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Les universités se font-elles rouler?

La triche intellectuelle est de plus en plus fréquente sur les campus

Il suffit de pianoter le mot «travail de session» (en anglais) et de le passer sous la lorgnette d’un moteur de recherche pour recevoir à l’écran une avalanche de propositions «beau, bon, pas cher». Sur un de ces sites, on nous interpelle: trav
Photo : Jacques Nadeau
Il suffit de pianoter le mot «travail de session» (en anglais) et de le passer sous la lorgnette d’un moteur de recherche pour recevoir à l’écran une avalanche de propositions «beau, bon, pas cher». Sur un de ces sites, on nous interpelle: trav
L'anecdote a de quoi faire sourire, mais pour certains professeurs d'université, elle est peut-être associée à une crainte permanente de se faire rouler par des petits malins abonnés à la triche. Un étudiant inscrit au cours de philosophie d'une université canadienne a répondu à la commande du professeur qui exigeait un texte d'opinion bien argumenté en soumettant un travail sur le plagiat, dont la conclusion pointait l'échec des universités à le déceler.
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  • Guillaume Girard
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    samedi 27 mars 2004 22h38
    Vous avez dit plagiat ?
    Ma première réaction en lisant l'article intitulé «Les universités se font-elles rouler?» a été de de me questionner si cela représentait réellement la réalité universitaire. Alors étant dans ce milieu, je me suis remémorer les différentes évaluation que j'ai effectué depuis mon entrée à l'université.

    En y repensant, je m'aperçois que cet article, même si on y trouve des statistiques à l'appui, ne représente peut-être pas la réalité québécoise. Bien sûr, le plagiat est présent, mais est-ce réellement à si grande échelle ? L'article pourrait laisser croire qu'il est normal d'utiliser la fonction «copier, coller» au secondaire ou au cégep, mais plusieurs programmes collégiaux se préoccupent de plus en plus de cette pratique et mettent des mesures en place pour contrer ce phénomène.

    En ce qui concerne l'université, je crois que les travaux d'équipes qui sont de plus en plus présents, et même omniprésents, à l'université aident à contrôler le plagiat par le fait qu'une personne seule ne peut endosser le travail et que les parties réalisées doivent être acceptées par les coéquipiers. Ainsi, avec un minimum de moralité, le plagiat ne se fait pas. En ce qui concerne les examens, il est vrai que la triche y est très présente, mais souvent les classes sont très chargées et il n'y a que une ou deux personnes pour surveiller des étudiants qui se chiffrent parfois en centaines.

    Comme plusieurs le soulèvent depuis quelques années, l'université est appelée à changer sur plusieurs plans comme l'utilisation de la propriété intellectuelle, les relations avec les entreprises et celles avec le milieu. Maintenant nous voyons que cette transformation devra aussi tenir compte des outils technologiques qui permettent le plagiat. Mais même si l'université laisse une plus grande place pour des diplômes réalisés en entreprises privées, est-ce que ces dernières seront plus aptes à déceler le plagiat ?

    Pour finir, il est bien de blâmer les étudiants qui utilisent ces services, mais ne faudrait-il pas aussi punir ceux qui encourage la pratique électronique décrite plus haut en donnant même des trucs pratiques pour éviter de se faire prendre ? Internet peut être un outil incomparable lorsqu'il est bien utilisé, or il se fait aussi le véhicule de messages et d'informations qui ne devraient pas s'y trouver. Mais n'oublions pas que le plagiat reste un choix que l'étudiant fait et que rien ne doit éxcuser cette pratique.

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