Fourbus mais contents
Les aventuriers de l'école Vanguard racontent leur rencontre avec un castor et un... ours. Brrr!
8-3! Ne cherchez pas d'où vient ce cri du coeur qu'entonne vigoureusement le groupe d'aventuriers de 12-13 ans réuni pour nous sur le terrain de l'école Vanguard, à Saint-Laurent. On ne comprend pas ce que veut dire ce curieux mariage de deux chiffres, mais c'est un souvenir de voyage: pendant les trois jours d'expédition en canot-camping dans le parc national de Frontenac, les compères n'ont pas cessé de reprendre l'exclamation, scellant à chaque fois un peu plus leur amitié.
Les voilà donc de retour. Reprenons, sans erreur cette fois: Sarah-Gabrielle. Chanelle (et non Chanel). Marie-Pier (plutôt que Marie-Pierre). Guillaume. Et Alice. Finissants du primaire, qu'ils quittent aujourd'hui le coeur léger, ils ont terminé ce passage à l'école Vanguard par une aventure en forêt, dont ils parlent avec émotion, l'oeil quand même un brin fatigué...
Nous les avions rencontrés avant le départ, dans cette école privée qui sélectionne sa clientèle pour leur dossier scolaire, marqué par les difficultés d'apprentissage. Cette escapade était l'ultime défi, après l'école où maths et français représentaient d'imposantes gageures. Chose promise, chose due: voilà maintenant le bilan du voyage. Malgré une météo non indulgente — pluie, froid, vent et re-pluie —, ils ont eu du plaisir, ont croisé un castor, jurent qu'ils ont entendu un ours, ont craqué pour les guimauves ramollies par la flamme, ont aimé avoir peur des légendes de l'animateur et ont raffolé de l'aventure sur le lac.
Ils sont revenus terreux et odorants, mais satisfaits. L'école, qui fait de la distribution de défis sa marque de commerce, se termine sur une belle note. «8-3!», crient-ils tous en choeur, ravis de l'effet produit. C'est Guillaume, responsable du feu de camp, qui a sorti cette drôlerie de son sac à malices, et l'équipe a été conquise, et rigole en échangeant les regards complices.
«C'est un peu bizarre, mais ce cri d'équipe les a tellement soudés pendant la fin de semaine», raconte Patrick Boyer, éducateur qui ne les voit plus du même oeil après avoir goûté l'enthousiasme qui les a animés, malgré des conditions météo pas toujours faciles. «Je suis fier de ce qu'ils ont fait.»
Marie-Pier compte ses piqûres de mouche, comme on brandit un trophée: «J'en ai 36!» Chanelle raconte sa rencontre auditive avec un ours. «On ne l'a pas vu, mais on l'a entendu. C'est sûr que c'était ça.» Guillaume montre lui aussi ses balafres sur les jambes, souvenir d'un responsable du feu qui a été à la hauteur du défi. «J'ai veillé le feu jusqu'à 3 heures du matin.» Sarah-Gabrielle rapporte sa vision nocturne. «J'ai vu une étoile filante!» Alice a eu un coup de coeur pour la baignade dans le lac. «L'eau n'était même pas froide!»
En guise de récompense pour une année de dur labeur, l'aventure au lac à la Barbue, dans un parc situé aux confins des Cantons-de-l'Est et de Chaudière-Appalaches, a été «full chill», comme le dit si bien Guillaume. Ils sont prêts à repartir dès que Patrick lèvera le petit doigt, et l'animateur, éducateur spécialisé qui a suivi ses élèves pendant tout leur primaire, pourrait bien reprendre cette expérience en début d'année scolaire plutôt qu'à la toute fin pour une prochaine fois. «C'est tellement profitable, ça unifie le groupe, et ça va tout à fait dans le sens de ce que l'école veut faire.»
