Le directeur du cégep de Gaspé est victime de menaces depuis un an
Effarement et consternation au cégep de la Gaspésie et des Îles: l'agression d'une employée cette semaine par deux hommes cagoulés et des menaces de mort proférées à l'endroit de la direction du collège mènent la Sûreté du Québec à enquêter sur cette étrange affaire qui durerait depuis un an.
Qui aurait cru qu'un directeur de cégep pourrait faire l'objet de menaces de mort depuis plus d'un an? C'est pourtant ce qui arrive à Roland Auger, directeur du cégep de la Gaspésie et des Îles, qui est la cible depuis août 2003 de gestes d'intimidation et de menaces répétées. Plus récemment, d'autres membres de la direction auraient aussi été la cible de telles sommations.
Lundi dernier, la situation désagréable a atteint son comble lorsque deux individus cagoulés ont pénétré dans le collège en avant-midi et ont attendu la sortie d'une secrétaire de direction d'un cabinet de toilette pour la rouer de coups et lui passer un message: son patron devait quitter la région, à défaut de quoi sa famille et lui ne seraient plus en sécurité...
«Pendant qu'ils la molestaient, ils proféraient des menaces à l'endroit de l'équipe de direction», a expliqué hier Claude Ross, porte-parole de la Sûreté du Québec, responsable du dossier. La dame s'en est tirée avec une bonne frousse, mais l'événement a consterné tout le monde.
«Nous avons rencontré les employés et les étudiants depuis lundi pour les prévenir des événements», explique Isabelle Vilchenon, porte-parole du collège, qui comprend quatre centres répartis dans diverses villes. Depuis cette affaire, le cégep a d'ailleurs décidé de diffuser l'information littéralement au compte-gouttes afin de ne pas nuire à l'enquête des policiers.
Les deux individus, qui n'étaient pas armés, se seraient fondus dans la masse d'étudiants à leur entrée dans le collège de Gaspé et auraient enfilé leur cagoule une fois à l'intérieur du bâtiment. Les images ont peut-être été captées par les caméras de surveillance situées à l'entrée principale, précise l'agent Ross.
«La direction tient à souligner que les syndicats ne sont nullement mis en cause», a indiqué le collège par voie de communiqué hier. Impossible d'ailleurs de récolter d'autres commentaires de la part notamment du Syndicat du personnel enseignant du collège, affilié à la Fédération autonome du collégial. Là aussi, la loi du «pas de commentaires» régnait hier.
Pourquoi?, se demande-t-on devant cette histoire ahurissante, inédite dans l'histoire des cégeps. Roland Auger, qui ne bénéficie pas pour l'heure d'une protection particulière, est l'un des tenants de la décentralisation et a milité en faveur d'une plus grande autonomie des cégeps. «Mais ce dossier est arrivé récemment dans l'actualité alors que les menaces ont commencé il y a plus d'un an», fait remarquer Mme Vilchenon sans toutefois préciser la cause probable de ces incidents malheureux.
La Fédération des cégeps a fait savoir hier qu'«aucun motif ni circonstance, quels qu'ils soient, ne justifient de tels actes», comme l'a indiqué la directrice des communications, Caroline Tessier.
En vertu de la loi, les individus recherchés sont passibles d'une peine d'emprisonnement de 14 ans s'ils sont reconnus coupables. Les menaces de mort et les agressions physiques sont des gestes criminels.
Qui aurait cru qu'un directeur de cégep pourrait faire l'objet de menaces de mort depuis plus d'un an? C'est pourtant ce qui arrive à Roland Auger, directeur du cégep de la Gaspésie et des Îles, qui est la cible depuis août 2003 de gestes d'intimidation et de menaces répétées. Plus récemment, d'autres membres de la direction auraient aussi été la cible de telles sommations.
Lundi dernier, la situation désagréable a atteint son comble lorsque deux individus cagoulés ont pénétré dans le collège en avant-midi et ont attendu la sortie d'une secrétaire de direction d'un cabinet de toilette pour la rouer de coups et lui passer un message: son patron devait quitter la région, à défaut de quoi sa famille et lui ne seraient plus en sécurité...
«Pendant qu'ils la molestaient, ils proféraient des menaces à l'endroit de l'équipe de direction», a expliqué hier Claude Ross, porte-parole de la Sûreté du Québec, responsable du dossier. La dame s'en est tirée avec une bonne frousse, mais l'événement a consterné tout le monde.
«Nous avons rencontré les employés et les étudiants depuis lundi pour les prévenir des événements», explique Isabelle Vilchenon, porte-parole du collège, qui comprend quatre centres répartis dans diverses villes. Depuis cette affaire, le cégep a d'ailleurs décidé de diffuser l'information littéralement au compte-gouttes afin de ne pas nuire à l'enquête des policiers.
Les deux individus, qui n'étaient pas armés, se seraient fondus dans la masse d'étudiants à leur entrée dans le collège de Gaspé et auraient enfilé leur cagoule une fois à l'intérieur du bâtiment. Les images ont peut-être été captées par les caméras de surveillance situées à l'entrée principale, précise l'agent Ross.
«La direction tient à souligner que les syndicats ne sont nullement mis en cause», a indiqué le collège par voie de communiqué hier. Impossible d'ailleurs de récolter d'autres commentaires de la part notamment du Syndicat du personnel enseignant du collège, affilié à la Fédération autonome du collégial. Là aussi, la loi du «pas de commentaires» régnait hier.
Pourquoi?, se demande-t-on devant cette histoire ahurissante, inédite dans l'histoire des cégeps. Roland Auger, qui ne bénéficie pas pour l'heure d'une protection particulière, est l'un des tenants de la décentralisation et a milité en faveur d'une plus grande autonomie des cégeps. «Mais ce dossier est arrivé récemment dans l'actualité alors que les menaces ont commencé il y a plus d'un an», fait remarquer Mme Vilchenon sans toutefois préciser la cause probable de ces incidents malheureux.
La Fédération des cégeps a fait savoir hier qu'«aucun motif ni circonstance, quels qu'ils soient, ne justifient de tels actes», comme l'a indiqué la directrice des communications, Caroline Tessier.
En vertu de la loi, les individus recherchés sont passibles d'une peine d'emprisonnement de 14 ans s'ils sont reconnus coupables. Les menaces de mort et les agressions physiques sont des gestes criminels.
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