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    Lettre

    Quatrième essai…

    23 septembre 2017 | Henri Marineau Québec, le 20 septembre 2017 | Éducation

    En 2016, seulement 53 % des candidats à l’enseignement ont réussi l’examen de français obligatoire pour accéder à la profession lors du premier essai. Toutefois, étant donné qu’ils peuvent reprendre cette épreuve aussi souvent qu’ils le veulent tant qu’ils ne l’ont pas réussie, 96 % des candidats y parviennent… après quatre essais !

     

    Or, comme mesure de « redressement », l’Association des doyens, doyennes et directeurs, directrices pour l’étude et la recherche en éducation au Québec (ADEREQ) propose de limiter le processus de sélection à quatre tentatives, de telle sorte que le candidat ne puisse tenter sa chance indéfiniment… Une mesure draconienne, vous ne trouvez pas ?

     

    Gageons que si on permettait aux élèves de cinquième secondaire de reprendre leur examen du ministère en français quatre fois, le taux de diplomation grimperait en flèche, ce qui serait tout à fait normal, mais probablement qualifié par les enseignants de mesure laxiste.

     

    En bref, tant et aussi longtemps que les efforts de redressement liés à la connaissance de notre langue ne seront pas concentrés en amont, à savoir dès la première secondaire, nous assisterons à ces aberrations antipédagogiques qui placent devant les élèves de nouveaux professeurs inaptes à communiquer des connaissances qu’ils ne maîtrisent tout simplement pas.













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