l'occurence Robert Lalonde (La Belle Épouvante, 1981), Chrystine Brouillet (Chère Voisine, 1982), Louise Leblanc (Trente-sept 1/2 AA, 1983) et Rachel Fontaine (Black Magic, 1985).
«Plusieurs féministes se sont appliquées, au début des années 1980, à poursuivre la lutte sur les plans idéologique et politique pour dénoncer, comme leurs devancières, l'oppression dont sont victimes les femmes», peut-on lire en introduction de ce tome dans lequel on retrouve une critique (p. 499), signée par Maurice Boivin, du livre Josée. Récit d'un inceste qui se lit comme suit: «Généralement bien écrit, le récit de Lise Boudreau, s'il est intéressant, manque souvent de rigueur et d'émotion. Josée, la narratrice, est très (trop) cérébrale et n'émeut guère malgré le drame qui l'obsède une bonne partie de sa vie, jusqu'à sa libération. Se peut-il que la castration qu'elle fait subir à son père agonisant parvienne à la libérer tout à fait? Il est permis d'en douter.»
Diffusion
M. Boivin tient à dire que, malgré le fait que notre littérature soit dynamique, de grande qualité et reconnue au-delà des frontières québécoises, il importe au premier chef de la diffuser à grande échelle.
«Ce qui nuit à notre littérature, c'est sa diffusion. Bien que nous ayons la Librairie du Québec à Paris — tant mieux et j'applaudis —, nous avons beaucoup de difficultés à distribuer nos ouvrages dans plusieurs pays. À cet égard, je crois qu'une commission ou une réflexion qui serait coiffée par le ministère de la Culture s'impose. Nos écrivains ont besoin d'une meilleure accessibilité aux marchés étrangers», souligne-t-il.
Dans l'esprit des tomes déjà publiés, l'équipe de d'Aurélien Boivin potasse depuis quelque mois à la rédaction et à la publication d'un tome VIII d'une collection unique, soit la période couvrant les oeuvres publiées entre 1986 et 1990 inclusivement. Un pavé de quelque 1300 pages qui devrait paraître au début de l'année 2008. Près de 500 romans et environ 150 recueils de nouvelles, 600 recueils de poésie, 180 pièces de théâtre, quelque 450 essais ou recueils de prose seront répertoriés, classés, analysés ou cités. Un travail de moine qui aura mobilisé à terme plus de 300 collaborateurs sollicités dans des établissements d'enseignement supérieur à travers le monde.
L'«âge d'or de l'essai»
«Ce tome à venir couvre en fait ce qu'on peut considérer comme étant l'âge d'or de l'essai. À tel point que nous en sommes restés éberlués. Je pense à L'Écologie du réel de Pierre Neveu, à La Littérature contre elle-même de François Ricard, à L'Amour du pauvre de Jean Larose, à Écrire dans la maison du père de Patricia Smart, au Voleur de parcours de Simon Harel, à l'ouvrage de Micheline Cambron consacré au discours social ou encore aux écrits de Fernand Dumont et de Léon Dion», s'emporte au bout du fil Aurélien Boivin, depuis sa demeure située à Épinac en Bourgogne.
Projet fondateur du Centre de recherche en littérature québécoise de l'Université Laval, mis sur pied par le professeur Maurice Lemire, le DOLQ poursuit son aventure littéraire depuis 1971, l'objectif principal étant d'établir de manière exhaustive le corpus de la littérature québécoise.
Le DOLQ porte sur toutes les oeuvres d'imagination (roman, conte, etc.) et sur les essais littéraires qui ont, d'une façon ou d'une autre, marqué l'évolution littéraire et culturelle du Québec depuis l'arrivée de Jacques Cartier.
«Pour chaque tome, il nous faut réfléchir sur la notion de "littéralité", un terme qui va évoluer au cours des différentes périodes. D'autant qu'il est de notre devoir, en tant qu'équipe qui se veut crédible, d'établir soigneusement le corpus des oeuvres qui nous apparaissent comme étant "littéraires", ce qui n'est pas toujours facile à faire, du côté de l'essai en particulier, contrairement aux autres genres comme le roman, la nouvelle, le conte, la poésie ou le théâtre, qui, eux, ne posent pas de problème si ce n'est celui de leur nombre», constate Aurélien Boivin, professeur titulaire au département des littératures à l'Université Laval et fidèle collaborateur du DOLQ depuis ses tout débuts.
Lecture globale
Le DOLQ propose donc une lecture globale du corpus littéraire, ce qui, en soi, est notable. «Oui, il y a des spécialistes qui se sont concentrés sur un certain nombre d'auteurs, admet le professeur, mais jamais a-t-on lu l'intégralité des oeuvres d'une période donnée.»
Une tâche qui n'est pas simple: «Il faut lire toute la production littéraire d'une période pour en rendre compte dans un même tome. Et non seulement fait-on l'inventaire de la production littéraire, mais on porte un jugement [sur les oeuvres] qui aboutit à un classement, lequel se fait en équipe après consultation auprès de spécialistes reconnus.» Les articles colligés dans le dictionnaire tiennent également compte de la réception critique des oeuvres à leur époque respective.
Points tournants
À l'instar du cinéma, de la musique et de la photographie, la littérature a connu ses moments charnières. «Notre littérature a connu des points tournants. On n'a qu'à penser à l'année 1860 avec l'abbé Casgrain et le mouvement littéraire de Québec ainsi qu'à l'école littéraire de Montréal à la fin du XIXe siècle, au moment où Émile Nelligan en était partie prenante.» Des mouvements littéraires qui donneront une impulsion à une littérature naissante, laquelle se détachera peu à peu de la «grande littérature française».
