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    Ultime appel pour reporter les élections scolaires

    Les commissions scolaires craignent l’indifférence des citoyens qui seront déjà sollicités par les élections générales

    15 décembre 2017 |Marco Fortier | Éducation
    Québec n’a rien fait depuis trois ans pour stimuler la participation anémique (4,85%) aux élections scolaires.
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Québec n’a rien fait depuis trois ans pour stimuler la participation anémique (4,85%) aux élections scolaires.

    Les commissions scolaires lancent un ultime appel au gouvernement dans l’espoir de reporter les élections scolaires, prévues le 4 novembre 2018, pour éviter un conflit d’horaire avec le scrutin provincial qui aura lieu un mois plus tôt.

     

    Dans une lettre au Devoir, les organisations regroupant la grande majorité des commissions scolaires, francophones et anglophones, manifestent leur « profonde déception devant l’immobilité du gouvernement dans le dossier de la démocratie scolaire ».

     

    Québec n’a rien fait depuis trois ans pour stimuler la participation anémique (4,85 %) aux élections scolaires.

     

    Le gouvernement sait pourtant que les électeurs risquent de rester chez eux lors du prochain scrutin scolaire étant donné qu’ils seront allés aux urnes à peine un mois plus tôt, le 1er octobre 2018, pour élire les députés provinciaux.

     

    Les associations regroupant les commissions scolaires « demandent au gouvernement de déposer un projet de loi, lors de la prochaine session parlementaire, proposant le report des élections scolaires », indique la lettre transmise au Devoir.

     

    Malgré les critiques, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, compte respecter le calendrier prévoyant un scrutin scolaire en novembre 2018, indique son attachée de presse, Marie Deschamps.

     

    Stimuler les électeurs

     

    La Fédération des commissions scolaires du Québec (et l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec proposent trois scénarios pour stimuler la participation électorale :

     

    tenir les élections municipales et scolaires en même temps, comme ça se fait ailleurs au Canada ;

     

    inscrire les élections scolaires à l’intérieur d’un cycle que nous venons d’entamer : les élections municipales en 2017, provinciales en 2018, fédérales en 2019 et scolaires en 2020 ;

     

    déplacer les élections scolaires au printemps « pour leur donner tout l’espace médiatique et promotionnel nécessaire pour rehausser le taux de participation ».

     

    Vote par Internet

     

    La FCSQ a adopté une autre résolution en conseil général, cette semaine, appuyant l’initiative du Directeur général des élections du Québec visant à implanter le vote électronique (par Internet) au Québec, y compris pour le prochain scrutin scolaire.

     

    Le report des élections scolaires ne fait pas l’unanimité dans le milieu de l’éducation. « Pour nous, arriver dans la dernière année d’un mandat et demander de prolonger le mandat de trois ans, on trouve que ça manque un peu d’éthique », dit Sylvain Martel, président du comité de parents de la Commission scolaire de Laval. Le comité réclame le respect du calendrier scolaire.

     

    Pour arrimer les scrutins municipaux et scolaires, il faudrait prolonger de trois ans les mandats des commissaires — les prochaines élections municipales sont prévues en 2021.

     

    « Ça serait le jour de la marmotte : les dernières élections scolaires, prévues en 2011, ont été tenues en 2014. Les commissaires avaient eu un mandat de sept ans, même si les mandats sont normalement de quatre ans. »













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