samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 12h43
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

La violence chez les enfants - Les filles moins agressives que les garçons

Très tôt, elles délaissent le recours à la force physique

Pauline Gravel   27 juillet 2002  Éducation
Certains poupons sont très colériques lorsqu'ils sont contrariés. D'autres gigotent quelque peu et se calment. Certains jeunes enfants sont de véritables feux roulants et attaquent quand ils convoitent le jouet d'un camarade. D'autres se contentent de se défendre. C'est un fait, il existe entre les enfants des différences individuelles qu'on appelle le tempérament et qui sont en grande partie génétiques, affirme Richard Tremblay, directeur du Centre d'excellence pour le développement des jeunes enfants (CEDJE).

De plus, il est clair que les garçons se distinguent des filles en matière d'agressivité physique. Encore là pour des raisons vraisemblablement génétiques.

Au début de la vie, les deux sexes emploient, l'un autant que l'autre, l'agression physique pour atteindre leur objectif. Les filles apprennent toutefois beaucoup plus rapidement que les garçons les solutions de remplacement à l'agression. «Elles ne renoncent pas à l'agression physique parce qu'elles sont physiquement plus fragiles et plus délicates, mais parce qu'elles comprennent et apprennent mieux, explique Richard Tremblay. La preuve: à l'adolescence, alors que leurs muscles sont plus puissants, elles ne trouvent pas plus d'avantage à user de cette stratégie.»

Très tôt, les filles font appel au langage et délaissent le recours à la force physique, qu'elles remplacent par l'agression indirecte. Ainsi, une petite fille qui est fâchée contre un autre enfant s'arrangera pour que personne ne joue avec lui. Ce mode d'agression, socialement plus acceptable, est utilisé de plus en plus couramment à mesure que les enfants, filles comme garçons, vieillissent.

Les enfants peuvent manifester de la colère et être agressifs physiquement dès l'âge de quatre mois, affirment certains chercheurs. Selon ceux-ci et contrairement à la croyance populaire, ces comportements houleux cacheraient une intention, viseraient un objectif bien précis.

L'expérience qui a permis de le démontrer consistait à attacher au poignet de plusieurs bébés une corde susceptible d'actionner un jouet musical. Les bambins ont vite compris qu'en bougeant leurs membres, ils pouvaient déclencher une musique qu'ils appréciaient, explique Richard Tremblay.

Or, lorsqu'on a décroché la corde du jouet de sorte que plus aucune musique ne pouvait être entendue même en gigotant vigoureusement, les nourrissons se sont mis carrément en colère. «Les bébés maîtrisent très tôt la notion de cause à effet, souligne le psychologue. Ils comprennent rapidement que, s'ils veulent voir leur mère, ils doivent pleurer et crier.»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012