Vers une première université de langue française en Ontario

La ministre de l'Enseignement supérieur de l'Ontario, Deb Matthews
Photo: Pawel Dwulit La Presse canadienne La ministre de l'Enseignement supérieur de l'Ontario, Deb Matthews

Toronto — Un pas de plus a été franchi vers une université de langue française en Ontario, lundi, le gouvernement libéral ayant annoncé son intention de présenter un projet de loi en vue de créer une telle institution.

 

Le gouvernement provincial acquiesce ainsi à des recommandations clés du rapport du Conseil de planification pour une université de langue française.

 

Le lieu n’a pas encore été déterminé, mais l’université serait appelée à répondre à des besoins dans le centre et le sud-ouest de l’Ontario, des secteurs où la croissance de la population francophone est la plus rapide.

 

Quelque 611 500 francophones résident en Ontario.

 

La ministre de l’Enseignement supérieur, Deb Matthews, a parlé d’un « énorme pas en avant », disant que cela offrirait l’accès à une éducation universitaire de langue française d’excellente qualité.

 

Une première

 

Le gouvernement de l’Ontario a indiqué qu’il s’agirait de la première université du genre dans la province, bien qu’il y ait déjà deux collèges publics de langue française et neuf établissements bilingues ou de langue française qui proposent des programmes universitaires.

 

La ministre aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde, a déclaré que la culture francophone et la langue française ont toujours été essentielles à l’identité et à la prospérité de l’Ontario.

 

« La création d’une nouvelle université de langue française, gouvernée par et pour les francophones, marque un jalon important pour les francophones de l’Ontario ainsi que pour les générations futures », a soutenu Mme Lalonde dans un communiqué.

  • Claude Gélinas - Abonné 28 août 2017 19 h 43

    Le traitement des francophones de l'Ontario.

    Le Québec avec McGill, Concordia et Lenoxville et les anglophones se plaignent et quittent le Québec une fois leur diplôme en poche sans, pour un grand nombre, redonnner à la société québécoise.

    Et par la suite, l'on soutiendra que les francophones de l'Ontario sont bien desservis par le milieu universitaire.