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    La Fédération des cégeps dénonce la proposition du PQ

    6 septembre 2017 |Améli Pineda | Éducation
    Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, estime que les cégeps anglophones ne peuvent pas être «des bars ouverts».
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, estime que les cégeps anglophones ne peuvent pas être «des bars ouverts».

    La réduction du financement des cégeps anglophones que souhaite proposer le chef du Parti québécois Jean-François Lisée ne tient pas la route et brimerait la liberté de choix des étudiants, déplore la Fédération des cégeps.

     

    « Je vois difficilement comment ils pourraient défendre juridiquement leur position. Ce qu’ils proposent c’est de faire une distinction discriminatoire basée sur la langue pour des gens qui font le choix de poursuivre leurs études », souligne Bernard Tremblay, président et directeur général de la Fédération des cégeps.

     

    Le Devoir révélait mardi que des militants du PQ proposeront en congrès un amendement en ce sens qui serait accepté par M. Lisée.

     

    Mardi, le chef péquiste a confirmé être en faveur d’une diminution du financement des cégeps anglais.

     

    Selon lui il est temps que les cégeps anglophones cessent d’être des « bars ouverts » pour les étudiants francophones. Il croit que ces établissements doivent plutôt se concentrer sur leur « rôle premier », soit de répondre aux besoins de la population historique anglophone.

     

    « On ne va pas étendre la loi 101 aux cégeps, mais il y a certainement des façons de faire en sorte que le cégep anglophone ne soit pas un bar ouvert extensible et qu’il réponde au besoin pour lequel il existe », a indiqué M. Lisée.

     

    Au lieu de financer les cégeps anglophones en fonction du nombre d’étudiants qui le fréquentent, M. Lisée proposerait qu’ils soient subventionnés selon le poids démographique proportionnel à la communauté historique anglophone.

     

    Il propose aux étudiants francophones et allophones de pouvoir faire une session dans un cégep anglophone pour parfaire leur anglais.

     

    Le président de la Fédération des cégeps estime quant à lui que cette suggestion aurait le même effet que d’étendre la loi 101 au collégial.

     

    « On cherche à faire indirectement ce qu’on prétend ne pas faire directement », dit M. Tremblay.

     

    « L’éducation postsecondaire est un choix. Et celui-ci se base sur plusieurs éléments que ce soit par exemple les programmes offerts par le cégep, la proximité de l’établissement ou l’atmosphère du lieu. On ne peut pas brimer ce choix-là ».

     

    M. Tremblay souligne également qu’actuellement le Québec compte cinq cégeps anglophones et 43 cégeps francophones.

     

    « Les cégeps anglophones ont une capacité limitée. Même si 25 000 francophones s’inscrivaient au cégep anglais, il y a une limite d’accueil actuellement et il n’a jamais été question d’ouvrir d’autres cégeps anglophones », rappelle-t-il.

     

    Le Parti libéral estime que la proposition de M. Lisée « ne tient pas debout ».

     

    « Je pense qu’on a le droit d’aller, une fois atteinte la majorité, comme c’est le cas lorsque rendu au cégep [dans un établissement de la langue de notre choix]. Si des enfants du Québec, des jeunes adultes du Québec veulent aller au cégep en anglais, ils peuvent le faire », a fait valoir le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx.

     

    La ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David a souligné qu’un gouvernement libéral « ne dictera pas le choix de la langue d’étude ni le lieu d’étude, que ce soit au cégep ou à l’université ».

     

    Jean-François Lisée a rappelé être toujours en discussion avec des militants de son parti pour trouver « un point d’équilibre » d’ici le congrès de la fin de semaine sur la question de la langue dans le parcours scolaire des Québécois.


    Souveraineté et immigration Un Québec indépendant traiterait plus rapidement les dossiers des demandeurs d’asile assure le Parti québécois dans une capsule vidéo lancée mardi sur les réseaux sociaux.

    Selon des chiffres présentés par le chef péquiste Jean-François Lisée, le Canada est le pays le plus lent du G7 dans le traitement des requêtes de demandeurs d’asile.

    M. Lisée a présenté mardi le projet « 50 +1 réponses pour l’indépendance ». Cette série de capsules vidéo vise à faire la promotion de l’indépendance à travers différents thèmes, dont l’immigration.

    Dans l’une d’elles, le PQ assure qu’un Québec indépendant aurait une meilleure gestion des frontières. Il ne signerait pas l’entente sur les pays tiers sûrs, ce qui évitera à des demandeurs d’asile « de traverser illégalement un bois ».

    M. Lisée soutient que le délai de traitement d’une demande peut atteindre jusqu’à trois ans dans certains cas. Il montre du doigt la Cour suprême du Canada, qui dit-il, « a décidé que dès qu’on avait le pied sur le territoire on avait tous les droits de citoyen canadien ».












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