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Pour une septième année consécutive - Hausse des inscriptions dans les universités, surtout en région

Fabien Deglise   4 octobre 2004  Éducation
Globalement, le Québec voit les rangs de ses universitaires s’étoffer à nouveau.
Photo : Jacques Nadeau
Globalement, le Québec voit les rangs de ses universitaires s’étoffer à nouveau.
Les études universitaires attirent de plus en plus de candidats au baccalauréat, à la maîtrise et au doctorat au Québec où, pour une septième année consécutive, les inscriptions dans ces bassins de connaissance sont à la hausse. Surtout en région, un peu moins en finance et en génie et beaucoup chez la clientèle féminine, révèlent les données préliminaires sur les inscriptions de l'automne 2004 rendues publiques hier par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ).

Globalement donc, le Québec voit les rangs de ses universitaires s'étoffer à nouveau avec une croissance dans ses universités des inscriptions à temps plein de 2,2 % par rapport à la même époque l'an dernier et de 0,9 % du côté des adeptes du temps partiel. Ces gains touchent principalement l'univers du 3e cycle (doctorat) avec une hausse de 9,6 %. Le 2e cycle (maîtrise) et le 1er cycle (baccalauréat) composent pour leur part avec une augmentation des inscriptions respectivement de 2,3 % et de 1,7 %.

Dans la catégorie «meilleurs résultats de recrutement», les nominés sont nombreux pour 2004. Et le gagnant, sans aucun doute, est l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) qui, cette année, voit le nombre de ses étudiants croître de 8,5 %. Une performance induite en partie par les inscriptions au doctorat — en hausse de 11 % —, mais aussi au premier cycle avec une croissance exemplaire par rapport aux autres universités de 10,5 % de ses nouveaux étudiants.

Contrairement aux idées reçues, intellectualisme et régions semblent donc très bien se conjuguer, comme en témoigne cette compilation de chiffres orchestrée par la CREPUQ. Et l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) ne peut que s'en réjouir. En 2004, cette institution, qui arrive en troisième place des universités les plus attirantes après l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), a en effet dû augmenter le nombre d'élèves dans ses classes ou tout simplement faire plus de place dans ses murs pour accueillir 5,3 % de plus de nouvelles têtes à instruire. Et les aspirants docteurs es science ou art y sont encore une fois pour beaucoup.

Ailleurs sur le territoire québécois, l'Université de Montréal se porte elle aussi très bien avec des inscriptions en 2004 en hausse de 4 %. L'institution qui borde la rue Édouard-Montpetit devance en matière de recrutement l'Université du Québec à Trois-Rivières (+ 3,2 %), l'Université de Sherbrooke (+3 %) ainsi que l'Université du Québec à Montréal (+2,9 %).

Pour leur part, l'École des hautes études commerciales (HEC) ainsi que l'École polytechnique ont vu le nombre de leurs étudiants fondre un brin en 2004, avec des inscriptions à la baisse, respectivement de 2,8 % et de 2,3 %.

Dans l'ensemble, «les causes exactes de ces nouvelles augmentations sont multiples et peuvent varier d'un établissement à l'autre», a indiqué hier la CREPUQ par voie de communiqué. Mais l'organisme les attribue toutefois à la mise en place dans les dernières années de mesures «de persévérance et de réussite aux études [...], à l'implantation de nouveaux programmes ainsi qu'au recrutement plus intensif auprès des étudiants étrangers».

Autre explication: l'engouement des filles pour les études universitaires. Cette année, elles représentent en effet 58 % environ des effectifs totaux recensés dans les universités du Québec.

Elles sont également majoritaires dans les programmes de 1er et de 2e cycle et se rapprochent lentement de 50 % dans les programmes de doctorat.






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