Comité de suivi de la politique jeunesse - Les écoles doivent garder un lien avec les décrocheurs
Pour satisfaire les représentants des jeunes, le plan d'action jeunesse, que promet de déposer en juin le ministre Richard Legendre, devra s'attaquer au décrochage scolaire en obligeant les directions d'école à assurer le suivi des jeunes de 16 à 18 ans qui ont quitté l'école.
Le gouvernement devra également s'engager à entreprendre une réforme de l'aide financière aux étudiants qui nécessitera des investissements de 80 à 100 millions de plus par année que les 300 millions déjà consentis à cet égard, a indiqué, hier, le président de la Fédération des étudiants universitaires du Québec (FEUQ), Nicolas Brisson, un ancien président de l'aile jeunesse du Bloc québécois qui a pris ses nouvelles fonctions le 1er mai dernier.
Dans le document de travail dont Le Devoir a obtenu copie et qui fut remis récemment au ministre responsable de la Jeunesse, du Tourisme et des Sports, le Comité de suivi de la politique jeunesse émet 20 propositions qui serviront à alimenter le plan d'action jeunesse de M. Legendre. Ce comité de suivi est composé notamment de représentants des fédérations étudiantes, du Conseil permanent de la jeunesse (CPJ), de Force Jeunesse, des Centres locaux d'emploi (CLD), des Centres Jeunesse Emploi (CJE) et des centrales syndicales. «Les demandes des groupes de jeunes sont très claires et très précises», a souligné Patrick Lebel, du Conseil permanent de la jeunesse
Entre 16 et 18 ans, les jeunes, en quittant l'école, tombent dans une espèce de no man's land : l'école n'est plus responsable d'eux et ils n'ont pas accès à la sécurité du revenu et aux services qui l'accompagnent. C'est pourquoi le Comité de suivi recommande que la Loi de l'instruction publique soit modifiée afin que les directions d'école aient une obligation légale d'assurer le suivi de ces jeunes décrocheurs et de leur proposer des alternatives.
Cette proposition se retrouve dans le volet premier du document. Intitulé «La réussite scolaire de tous les jeunes», ce volet comporte des recommandations visant, notamment, une meilleure représentation des étudiants du secondaire au sein des conseils d'établissement et le renforcement des Conseils d'élèves.
Le deuxième volet, désigné par le titre «Un soutien accru à l'intégration sociale et professionnelle», propose de créer un guichet unique pour l'information gouvernementale jugée utile aux jeunes. Il s'agirait d'une ligne sans frais 1-800 et un site Internet. Le Comité de suivi propose en outre que le gouvernement crée unilatéralement un programme d'assurance parentale accessible aux travailleurs autonomes.
Enfin, sous le vocable «Participation des jeunes à la société», le Comité de suivi réclame des directives nationales pour obliger tous les établissements scolaires à se doter d'une politique de reconnaissance de l'engagement des étudiants dans des activités sportives, politiques, culturels et communautaires. Le ministère de la Culture et des Communications est par ailleurs appelé à la rescousse pour favoriser la relève artistique. On recommande que le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) consacre 10 % de son budget à des «premières expériences».
On voudrait de plus que des postes soient réservés aux jeunes dans les conseils d'administration ou autres instances de décision au sein des Régies régionales de la santé et des services sociaux, des CLSC, des CLD, de la Régie des rentes , du Conseil de la science et de la technologie, des conseils régionaux des partenaires du marché du travail et des Unités régionales de loisir et de sport.
Le gouvernement devra également s'engager à entreprendre une réforme de l'aide financière aux étudiants qui nécessitera des investissements de 80 à 100 millions de plus par année que les 300 millions déjà consentis à cet égard, a indiqué, hier, le président de la Fédération des étudiants universitaires du Québec (FEUQ), Nicolas Brisson, un ancien président de l'aile jeunesse du Bloc québécois qui a pris ses nouvelles fonctions le 1er mai dernier.
Dans le document de travail dont Le Devoir a obtenu copie et qui fut remis récemment au ministre responsable de la Jeunesse, du Tourisme et des Sports, le Comité de suivi de la politique jeunesse émet 20 propositions qui serviront à alimenter le plan d'action jeunesse de M. Legendre. Ce comité de suivi est composé notamment de représentants des fédérations étudiantes, du Conseil permanent de la jeunesse (CPJ), de Force Jeunesse, des Centres locaux d'emploi (CLD), des Centres Jeunesse Emploi (CJE) et des centrales syndicales. «Les demandes des groupes de jeunes sont très claires et très précises», a souligné Patrick Lebel, du Conseil permanent de la jeunesse
Entre 16 et 18 ans, les jeunes, en quittant l'école, tombent dans une espèce de no man's land : l'école n'est plus responsable d'eux et ils n'ont pas accès à la sécurité du revenu et aux services qui l'accompagnent. C'est pourquoi le Comité de suivi recommande que la Loi de l'instruction publique soit modifiée afin que les directions d'école aient une obligation légale d'assurer le suivi de ces jeunes décrocheurs et de leur proposer des alternatives.
Cette proposition se retrouve dans le volet premier du document. Intitulé «La réussite scolaire de tous les jeunes», ce volet comporte des recommandations visant, notamment, une meilleure représentation des étudiants du secondaire au sein des conseils d'établissement et le renforcement des Conseils d'élèves.
Le deuxième volet, désigné par le titre «Un soutien accru à l'intégration sociale et professionnelle», propose de créer un guichet unique pour l'information gouvernementale jugée utile aux jeunes. Il s'agirait d'une ligne sans frais 1-800 et un site Internet. Le Comité de suivi propose en outre que le gouvernement crée unilatéralement un programme d'assurance parentale accessible aux travailleurs autonomes.
Enfin, sous le vocable «Participation des jeunes à la société», le Comité de suivi réclame des directives nationales pour obliger tous les établissements scolaires à se doter d'une politique de reconnaissance de l'engagement des étudiants dans des activités sportives, politiques, culturels et communautaires. Le ministère de la Culture et des Communications est par ailleurs appelé à la rescousse pour favoriser la relève artistique. On recommande que le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) consacre 10 % de son budget à des «premières expériences».
On voudrait de plus que des postes soient réservés aux jeunes dans les conseils d'administration ou autres instances de décision au sein des Régies régionales de la santé et des services sociaux, des CLSC, des CLD, de la Régie des rentes , du Conseil de la science et de la technologie, des conseils régionaux des partenaires du marché du travail et des Unités régionales de loisir et de sport.
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