Le jeu de la sorcière et celui de la luciole — deux jeux de nuit à saveur de frousse et nécessitant une abondance de lampes de poche — ont été un succès auprès du jeune groupe, qui a préparé un pique-nique sur une île déserte trouvée au hasard d'une randonnée en canot. Le sentier sous la pluie battante ne les a pas rebutés, au contraire. Ils ont redoublé d'ardeur. Chapeau à tous, et... 8-3!
Les voilà donc de retour. Reprenons, sans erreur cette fois: Sarah-Gabrielle. Chanelle (et non Chanel). Marie-Pier (plutôt que Marie-Pierre). Guillaume. Et Alice. Finissants du primaire, qu'ils quittent aujourd'hui le coeur léger, ils ont terminé ce passage à l'école Vanguard par une aventure en forêt, dont ils parlent avec émotion, l'oeil quand même un brin fatigué...
Nous les avions rencontrés avant le départ, dans cette école privée qui sélectionne sa clientèle pour leur dossier scolaire, marqué par les difficultés d'apprentissage. Cette escapade était l'ultime défi, après l'école où maths et français représentaient d'imposantes gageures. Chose promise, chose due: voilà maintenant le bilan du voyage. Malgré une météo non indulgente — pluie, froid, vent et re-pluie —, ils ont eu du plaisir, ont croisé un castor, jurent qu'ils ont entendu un ours, ont craqué pour les guimauves ramollies par la flamme, ont aimé avoir peur des légendes de l'animateur et ont raffolé de l'aventure sur le lac.
Ils sont revenus terreux et odorants, mais satisfaits. L'école, qui fait de la distribution de défis sa marque de commerce, se termine sur une belle note. «8-3!», crient-ils tous en choeur, ravis de l'effet produit. C'est Guillaume, responsable du feu de camp, qui a sorti cette drôlerie de son sac à malices, et l'équipe a été conquise, et rigole en échangeant les regards complices.
«C'est un peu bizarre, mais ce cri d'équipe les a tellement soudés pendant la fin de semaine», raconte Patrick Boyer, éducateur qui ne les voit plus du même oeil après avoir goûté l'enthousiasme qui les a animés, malgré des conditions météo pas toujours faciles. «Je suis fier de ce qu'ils ont fait.»
Marie-Pier compte ses piqûres de mouche, comme on brandit un trophée: «J'en ai 36!» Chanelle raconte sa rencontre auditive avec un ours. «On ne l'a pas vu, mais on l'a entendu. C'est sûr que c'était ça.» Guillaume montre lui aussi ses balafres sur les jambes, souvenir d'un responsable du feu qui a été à la hauteur du défi. «J'ai veillé le feu jusqu'à 3 heures du matin.» Sarah-Gabrielle rapporte sa vision nocturne. «J'ai vu une étoile filante!» Alice a eu un coup de coeur pour la baignade dans le lac. «L'eau n'était même pas froide!»
En guise de récompense pour une année de dur labeur, l'aventure au lac à la Barbue, dans un parc situé aux confins des Cantons-de-l'Est et de Chaudière-Appalaches, a été «full chill», comme le dit si bien Guillaume. Ils sont prêts à repartir dès que Patrick lèvera le petit doigt, et l'animateur, éducateur spécialisé qui a suivi ses élèves pendant tout leur primaire, pourrait bien reprendre cette expérience en début d'année scolaire plutôt qu'à la toute fin pour une prochaine fois. «C'est tellement profitable, ça unifie le groupe, et ça va tout à fait dans le sens de ce que l'école veut faire.»
Le jeu de la sorcière et celui de la luciole — deux jeux de nuit à saveur de frousse et nécessitant une abondance de lampes de poche — ont été un succès auprès du jeune groupe, qui a préparé un pique-nique sur une île déserte trouvée au hasard d'une randonnée en canot. Le sentier sous la pluie battante ne les a pas rebutés, au contraire. Ils ont redoublé d'ardeur. Chapeau à tous, et... 8-3!
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