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    La 8e Semaine de l’école publique mise sur l’alphabétisation

    2 septembre 2017 | Claude Lafleur - Collaboration spéciale | Éducation
    L’école publique essaie par tous les moyens de relever les défis que pose l’analphabétisation.
    Photo: IStock L’école publique essaie par tous les moyens de relever les défis que pose l’analphabétisation.
    Ce texte fait partie d’un cahier spécial.

    Du 1er au 7 octobre, la 8e édition de la Semaine pour l’école publique, organisée par la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), se tiendra sur le thème de l’alphabétisation.


    Photo: Fédération autonome de l’enseignement Nathalie Morel

    « Les problèmes d’alphabétisation touchent tout le monde — toute la société — et pas seulement les élèves à l’école. C’est pourquoi, à la FAE, nous nous en préoccupons »
    , déclare Nathalie Morel, vice-présidente à la vie professionnelle de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). « Nous créons l’avenir », tel est le mot d’ordre que la FAE s’est donné, ajoute Mme Morel.

     

    La FAE regroupe huit syndicats qui représentent plus de 34 000 enseignants du préscolaire, du primaire, du secondaire, de l’enseignement en milieu carcéral, de la formation professionnelle et de l’éducation des adultes.Nathalie Morel est elle-même enseignante au primaire depuis 26 ans. Comme vice-présidente à la vie professionnelle de la FAE, elle est en outre responsable d’organiser la Semaine pour l’école publique que tient chaque année la FAE. « Il s’agit d’une semaine où nous souhaitons que tout le monde se mette ensemble derrière l’école publique », précise-t-elle.

     

    La FAE cherche ainsi à réunir autant les représentants patronaux que syndicaux, les parents, divers représentants de la société civile, de même que des groupes aussi diversifiés que l’Union des artistes (UDA) et une panoplie de groupes communautaires, dont certains oeuvrant en alphabétisation. « Nous comptons une quarantaine de partenaires pour notre Semaine pour l’école publique », indique avec joie l’organisatrice.

     

    L’école universelle et égalitaire

     

    C’est ainsi que, chaque année, durant une semaine, la Fédération autonome de l’enseignement ne met en avant aucune revendication, mais invite plutôt tout le monde à célébrer l’école publique. « C’est une semaine de trêve, pourrait-on dire, explique Nathalie Morel, durant laquelle nous parlons tous d’une seule voix. »

     

    La FAE vise avant tout à faire connaître l’école publique. « Nous ne cherchons pas tant à parler des “bons coups” qui se font à l’école publique — bien qu’il s’y fasse de véritables petits miracles —, mais tout simplement à montrer ce qu’est l’école publique », explique-t-elle.

     

    Comme enseignante et représentante syndicale, Mme Morel constate en effet que quantité de mythes et de mauvaises perceptions sont véhiculés à propos de l’école publique. « Or, nous voulons montrer ce qu’est véritablement l’école publique, tout simplement », dit-elle. Pour ce faire, la FAE organise des visites et diverses activités de sensibilisation.

     

    L’enseignante lance même un cri du coeur : « L’école publique, c’est l’école universelle, c’est l’école qui accueille tout le monde, c’est l’école de l’égalité des chances pour tous ! » Du coup, elle déplore que ce secteur soit victime de tant de perceptions négatives « qui n’ont pas lieu d’être puisqu’il se fait des miracles tous les jours dans nos écoles publiques ».

     

    Priorité : alphabétisation

     

    L’édition de la Semaine pour l’école publique de cette année accordera une place particulière à la sensibilisation de tous à l’importance de l’alphabétisation. On estime en effet qu’un adulte sur cinq au Québec éprouve de graves difficultés en littératie, c’est-à-dire que, même s’ils savent lire, ces adultes sont difficilement capables de comprendre le contenu d’un texte. On évalue aussi que l’analphabétisme coûte plus de 7 milliards de dollars chaque année à l’économie québécoise.

     

    Un tel contexte a incité la FAE à se joindre au Réseau de lutte à l’analphabétisme qui milite afin que le gouvernement se dote d’une véritable stratégie nationale de lutte contre l’analphabétisme. « Il est urgent que le problème de l’analphabétisme [ou de la faible littératie] soit davantage pris en compte dans l’espace public et politique, indique le Réseau. Une intervention vigoureuse de l’État et de l’ensemble de la société est devenue incontournable. »

     

    C’est précisément pour cette raison que 20 organisations nationales, dont la FAE, ont décidé d’unir leurs forces autour d’objectifs communs et d’une vision partagée de la lutte contre l’analphabétisme. Le Réseau de lutte à l’analphabétisme s’est donc donné pour mission de sensibiliser la société à cette question, à ses causes et à ses conséquences. « On ne le répétera jamais assez, enchaîne Nathalie Morel, mais l’alphabétisation est au coeur non seulement de la réussite scolaire, mais de la réussite tout court ! »

     

    Dans le cadre de sa 8e Semaine pour l’école publique, la FAE fera ressortir le rôle que joue le système scolaire en matière d’alphabétisation, mais elle en profitera aussi pour rendre hommage au travail de plusieurs regroupements, organismes et individus qui oeuvrent dans ce domaine. Mme Morel souligne que le comité chargé de décider à quelles personnes, à quels organismes ou à quels regroupements la FAE rendra hommage a une tâche difficile tant il a l’embarras du choix.

     

    La 8e Semaine pour l’école publique sera ainsi l’occasion de montrer à quel point l’école publique fait partie de la société et travaille de concert pour relever les défis que pose l’alphabétisation.













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