Concordia propose une «privatisation» partielle
Après avoir difficilement équilibré sa situation financière, l'université Concordia prévient qu'elle sombrera de nouveau dans les déficits à répétition si de l'argent neuf n'atterrit pas dans les universités. Elle propose ainsi de «privatiser» des secteurs d'enseignement et des groupes de clientèle pour renflouer les coffres.
Lors de son passage hier devant la commission parlementaire sur les universités, Concordia a elle aussi martelé l'importance d'un réinvestissement rapide afin de permettre à l'établissement de maintenir son niveau de recrutement, qui a augmenté de 35 % au cours des cinq dernières années. «En réaliser plus avec moins peut être considéré comme une vertu, mais il y a une limite où on atteint maintenant le point de désintégration», a expliqué hier le recteur Frederick H. Lowy. «Notre période d'équilibre budgétaire est terminée et, je le répète, sans un investissement significatif, nous devrons recommencer le cycle des déficits annuels», une ère de laquelle Concordia a récemment émergé.
Pour résoudre le casse-tête financier auquel Québec doit faire face, Concordia suggère entre autres de dégeler les droits de scolarité selon un modèle britannique en vertu duquel l'étudiant rembourserait sa dette une fois diplômé, et uniquement à partir d'un certain revenu annuel.
Déréglementation
Mais Concordia va plus loin, avançant des «possibilités de privatisation» à autoriser dans certains secteurs d'enseignement, lesquelles entraîneraient une déréglementation complète des droits de scolarité par secteur et par cycle. Rappelons que la faculté de droit de l'université McGill a jonglé avec cette idée, sans que celle-ci ne se concrétise.
«Nous parlons ici non seulement des vases communicants entre les programmes universitaires liés aux besoins de l'industrie pour mieux desservir rationnellement cette dernière mais aussi de la possibilité de privatiser les étudiants internationaux de premier cycle et quelques programmes spécialisés», a ajouté le recteur Lowy lors de son allocution devant la commission de l'Éducation.
«Nous savons que ces étudiants sont prêts à payer un prix plus élevé», a-t-il affirmé plus tard après avoir précisé que les étudiants étrangers composent 10 % de la clientèle de Concordia.
L'université a soumis ces idées tout en précisant qu'un examen attentif de l'accessibilité des études devrait accompagner toute mesure menant à la hausse des droits de scolarité. L'Association des étudiants de Concordia, dont quelques représentants flanquant le recteur Lowy ont eu droit à quelques minutes d'audience, s'est d'ailleurs immédiatement inscrite en faux contre tout dégel des droits.
Lors de son passage hier devant la commission parlementaire sur les universités, Concordia a elle aussi martelé l'importance d'un réinvestissement rapide afin de permettre à l'établissement de maintenir son niveau de recrutement, qui a augmenté de 35 % au cours des cinq dernières années. «En réaliser plus avec moins peut être considéré comme une vertu, mais il y a une limite où on atteint maintenant le point de désintégration», a expliqué hier le recteur Frederick H. Lowy. «Notre période d'équilibre budgétaire est terminée et, je le répète, sans un investissement significatif, nous devrons recommencer le cycle des déficits annuels», une ère de laquelle Concordia a récemment émergé.
Pour résoudre le casse-tête financier auquel Québec doit faire face, Concordia suggère entre autres de dégeler les droits de scolarité selon un modèle britannique en vertu duquel l'étudiant rembourserait sa dette une fois diplômé, et uniquement à partir d'un certain revenu annuel.
Déréglementation
Mais Concordia va plus loin, avançant des «possibilités de privatisation» à autoriser dans certains secteurs d'enseignement, lesquelles entraîneraient une déréglementation complète des droits de scolarité par secteur et par cycle. Rappelons que la faculté de droit de l'université McGill a jonglé avec cette idée, sans que celle-ci ne se concrétise.
«Nous parlons ici non seulement des vases communicants entre les programmes universitaires liés aux besoins de l'industrie pour mieux desservir rationnellement cette dernière mais aussi de la possibilité de privatiser les étudiants internationaux de premier cycle et quelques programmes spécialisés», a ajouté le recteur Lowy lors de son allocution devant la commission de l'Éducation.
«Nous savons que ces étudiants sont prêts à payer un prix plus élevé», a-t-il affirmé plus tard après avoir précisé que les étudiants étrangers composent 10 % de la clientèle de Concordia.
L'université a soumis ces idées tout en précisant qu'un examen attentif de l'accessibilité des études devrait accompagner toute mesure menant à la hausse des droits de scolarité. L'Association des étudiants de Concordia, dont quelques représentants flanquant le recteur Lowy ont eu droit à quelques minutes d'audience, s'est d'ailleurs immédiatement inscrite en faux contre tout dégel des droits.
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