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    Le CPE du Complexe Guy-Favreau risque la fermeture

    15 décembre 2017 16h14 |Lia Lévesque - La Presse canadienne | Éducation
    Le complexe Guy-Favreau
    Photo: Michaël Monnier Archives Le Devoir Le complexe Guy-Favreau
    Le CPE du principal édifice fédéral à Montréal, le complexe Guy-Favreau, risque la fermeture, confronté qu’il est à un loyer qui est passé de 0 $ à 190 000 $ par année.

    Après 2018, ce Centre de la petite enfance n’arrivera plus à payer le loyer au propriétaire de l’édifice, qui est le gouvernement fédéral, alors que 70 % des enfants qu’il reçoit ont au moins un parent qui est fonctionnaire fédéral, a expliqué au cours d’une entrevue, vendredi, Stéphanie Harvey, parente-administratrice du CPE du Complexe Guy-Favreau.

    Ce CPE a reçu du financement d’Emploi et Développement social Canada jusqu’en 2016, en vertu de la Politique sur les garderies en milieu de travail.

    Depuis, trouver du financement est un défi.

    Après plusieurs mois, explique Mme Harvey, le CPE a réussi à obtenir 108 000 $ du gouvernement du Québec, mais il lui manque encore 82 000 $ pour payer son loyer. Il le paie maintenant à même ses réserves financières.

    Le CPE a écrit ou rencontré plusieurs députés et ministres fédéraux, pour finalement obtenir une somme de 50 000 $ pour 2017 et autant pour 2018. « On a écrit un nombre incalculable de lettres, autant les parents que le conseil d’administration », a confié Mme Harvey.

    Mais la somme reste incomplète et après 2018, c’est l’incertitude quant à l’avenir du CPE.

    « L’enjeu, c’est que selon la politique, un ministère devrait accepter de nous subventionner. Et on ne trouve aucun ministère prêt à se mettre la tête sur le billot présentement », a-t-elle déploré.

    À l’heure actuelle, le CPE accueille 66 enfants. « C’est difficile de faire de la rétention de parents, dans ce contexte-là. Les gens sont dans la crainte que ça ferme, donc c’est plus difficile et on a plus de roulement en raison des menaces potentielles de fermeture », explique Mme Harvey.

    La cause du CPE est soutenue par l’Alliance de la fonction publique du Canada, le grand syndicat qui représente les fonctionnaires fédéraux, et dont les membres au Québec sont affiliés à la FTQ.

    Le ministère y travaille

    Au bureau de la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Carla Qualtrough, on dit travailler encore à trouver une solution à moyen terme au problème du CPE.

    « En novembre, Services publics et Approvisionnement Canada a informé la directrice générale du Centre de la petite enfance du Complexe Guy-Favreau qu’une aide financière échelonnée sur deux ans leur était accordée. Cette aide financière est conditionnelle à la signature d’un bail qui couvrira deux années civiles, soit du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018. Nous continuons de travailler avec le syndicat et les autres ministères impliqués afin de trouver un dénouement positif pour tous les intervenants », a fait savoir la porte-parole de la ministre, Christine Michaud.

    Elle a réitéré la volonté du gouvernement Trudeau d’aider les familles et la classe moyenne. « Notre gouvernement réaffirme son engagement envers les familles canadiennes visant à créer un environnement offrant un meilleur équilibre travail-vie personnelle. »












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