Les conducteurs d’autobus scolaires Transco en grève pour deux jours à Montréal

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

Des milliers d’élèves du primaire et du secondaire de l’île de Montréal devront trouver un autre moyen de transport entre la maison et l’école, mardi et mercredi, en raison d’une grève des conducteurs d’autobus scolaires de Transco.

Le conflit de travail touche quelque 15 000 élèves de la Commission scolaire de Montréal et des commissions scolaires Lester B. Pearson, Marguerite-Bourgeoys et English Montreal, de même que des élèves du Collège Sainte-Anne, un établissement privé.

Les quelque 330 membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco-CSN (STTT-CSN) ont rejeté les dernières offres patronales dans une proportion de 98 % lors d’un vote secret tenu le 23 janvier.

Le syndicat et l’employeur se sont rencontrés lundi pour tenter de dénouer l’impasse, sans succès. Les deux journées de grève prévues les 30 et 31 janvier sont donc maintenues.


Salaires en question 

Selon le syndicat, le conflit porte sur les salaires. Celui-ci reproche à l’employeur de vouloir « imposer un appauvrissement des travailleurs » en proposant un gel des salaires pour les deux premières années, puis des hausses qui correspondent à 50 pour cent de l’indice des prix à la consommation pour les trois années suivantes.

Nous voulons notre juste part des sommes que les commissions scolaires remettent à notre employeur afin d’augmenter nos salaires convenablement.

Sur la Rive-Sud, toutefois, un autre conflit de travail impliquant des chauffeurs d’autobus scolaires a été évité.

Le syndicat Unifor a annoncé, lundi, qu’une entente de principe avait été ratifiée dans une proportion de 78 % pour les chauffeurs et de 100 % pour les mécaniciens, la semaine dernière.

Environ 98 % des membres avaient voté, en décembre, pour la grève.

La section locale 510 représente une soixantaine de chauffeurs et une dizaine de mécaniciens qui veillent au transport scolaire des élèves fréquentant les écoles primaires et secondaires de la commission scolaire Marie-Victorin.

Dans un communiqué, le syndicat a indiqué que le nouveau contrat de travail, d’une durée de deux ans, prévoit des hausses salariales de 2,3 % rétroactivement au 1er juillet 2017 et de 2,25 % pour le 1er juillet 2018.