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    Enquête ESSIMU à l'Université Laval: 4 personne sur 10 disent avoir subi des violences sexuelles

    29 novembre 2017 | Isabelle Porter à Québec | Éducation
    <p>Au total, 9284 personnes ont participé à l’exercice en ligne, dont 1963 à l’Université Laval.</p>
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne

    Au total, 9284 personnes ont participé à l’exercice en ligne, dont 1963 à l’Université Laval.

    La nouvelle enquête ESSIMU révèle que parmi les personnes disant avoir subi de la violence sexuelle depuis leur arrivée à l’Université Laval, seulement 6 % ont signalé ou dénoncé ces gestes.

     

    Parmi les participants à l’étude, quatre personne sur 10 disent avoir subi une forme ou une autre de violence sexuelle. Chez les femmes, 47 % des étudiantes en ont été victimes, alors que chez les hommes, on parle de près d’un étudiant sur trois.

     

    Dans un cas comme dans l’autre, les raisons invoquées pour ne pas porter plainte ou demander de l’aide sont « très intéressantes » parce qu’elles peuvent donner des « pistes d’intervention », a fait valoir l’une des chercheuses impliquées dans l’étude, Francine Lavoie, de l’École de psychologie.

     

    Les victimes — hommes comme femmes — ont dit ne plus vouloir y penser, que la situation ne leur semblait pas « assez grave », qu’on ne les prendrait pas au sérieux ou que les démarches leur semblaient trop complexes. Fait à noter, la proportion de personnes victimes est aussi importante chez les membres du personnel que chez les étudiants (quatre personnes sur dix).

     

    Mené auprès de près de 2000 répondants, le sondage a été réalisé avant les agressions perpétrées aux résidences de l’Université Laval, soit en janvier 2016. Il s’inscrit dans l’Enquête indépendante sexualité, sécurité et interactions en milieu universitaire (ESSIMU).

     

    Victimes d’agressions

     

    Lorsque les victimes sont des étudiants, les résultats montrent que les agresseurs sont aussi majoritairement des étudiants (71 %), suivis des professeurs (21 %) et d’autres types d’employés (15 %). Les types de violences répertoriées comprennent le harcèlement, les comportements sexuels non désirés (y compris les agressions) et la coercition sexuelle (chantage en retour de récompenses dans le milieu).

     

    Au total, un étudiant sur cinq (22,5 %) a été victime de comportements sexuels non désirés et 5 % des étudiantes ont été victimes d’agressions sexuelles contre 3 % chez les hommes.

     

    Lancée en 2015 par l’UQAM, l’enquête ESSIMU sur les violences sexuelles en milieu universitaire a aussi étudié le phénomène à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), à l’Université du Québec à Chicoutimi, à l’Université de Montréal et à l’Université de Sherbrooke. Pour l’heure, seuls les résultats de Laval, de l’UQAM et de l’Université du Québec en Outaouais ont été rendus publics.

     

    Au total, 9284 personnes ont participé à l’exercice en ligne, dont 1963 à l’Université Laval.

     

    Les résultats obtenus à l’Université Laval sont « similaires » à ceux obtenus dans l’enquête nationale rendue publique l’an dernier.

     

    Les chercheuses ont toutefois relevé que certains endroits étaient plus risqués sur le campus de l’Université Laval, dont les résidences, les tunnels, le pub universitaire, les boisés et les sentiers qui se trouvent sur le territoire.

     

    Du côté des associations étudiantes, on voit dans ces résultats une raison de plus pour agir vite en ces matières. « Ce sont des constats qui sont graves », note le président de la Confédération des associations d’étudiantes et d’étudiants de l’Université Laval (CADEUL), Samuel Rouette-Fiset. « Ça vient faire ressortir le caractère urgent de la chose. »

     

    Du côté de la direction de l’Université, on a salué le travail de l’équipe de chercheuses et dit être déjà au travail pour élaborer une politique visant à contrer les violences sexuelles.

     

    Correctif Une version précédente du texte affirmait qu'un participant à l'étude sur quatre (25%) disait avoir subi une forme ou une autre de violence sexuelle. Il s'agit plutôt de quatre participants sur 10 (40%). Nos excuses.













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