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    La revanche des programmes courts

    2 décembre 2017 | Hélène Roulot-Ganzmann - Collaboration spéciale | Éducation
    Depuis quatre ans que la formation est donnée, environ mille gestionnaires y ont participé et sa popularité ne fait que croître.
    Photo: iStock Depuis quatre ans que la formation est donnée, environ mille gestionnaires y ont participé et sa popularité ne fait que croître.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Concordia propose plusieurs certificats et programmes courts permettant de perfectionner ses compétences et ses connaissances sans s’embarquer dans un programme de MBA de deux ans. Des formations qui gagnent en popularité.

     

    Parce que les carrières sont de moins en moins rectilignes ou parce que les connaissances et les savoir-faire évoluent aujourd’hui à la vitesse grand V, de plus en plus de travailleurs se voient dans l’obligation de retourner à un moment ou un autre de leur vie professionnelle sur les bancs de l’université. Mais il n’est pas donné à tout le monde de quitter son emploi pendant deux ans pour décrocher un MBA. En réponse à cela, les universités proposent de plus en plus de programmes courts permettant une remise à niveau rapide. Concordia ne fait pas exception.

     

    Parmi eux, un certificat en entrepreunariat, qui, alors que l’économie québécoise est composée à 99 % de PME, dont un grand nombre tenues par des baby-boomers désireux de prendre leur retraite, vise à fournir les outils nécessaires pour faire qu’une acquisition soit une réussite, non un désastre.

     

    Gérer sa micro-entreprise

     

    D’autres ont pour objectif de rendre les étudiants meilleurs en négociation ou encore de les amener à utiliser leur intelligence émotionnelle pour diriger et motiver leurs équipes.

    Les participants apprennent de ceux qui enseignent, mais aussi de la cohorte. Au final, nous en faisons de meilleurs gestionnaires et beaucoup d'entre eux prennent par la suite du galon.
    Éric Paquette, président et cofondateur de l'Institut de leadership en gestion

    Depuis la rentrée, l’École de gestion John‑Molson de l’Université Concordia offre également un tout nouveau certificat de deuxième cycle en entrepreneuriat destiné notamment aux travailleurs autonomes.

     

    « Qu’ils soient artistes ou psychologues, ou encore graphistes ou rédacteurs, les travailleurs et travailleuses autonomes représentent plus de 15 % de la main-d’oeuvre canadienne, peut-on lire dans le document de présentation. Le certificat permet d’acquérir les compétences et les connaissances pour planifier, lancer et gérer leur propre micro-entreprise. Il est conçu spécialement par exemple pour des artistes souhaitant créer un studio autogéré, une musicienne voulant faire carrière comme travailleuse autonome, ou encore des professionnels désirant fonder un cabinet ou une société de conception. »

     

    Devenir de meilleurs gestionnaires

     

    Certains de ces programmes se donnent également en collaboration avec d’autres organismes. C’est le cas du Certificat en leadership et habiletés de direction, proposé par l’Institut de leadership en gestion. Vingt-cinq candidats par session, six jours, une thématique par jour. Communication, créativité, mobilisation des équipes, gestion des talents, etc. : les contenus ont été développés par l’Institut de leadership en gestion, le tout ayant été validé par le Centre des dirigeants John-Molson de l’Université Concordia.

     

    « L’intérêt de la formation, c’est qu’elle propose un travail intégrateur, explique Éric Paquette, président et cofondateur de l’Institut. Les participants se penchent sur la manière dont ils pourraient intégrer ce qu’ils apprennent dans leur vie professionnelle. »

     

    Chaque jour, plusieurs experts se succèdent ainsi sur l’estrade. Des personnalités connues également comme Pauline Marois, Pierre Marc Johnson ou encore Pierre Lavoie. Dans la salle, on retrouve des gestionnaires, des gens qui dirigent du personnel et qui se demandent comment mobiliser.

     

    « Nous faisons en sorte que les cohortes soient disparates avec des gens qui viennent du privé mais aussi d’OBNL et même d’organismes publics, note M. Paquette. Le choc des cultures est intéressant. Les participants apprennent de ceux qui enseignent, mais aussi de la cohorte. Au final, nous en faisons de meilleurs gestionnaires et beaucoup d’entre eux prennent par la suite du galon. »

     

    Depuis quatre ans que la formation est donnée, environ mille gestionnaires y ont participé et sa popularité ne fait que croître.













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