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    Bienvenue aux maternelles 4 ans!

    28 octobre 2017 | Marie-Hélène Alarie - Collaboration spéciale | Éducation
    À ce jour, 288 classes de maternelle 4 ans existent.
    Photo: iStock À ce jour, 288 classes de maternelle 4 ans existent.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Une des mesures contenues dans la nouvelle politique de réussite scolaire du ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, est le déploiement de maternelles 4 ans en milieu défavorisé. En juin dernier, on annonçait l’ouverture de 100 nouvelles classes, ce qui porte aujourd’hui leur nombre à 288, réparties sur l’ensemble du territoire québécois.

     

    Cette mesure a été accueillie avec enthousiasme par le nouveau président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), Alain Fortier. Ce dernier tient toutefois à préciser qu’il est important de continuer à bien choisir les endroits où de telles classes doivent être implantées. Aujourd’hui, chaque milieu détient une cote selon qu’il est plus ou moins favorisé.

     

    « On fait des démarches afin de démontrer que des moyens précis rendent efficace la recherche des enfants qui ont vraiment besoin d’accompagnement le plus tôt possible afin qu’ils soient stimulés et qu’ils aient toutes les chances de se développer normalement tout au long de leur scolarisation », lance le président.

     

    À l’autre bout du spectre, au ministère, on songe à rendre obligatoire la fréquentation de l’école jusqu’à l’âge de 18 ans. M. Fortier n’est cependant pas convaincu que l’on aide quiconque ayant de la misère à rester assis en classe à 16 ans, en l’obligeant à demeurer sur les bancs de l’école jusqu’à 18 ans. Selon lui, mieux vaudrait multiplier l’offre éducative pour répondre aux besoins d’un public de plus en plus diversifié. La solution passera par la créativité, l’objectif étant d’essayer de voir comment offrir des voies de scolarisation aux personnes qui ont tendance à quitter le monde scolaire. Alain Fortier propose d’intensifier les mesures qui permettraient d’intégrer dès la 3e année du secondaire des programmes en concomitance métier-études.

     

    « Ce qui signifie qu’on ne perd pas de vue l’élève qui décide d’aller travailler, et qu’on est capable de lui offrir la possibilité de poursuivre aussi ses études en parallèle », précise-t-il.

     

    Un plan d’action à mettre en oeuvre

     

    Pour l’instant, on en est encore à attendre le plan d’action qui viendra réorganiser tout le réseau du primaire et du secondaire : « On est face à de grands enjeux qui sont très rassembleurs et on est sur un horizon de quinze ans. On offre notre collaboration au ministère pour donner un écho aux propositions de plan d’action. On veut être des partenaires dans cette élaboration », déclare le président, qui tient à ce que la FCSQ soit au premier rang lorsque viendra le temps d’implanter cette nouvelle politique localement.

     

    « Il faut que les moyens d’action mis en oeuvre soient spécifiques et répondent aux réalités locales, croit-il. Et c’est là qu’on aura un rôle de représentation très fort. »

     

    Il n’est plus question aujourd’hui au gouvernement de remettre en cause l’existence des commissions scolaires, comme ce fut le cas par le passé. Toutefois, Alain Fortier admet qu’un des enjeux importants de son mandat est de faire en sorte que l’élu scolaire continue de grandir en tant que citoyen engagé : « Il a un rôle à jouer, et ce rôle doit évoluer. Au-delà de la responsabilité d’administrer, on a aussi celle d’assurer une présence accrue auprès de nos communautés », convient-il.

     

    Après des années difficiles, Alain Fortier peut aujourd’hui enfin affirmer que « l’avenir est prometteur pour le réseau public de l’éducation ».













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