«Je pense aussi à l'époque de la Seconde Guerre mondiale, alors que les éditeurs français se sont vus empêchés de publier chez eux, ce qui les a poussés à publier au Québec. Et depuis, on observe un essor — ou, si vous voulez, une certaine émulation — inspiré par cette grande littérature, qui donnera des ailes à la nôtre, au mouvement Refus global notamment, permettant ainsi à nos artistes de réagir, de s'opposer au clergé et aux bien-pensants de l'époque», dit-il. Une société pieuse et timorée «que déjà Roger Lemelin, avec Au pied de la pente douce en 1944, et Gabrielle Roy, avec Bonheur d'occasion en 1945, tentaient de transformer.»
De plus, poursuit le professeur, «cette idéalisation qu'on avait du roman de la terre jusque-là va disparaître pour évoluer vers le réalisme que l'on connaîtra dans les romans d'observation. Et c'est par la suite, après analyse et constatation des effets néfastes de la «minorisation» du peuple québécois dans ces romans-là [la famille Plouffe et ainsi de suite] que naîtront les romans psychologiques».
Autrement dit, les intellectuels se poseront la question suivante: comment se fait-il que le Canadien-français soit colonisé? «Or, on va se retrouver avec ce que Maurice Arguin, dans son ouvrage Symptômes du colonialisme et signes de libération dans le roman québécois (1944-1965), va appeler les empêchements à vivre. Les écrivains vont donc s'opposer entre autres à la famille et au passé en tentant de regarder vers l'avenir pour se défaire de la torpeur. Ce que d'ailleurs les romans de contestation vont réaliser autour d'André Major et d'Hubert Aquin [qui s'enlèvera la vie le 15 mars 1977], pour ne nommer que ceux-là», souligne Aurélien Boivin, désigné officier de l'Ordre des palmes académiques du gouvernement français en 2004.
Mise à l'index
Il n'y a pas que les oeuvres de nos cousins français qui ont été mises à l'index par notre clergé. «Il y a un chapitre de La Scouine, d'Albert Laberge. Je pense à Marie Calumet de Rodolphe Girard (1904) qui a été mis à l'index parce qu'il était question d'une femme de ménage dans un presbytère qui n'était pas piquée des vers [de quoi sûrement défroquer!], les Demi-civilisés de Jean-Charles Harvey en 1934 et des oeuvres d'Arsène Bessette et d'Arthur Buies [et son journal de combat "La Lanterne"].» La mise à l'index d'une oeuvre signifiait que tout bon catholique ne pouvait ni posséder, ni acheter ou faire circuler une telle oeuvre sous peine d'excommunication. Amen.
«Au moment où la société québécoise a été désacralisée pour devenir pluraliste, certains auteurs ont réglé leurs comptes avec le clergé, comme Denise Bombardier dans Une enfance à l'eau bénite, Jean-Pierre Boucher avec Souvenirs d'un enfant de choeur et Jacques Godbout avec Salut Galarneau!, d'une certaine façon.»
L'identité
Si la contestation sous toutes ses... plumes a marqué au crayon rouge la littérature québécoise, il n'en reste pas moins que c'est la quête identitaire qui tient le rôle de fil conducteur dans nos ouvrages. «Le thème de l'identité est omniprésent tout au long de notre littérature, c'est le thème constant. On le voit partout, même chez nos jeunes auteurs comme Louis Hamelin, Christian Mistral, Lise Tremblay, Sylvain Trudel et Pierre Gobeil. Ce sont tous des gens qui se cherchent et qui veulent se faire une place dans la société.»
Retour sur le tome VII
Le septième tome (1981-1985), dernier-né du DOLQ paru chez Fides en 2003, renferme plus de 800 articles portant sur plus de 1200 ouvrages analysés, et compte quelque 6000 entrées. La période que couvre ce tome de haute tenue (qu'il est permis de qualifier de «beau livre») témoigne des nouvelles figures dans le monde littéraire, en l'occurence Robert Lalonde (La Belle Épouvante, 1981), Chrystine Brouillet (Chère Voisine, 1982), Louise Leblanc (Trente-sept 1/2 AA, 1983) et Rachel Fontaine (Black Magic, 1985).
«Plusieurs féministes se sont appliquées, au début des années 1980, à poursuivre la lutte sur les plans idéologique et politique pour dénoncer, comme leurs devancières, l'oppression dont sont victimes les femmes», peut-on lire en introduction de ce tome dans lequel on retrouve une critique (p. 499), signée par Maurice Boivin, du livre Josée. Récit d'un inceste qui se lit comme suit: «Généralement bien écrit, le récit de Lise Boudreau, s'il est intéressant, manque souvent de rigueur et d'émotion. Josée, la narratrice, est très (trop) cérébrale et n'émeut guère malgré le drame qui l'obsède une bonne partie de sa vie, jusqu'à sa libération. Se peut-il que la castration qu'elle fait subir à son père agonisant parvienne à la libérer tout à fait? Il est permis d'en douter.»
Diffusion
M. Boivin tient à dire que, malgré le fait que notre littérature soit dynamique, de grande qualité et reconnue au-delà des frontières québécoises, il importe au premier chef de la diffuser à grande échelle.
«Ce qui nuit à notre littérature, c'est sa diffusion. Bien que nous ayons la Librairie du Québec à Paris — tant mieux et j'applaudis —, nous avons beaucoup de difficultés à distribuer nos ouvrages dans plusieurs pays. À cet égard, je crois qu'une commission ou une réflexion qui serait coiffée par le ministère de la Culture s'impose. Nos écrivains ont besoin d'une meilleure accessibilité aux marchés étrangers», souligne-t-il.
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