Reid pourrait couper court au financement des écoles grecques
3 février 2005
Éducation
Québec — Quelques semaines après avoir renoncé, à regret, à financer entièrement les écoles privées juives, le gouvernement Charest songe maintenant à mettre un terme à son financement à 100 % des écoles grecques.
«Je pense que l'évolution récente nous amène à réfléchir à cette situation. Je n'ai pas encore de conclusion [mais] il faut réfléchir à ce qui va advenir de cette entente-là», a dit hier le ministre de l'Éducation, Pierre Reid, lors d'un point de presse au terme de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres à Québec.
Bénéficiant d'un financement intégral de l'État depuis plus de 20 ans, les écoles grecques Démosthène et Socrates sont associées aux commissions scolaires francophones de Laval et de Montréal.
En principe, ces «contrats d'association» doivent favoriser l'intégration et la francisation des jeunes de la communauté grecque à la majorité francophone.
Or le temps est venu d'évaluer les résultats concrets de l'expérience, a souligné le ministre de l'Éducation, préoccupé par des rapports l'informant que les jeunes grecs, loin d'être davantage intégrés à la communauté francophone, continuent d'opter massivement pour l'anglais et la culture anglophone.
«Franchement, à cette étape-ci, nous devons évaluer la situation et examiner les récentes statistiques», a dit M. Reid.
Le ministre semblait beaucoup plus convaincu des vertus de ces ententes d'association, le mois dernier, lorsqu'il avait annoncé son intention de financer à 100 % sept écoles privées juives de Montréal.
Devant le tollé soulevé par cette mesure, perçue comme étant un traitement de faveur injustifié à l'endroit d'une communauté, le gouvernement Charest avait dû reculer et renoncer à son intention.
Par ailleurs, à l'instar du ministre Reid, les commissions scolaires de Laval et de Montréal ont aussi décidé de réévaluer la pertinence du contrat d'association les liant aux écoles Démosthène et Socrates.
Depuis des années, il n'y a pas d'activités organisées entre les écoles Socrates et celles de la Commission scolaire de Montréal, selon la présidente Diane De Courcy.
Qui plus est, aucun indicateur ne montre que les ententes d'association ont été utiles pour le rapprochement des communautés, estime-t-elle.
De son côté, la Commission scolaire de Laval a demandé aux deux écoles grecques de lui fournir des données sur le nombre de finissants du primaire qui fréquentent, une fois au secondaire, les établissements publics francophones.
«Je pense que l'évolution récente nous amène à réfléchir à cette situation. Je n'ai pas encore de conclusion [mais] il faut réfléchir à ce qui va advenir de cette entente-là», a dit hier le ministre de l'Éducation, Pierre Reid, lors d'un point de presse au terme de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres à Québec.
Bénéficiant d'un financement intégral de l'État depuis plus de 20 ans, les écoles grecques Démosthène et Socrates sont associées aux commissions scolaires francophones de Laval et de Montréal.
En principe, ces «contrats d'association» doivent favoriser l'intégration et la francisation des jeunes de la communauté grecque à la majorité francophone.
Or le temps est venu d'évaluer les résultats concrets de l'expérience, a souligné le ministre de l'Éducation, préoccupé par des rapports l'informant que les jeunes grecs, loin d'être davantage intégrés à la communauté francophone, continuent d'opter massivement pour l'anglais et la culture anglophone.
«Franchement, à cette étape-ci, nous devons évaluer la situation et examiner les récentes statistiques», a dit M. Reid.
Le ministre semblait beaucoup plus convaincu des vertus de ces ententes d'association, le mois dernier, lorsqu'il avait annoncé son intention de financer à 100 % sept écoles privées juives de Montréal.
Devant le tollé soulevé par cette mesure, perçue comme étant un traitement de faveur injustifié à l'endroit d'une communauté, le gouvernement Charest avait dû reculer et renoncer à son intention.
Par ailleurs, à l'instar du ministre Reid, les commissions scolaires de Laval et de Montréal ont aussi décidé de réévaluer la pertinence du contrat d'association les liant aux écoles Démosthène et Socrates.
Depuis des années, il n'y a pas d'activités organisées entre les écoles Socrates et celles de la Commission scolaire de Montréal, selon la présidente Diane De Courcy.
Qui plus est, aucun indicateur ne montre que les ententes d'association ont été utiles pour le rapprochement des communautés, estime-t-elle.
De son côté, la Commission scolaire de Laval a demandé aux deux écoles grecques de lui fournir des données sur le nombre de finissants du primaire qui fréquentent, une fois au secondaire, les établissements publics francophones.
- » reid
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