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    Concordia mène une opération séduction

    7 octobre 2017 | Jean-François Venne - Collaboration spéciale | Éducation
    Le Centre d’innovation et d’entrepreneuriat Disctrict 3 de Concordia, un incubateur récompensé en 2016 du prix Start-up Canada du soutien à l’entrepreneuriat pour le Québec.
    Photo: Université Concordia Le Centre d’innovation et d’entrepreneuriat Disctrict 3 de Concordia, un incubateur récompensé en 2016 du prix Start-up Canada du soutien à l’entrepreneuriat pour le Québec.
    Ce texte fait partie d’un cahier spécial.

    Le 28 octobre, l’Université Concordia ouvre ses portes pour charmer ses potentiels futurs étudiants. Une occasion en or de répondre à leurs questions, mais aussi de leur présenter certains côtés de l’établissement qu’ils connaissent moins bien.


    « La journée portes ouvertes vise bien entendu à présenter l’université aux étudiants potentiels et à leurs parents, mais elle permet aussi au grand public de venir voir ce que nous faisons à l’intérieur de l’université, dans des labos comme celui de Milieux, le nouvel Institut pour les arts, la culture et la technologie », lance Anne Whitelaw, vice-rectrice adjointe à la planification et au positionnement au vice-rectorat exécutif des affaires académiques de l’Université Concordia.

     

    L’université attend plus de 6000 étudiants potentiels lors de cette journée. C’est l’occasion idéale pour eux de trouver réponse à leurs interrogations. Et des questions, ils n’en manquent pas ! Les plus fréquentes portent forcément sur les programmes qu’ils envisagent de choisir et les occasions de carrière qui suivront l’obtention de leur diplôme. Ils trouveront réponse auprès de membres du personnel, comme des professeurs et du personnel administratif, mais surtout auprès d’étudiants des 1er, 2e et 3e cycles, bien identifiés par des t-shirts portant leur nom et leur spécialisation. C’est le moment pour Concordia de présenter ses programmes coop, les activités d’apprentissage expérientielles ou les stages.

    Ils [les étudiants] veulent savoir dans quel milieu de vie ils étudieront pendant des années, s’ils s’y sentiront bien, s’ils bénéficieront de soutien de la part de l’université et des différentes associations qui s’y trouvent
    Anne Whitelaw, vice-rectrice adjointe à la planification et au positionnement au vice-rectorat exécutif des affaires académiques de l’Université Concordia

    Un milieu de vie à découvrir

     

    Mais les questionnements des étudiants vont plus loin que les cours, les stages ou les occasions d’emploi. « Ils veulent savoir dans quel milieu de vie ils étudieront pendant des années, s’ils s’y sentiront bien, s’ils bénéficieront de soutien de la part de l’université et des différentes associations qui s’y trouvent », poursuit Anne Whitelaw. Ces associations sont d’ailleurs bien représentées pendant ces journées, qu’il s’agisse des associations étudiantes, du club Femmes en affaires ou d’Indigenous Directions, un groupe soutenant les étudiants autochtones.

     

    En plus des associations, les départements et facultés savent eux aussi mettre de l’ambiance et se présenter sous un angle original. Le Département de théologie, par exemple, propose une marche dans un labyrinthe pour connecter les futurs étudiants avec la spiritualité. La Faculté des sciences présente son « Lab Life Image Gallery », offrant un aperçu des travaux qui se font dans les laboratoires, dans des spécialisations aussi diverses que la génomique, la microscopie ou les nanosciences. Sans oublier les Beaux-Arts, l’un des piliers de l’Université Concordia. Les étudiants ne se gênent pas pour multiplier les démonstrations de leur savoir-faire en arts visuels, danse, art thérapie, etc.

     

    La journée assure aussi à certains futurs étudiants dont le profil est atypique de connaître leurs options. Plusieurs étudiants potentiels, en effet, ne proviennent pas directement du cégep. Ils peuvent être plus âgés, provenir du marché du travail, d’une autre province ou d’un autre pays. De plus, environ un quart des étudiants de Concordia ont le français comme langue première, qu’ils soient nés au Québec ou dans un autre pays de la francophonie. Il est donc important pour l’université de leur rappeler qu’ils peuvent, par exemple, faire des examens ou des travaux en français dans plusieurs cours, lorsque le professeur est à même de faire les corrections dans cette langue.

     

    L’université offre aussi des passerelles, notamment avec les étudiants provenant d’un programme technique d’un cégep anglophone ou francophone. Certaines formelles, comme en administration ou en génie, d’autres informelles, reposant sur une reconnaissance des cours réalisés au cégep. C’est le cas en danse, par exemple.

     

    Par ailleurs, les futurs étudiants étrangers ne peuvent tous être présents lors de cette journée, puisqu’un grand nombre ne sont pas encore arrivés au Québec. Qu’à cela ne tienne, s’ils ne peuvent se rendre à Concordia, Concordia se rendra à eux, en mettant à profit les outils que sont Facebook Live et autres médias sociaux lors de cette journée et même par la suite. « Ces outils nous permettent de garder le contact avec les étudiants potentiels, confirme Anne Whitelaw. Cela commence d’ailleurs bien avant la journée portes ouvertes, dès les premières étapes du recrutement, lorsqu’ils fréquentent l’école secondaire ou le cégep, et se poursuit après leur inscription chez nous. »

     

    Nouveau visage

     

    L’Université Concordia a évolué depuis ses débuts il y a moins de cinquante ans, et reste parfois encore prisonnière d’une image correspondant moins bien à sa réalité. Si on l’associe volontairement à la formation des enseignants, aux arts et à la culture, on oublie trop souvent qu’elle se tourne aussi de manière très dynamique vers les sciences dites « dures » et l’administration des affaires.

     

    Offert dans l’édifice certifié LEED argent de la John Molson School of Business, son MBA ne cesse de grandir et attire désormais 45 % d’étudiants étrangers, dont un nombre croissant de femmes. Anne-Marie Croteau est d’ailleurs officiellement devenue la première doyenne de cette école le 1er juin dernier. Toujours dans le monde des affaires, Anne Whitelaw n’est pas peu fière du Centre d’innovation et d’entrepreneuriat Disctrict 3, un incubateur récompensé en 2016 du prix Start-up Canada du soutien à l’entrepreneuriat pour le Québec.

     

    « Nous sommes de plus en plus reconnus pour nos recherches dans des domaines comme la génomique et la cybersécurité, ajoute Anne Whitelaw. Notre programme de formation en aérospatiale propose, quant à lui, une approche unique au Canada, en offrant un apprentissage émaillé de stages à l’intérieur d’une seule et même entreprise. Un grand nombre de ces étudiants sont par la suite embauchés par l’entreprise où ils ont fait leur stage. Nous souhaitons partager ce genre d’approches novatrices avec les futurs étudiants lors de leur visite à la journée portes ouvertes. »

     

    L’Université Concordia offre deux milieux de vie bien différents avec un campus en plein centre-ville et l’autre beaucoup plus à l’ouest, dans le quartier résidentiel de Notre-Dame-de-Grâce. Concordia invite d’ailleurs les étudiants potentiels à visiter les deux campus et met des navettes à leur disposition pour faire le trajet.

     

    Reste que pour toute université, l’objectif premier d’une journée portes ouvertes reste bien entendu de recruter les futurs étudiants. À l’automne 2017, les inscriptions à l’Université Concordia sont en hausse de 5 % comparativement à la même session en 2016.













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