Québec subventionne une recherche pour mieux rénover les écoles

Au Québec, le réseau des écoles publiques compte 3300 établissements, dont 3000 doivent être rénovés.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Au Québec, le réseau des écoles publiques compte 3300 établissements, dont 3000 doivent être rénovés.

Pendant que Ricardo Larivée, Pierre Thibault et Pierre Lavoie imaginent le design des écoles du futur dans le cadre du projet Lab-École, un groupe de professeurs de l’Université Laval veut aider les écoles à faire les rénovations les plus susceptibles de favoriser la réussite scolaire.

Baptisé Schola, le projet sera développé sur le Web pour permettre à un maximum de professionnels d’y avoir accès. « D’ici cinq ans, on veut que la plateforme devienne une référence, un coffre à outils pour les gens engagés dans la rénovation du parc scolaire », a expliqué la professeure d’architecture Carole Després lors d’une présentation mardi matin.

Dès lors, Schola ne vient aucunement dédoubler les travaux lancés dans le cadre du projet Lab-École piloté par messieurs Larivée, Thibeault et Lavoie. Lab-École réalise des « études de cas sur des écoles neuves », souligne Mme Després. « Nous, on n’est pas du tout là-dedans. On travaille sur la rénovation des écoles existantes, et ici c’est une démarche scientifique. »

Au Québec, le réseau des écoles publiques compte 3300 établissements, dont 3000 doivent être rénovés. La majorité de ces écoles (69 %) ont été construites entre 1948 et 1973.

Le projet répond à une commande de la direction du ministère de l’Éducation responsable des infrastructures, qui a injecté 2,54 millions dans l’aventure.

D’abord au primaire

« Ça va être utile pour les architectes, mais aussi pour les directeurs d’école, les enseignants, les directeurs de services de garde », a expliqué Mme Després. Un enseignant pourrait par exemple y trouver des outils pour « optimiser l’espace de sa classe » afin que les élèves soient plus concentrés, mais aussi pour les amener à bouger davantage.

Mme Després s’est entourée de spécialistes en architecture, en éducation et pédagogie, en design et interaction numérique, en ambiances physiques et en mobilier et affichage.

L’équipe doit commencer à mettre du contenu en ligne cet été. Elle se penchera dans un premier temps sur les écoles primaires où les besoins sont les plus criants et, à partir de 2020, sur les écoles secondaires.

« L’organisation intérieure des écoles, la manière dont les pièces s’organisent […], le type de mobilier qu’on y retrouve, ça n’a jamais été repensé en profondeur pour tenir compte de la diversité des manières d’enseigner, la diversité des élèves et des services de soutien qui leur sont offerts », a signalé Mme Després.

On profitera en outre de ce projet pour revoir les normes du ministère qui encadrent les rénovations. Les normes actuelles datent de 1989 et tiennent en une page et demie en format Excel, déplore la chercheuse.

À l’époque, ajoute-t-elle, la proportion des enfants inscrits au service de garde était moins grande, ce qui explique que les locaux qui leur étaient alloués sont souvent trop petits. Même chose pour les professionnels (orthopédagogues et autres), pour lesquels souvent aucun lieu n’était prévu.

1 commentaire
  • Denis Paquette - Abonné 31 janvier 2018 09 h 34

    hé,oui seul les meilleurs s'en sortiront

    les écoles ne sont-elles pas notre avenir a la condition que nos écoles soient polyvalentes et accessibles,ne disons nous pas que dans une année, il se passe maintenant plus de choses que durant un sciecle, il y a un certains temps, nous avons la responsabilité de ces choses ,que des gens avisés s'intéressent a ces choses, que savons nous de ce qu'auront a vivre nos petits,petits, enfants