Les cas de «rage parentale» augmentent dans les écoles
7 février 2005
Éducation
En Ontario, les syndicats d'enseignants vont mener un premier sondage sur les cas d'intimidationToronto — Qu'il s'agisse d'insultes proférées à l'endroit des directeurs ou de reproches adressés aux professeurs en pleine classe, les écoles canadiennes sont aux prises avec une augmentation des cas de rage parentale.
«Lorsque j'étais enfant et que l'école téléphonait à la maison, mon père me demandait: "Qu'est-ce que tu as fait?", a indiqué Terry Price, président de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants. De nos jours, il y a un tel revirement de la situation que la réaction première des parents est de demander: "Qu'est-ce que le professeur a fait?" Ils semblent vouloir blâmer n'importe qui sauf leurs enfants.»
Bien que les responsables des établissements scolaires qualifient la plupart des parents de civilisés et coopératifs, ils font remarquer que les tensions donnant lieu à des cas de rage au volant ou à la patinoire peuvent aussi se traduire par des explosions similaires à l'école.
«Un nombre croissant de parents ne semblent avoir aucune difficulté à débiter des sottises à la secrétaire de l'école, à se précipiter [en classe] et à insulter le professeur [...] même en présence des enfants», a indiqué Rauda Dickinson, qui supervise des écoles du conseil scolaire du district de Toronto situées dans le centre-ville de la métropole canadienne.
Enquête
«Il s'agit d'une forme d'intimidation de la part des parents qui nous dégoûte lorsque nous en sommes témoins à l'aréna, mais les directeurs et les professeurs doivent endurer la même chose dans les écoles», a ajouté l'ancienne directrice.
«Probablement une fois par semaine, il arrive que des parents ne parviennent à contrôler leur colère à cause des notes de leur enfant, ou une affaire de discipline, ou parce qu'ils estiment que leur enfant n'a pas assez joué pendant un match. Comparativement à ce qui se passait il y a quelques années, on voit ça partout.»
Ce mois-ci, les syndicats des enseignants de l'Ontario vont mener un premier sondage d'importance tant dans les écoles publiques que catholiques, demandant aux membres du personnel de ces établissements s'ils ont déjà été victimes d'intimidation physique ou verbale de la part des parents ou d'étudiants. Cette enquête a été préparée à la demande de la Fédération des enseignantes et enseignants des écoles secondaires de l'Ontario ainsi que de ses membres, a indiqué la vice-présidente de l'organisme, Sherry Rosner.
«Lorsque j'étais enfant et que l'école téléphonait à la maison, mon père me demandait: "Qu'est-ce que tu as fait?", a indiqué Terry Price, président de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants. De nos jours, il y a un tel revirement de la situation que la réaction première des parents est de demander: "Qu'est-ce que le professeur a fait?" Ils semblent vouloir blâmer n'importe qui sauf leurs enfants.»
Bien que les responsables des établissements scolaires qualifient la plupart des parents de civilisés et coopératifs, ils font remarquer que les tensions donnant lieu à des cas de rage au volant ou à la patinoire peuvent aussi se traduire par des explosions similaires à l'école.
«Un nombre croissant de parents ne semblent avoir aucune difficulté à débiter des sottises à la secrétaire de l'école, à se précipiter [en classe] et à insulter le professeur [...] même en présence des enfants», a indiqué Rauda Dickinson, qui supervise des écoles du conseil scolaire du district de Toronto situées dans le centre-ville de la métropole canadienne.
Enquête
«Il s'agit d'une forme d'intimidation de la part des parents qui nous dégoûte lorsque nous en sommes témoins à l'aréna, mais les directeurs et les professeurs doivent endurer la même chose dans les écoles», a ajouté l'ancienne directrice.
«Probablement une fois par semaine, il arrive que des parents ne parviennent à contrôler leur colère à cause des notes de leur enfant, ou une affaire de discipline, ou parce qu'ils estiment que leur enfant n'a pas assez joué pendant un match. Comparativement à ce qui se passait il y a quelques années, on voit ça partout.»
Ce mois-ci, les syndicats des enseignants de l'Ontario vont mener un premier sondage d'importance tant dans les écoles publiques que catholiques, demandant aux membres du personnel de ces établissements s'ils ont déjà été victimes d'intimidation physique ou verbale de la part des parents ou d'étudiants. Cette enquête a été préparée à la demande de la Fédération des enseignantes et enseignants des écoles secondaires de l'Ontario ainsi que de ses membres, a indiqué la vice-présidente de l'organisme, Sherry Rosner.
Haut de la page

