Le jeune sikh transportera son kirpan à l'école privée
1 août 2002
Éducation
Photo : Jacques Nadeau
Gurbaj Singh Multani fréquentera une école anglaise privée plutôt que l'école française publique Cavelier-de-LaSalle.
Le débat légal sur le port du kirpan à l'école est suspendu pour quelques mois, le jeune sikh à qui la cour avait permis de porter son kirpan à l'école ayant renoncé à poursuivre sa scolarité dans le système public. Selon son avocat, Me Julius Grey, le jeune a pris sa décision pour des raisons «scolaires».
Le jeune Gurbaj Singh Multani a causé toute une surprise hier matin, en Cour d'appel, en annonçant son intention d'entreprendre son secondaire dans une école anglaise privée plutôt qu'à l'école française publique Cavelier-de-LaSalle, de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, où il était inscrit.
La décision du jeune sikh, qui avait obtenu l'autorisation de la Cour supérieure en mai dernier de porter son kirpan à l'école, rend caduque la requête que devait présenter la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. Celle-ci voulait obtenir la levée de l'ordonnance voulant que le jeune homme soit autorisé à porter son kirpan jusqu'à une décision finale de la Cour d'appel.
Par mesure de précaution, au cas où le jeune sikh changerait d'idée et se présenterait tout de même à l'école Cavelier-de-LaSalle en septembre, la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys a demandé qu'on suspende sa requête. Cette précaution permettrait de la réactiver si le besoin s'en faisait sentir.
Le juge Michel Proulx de la Cour d'appel a acquiescé à cette demande. Le magistrat a profité de l'occasion pour inviter les deux avocats à faire diligence dans la production de leur mémoire respectif devant être présenté en Cour d'appel, afin que la cause soit entendue au plus tôt sur le fond.
La question fondamentale que la Cour d'appel aura à trancher est la suivante: la commission scolaire a-t-elle le droit ou non d'interdire le port du kirpan dans ses écoles?
On sait que la commission scolaire et le procureur général du Québec ont porté en appel le jugement de la Cour supérieure permettant le port du kirpan au jeune Multani, à l'école primaire Sainte-Catherine-Labouré. Dans le meilleur des cas, la cause pourrait être instruite au début de 2003, a dit croire Me Aquin.
Le jeune homme au centre de cette affaire était présent au 17e étage du palais de justice. Il était accompagné de membres de sa famille et de quelques membres de la communauté sikhe, plus particulièrement de Kirandal Singh, président de Gurdwara Guru Nanak Darbar, un groupe religieux présent à LaSalle.
Il a été possible d'apprendre que Gurbaj Singh Multani fréquentera à compter de septembre l'école Greaves Adventist Academy, à Notre-Dame-de-Grâce, là où étudie son frère et où, selon Me Grey, le port du kirpan est permis.
Pour expliquer le revirement de son client, Me Grey a déclaré: «Il vient de finir son primaire dans une classe d'accueil en français. Ce serait une bonne chose pour lui de faire son secondaire sur le fond et non sur la langue. Il a perdu un peu de temps l'an dernier. Il a difficilement réussi son année scolaire. Les raisons du changement d'école ne sont pas nécessairement reliées à la cause. Il a déjà souffert dans son éducation, même s'il a réussi son année. Il y a quand même l'effet d'une absence prolongée de deux ou trois mois», a-t-il ajouté.
Il y a un grand nombre d'écoles québécoises, publiques et privées, qui permettent le port du kirpan et où il n'y a pas de problème. «Lui-même portait le kirpan jusqu'à ce qu'il l'échappe par accident. Il ne savait pas que l'école allait réagir comme ça», a soutenu Me Grey.
Le jeune Gurbaj Singh Multani a causé toute une surprise hier matin, en Cour d'appel, en annonçant son intention d'entreprendre son secondaire dans une école anglaise privée plutôt qu'à l'école française publique Cavelier-de-LaSalle, de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, où il était inscrit.
La décision du jeune sikh, qui avait obtenu l'autorisation de la Cour supérieure en mai dernier de porter son kirpan à l'école, rend caduque la requête que devait présenter la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. Celle-ci voulait obtenir la levée de l'ordonnance voulant que le jeune homme soit autorisé à porter son kirpan jusqu'à une décision finale de la Cour d'appel.
Par mesure de précaution, au cas où le jeune sikh changerait d'idée et se présenterait tout de même à l'école Cavelier-de-LaSalle en septembre, la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys a demandé qu'on suspende sa requête. Cette précaution permettrait de la réactiver si le besoin s'en faisait sentir.
Le juge Michel Proulx de la Cour d'appel a acquiescé à cette demande. Le magistrat a profité de l'occasion pour inviter les deux avocats à faire diligence dans la production de leur mémoire respectif devant être présenté en Cour d'appel, afin que la cause soit entendue au plus tôt sur le fond.
La question fondamentale que la Cour d'appel aura à trancher est la suivante: la commission scolaire a-t-elle le droit ou non d'interdire le port du kirpan dans ses écoles?
On sait que la commission scolaire et le procureur général du Québec ont porté en appel le jugement de la Cour supérieure permettant le port du kirpan au jeune Multani, à l'école primaire Sainte-Catherine-Labouré. Dans le meilleur des cas, la cause pourrait être instruite au début de 2003, a dit croire Me Aquin.
Le jeune homme au centre de cette affaire était présent au 17e étage du palais de justice. Il était accompagné de membres de sa famille et de quelques membres de la communauté sikhe, plus particulièrement de Kirandal Singh, président de Gurdwara Guru Nanak Darbar, un groupe religieux présent à LaSalle.
Il a été possible d'apprendre que Gurbaj Singh Multani fréquentera à compter de septembre l'école Greaves Adventist Academy, à Notre-Dame-de-Grâce, là où étudie son frère et où, selon Me Grey, le port du kirpan est permis.
Pour expliquer le revirement de son client, Me Grey a déclaré: «Il vient de finir son primaire dans une classe d'accueil en français. Ce serait une bonne chose pour lui de faire son secondaire sur le fond et non sur la langue. Il a perdu un peu de temps l'an dernier. Il a difficilement réussi son année scolaire. Les raisons du changement d'école ne sont pas nécessairement reliées à la cause. Il a déjà souffert dans son éducation, même s'il a réussi son année. Il y a quand même l'effet d'une absence prolongée de deux ou trois mois», a-t-il ajouté.
Il y a un grand nombre d'écoles québécoises, publiques et privées, qui permettent le port du kirpan et où il n'y a pas de problème. «Lui-même portait le kirpan jusqu'à ce qu'il l'échappe par accident. Il ne savait pas que l'école allait réagir comme ça», a soutenu Me Grey.
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