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    «La fonction publique est en pleine effervescence»

    31 mai 2017 | Hélène Roulot-Ganzmann - Collaboration spéciale | Éducation
    La fonction publique aurait un énorme besoin de relève, selon le directeur général par intérim de l’École nationale d’administration publique (ENAP), André Bourret.
    Photo: IStock La fonction publique aurait un énorme besoin de relève, selon le directeur général par intérim de l’École nationale d’administration publique (ENAP), André Bourret.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Après plusieurs années difficiles dues à un contexte de compressions tant dans les budgets que dans les effectifs, le directeur général par intérim de l’École nationale d’administration publique (ENAP), André Bourret, affirme que la fonction publique attire de nouveau les jeunes.


    « Nous entrons dans une ère beaucoup plus positive, affirme-t-il. Cela ne veut pas dire que les effectifs vont de nouveau augmenter, mais il y a indéniablement un changement de garde. Beaucoup de départs à la retraite. Un énorme besoin de relève. La fonction publique est en pleine effervescence. »

     

    Une relève que l’ENAP se dit prête à former. La seule école francophone d’administration publique en Amérique du Nord a même revu tous ses programmes afin de s’adapter aux mutations que connaît la fonction publique au Québec, mais aussi partout dans le monde.

    André Bourret

    « Nous entrons dans un nouveau paradigme, souligne M. Bourret. Il faut améliorer les services rendus à la population, notamment dans un contexte de vieillissement, alors même que les effectifs sont réduits. Bref, nous aurons besoin d’équipes plus efficientes et d’une gestion axée sur les résultats. »

     

    L’ENAP reçoit environ 2500 étudiants et propose des programmes de deuxième et troisième cycles. Elle a des antennes à Montréal, à Québec et à Gatineau, mais se déploie également à Saguenay et à Trois-Rivières, et s’externalise même parfois au sein d’organismes régionaux ayant des besoins spécifiques. Des cours en ligne sont également proposés, certains programmes pouvant être totalement suivis depuis la maison.

     

    L’école propose cependant essentiellement deux grands profils. Une maîtrise en administration publique exécutive destinée principalement à des gestionnaires qui travaillent déjà et qui étudient à temps partiel, et une autre à destination d’étudiants en tout début de carrière, voire sortant du baccalauréat. Eux étudient le plus souvent à temps plein.

     

    « La première a été complètement revue il y a deux ans, indique le directeur. Nous avons consulté le milieu pour procéder à sa refonte et elle est aujourd’hui axée sur la gestion des ressources humaines et financières, le leadership, la gestion du changement et de la transformation des organisations, ou encore l’intelligence d’affaires appliquée au secteur public. Depuis, nos cohortes augmentent de 5 à 20 % selon les trimestres. Le deuxième profil sera quant à lui renouvelé l’automne prochain. »

     

    Celui-ci est destiné à former des gens qui appuieront les décideurs. Des gens capables de faire de la veille et de fouiller des bases de données, des recherchistes, des conseillers qui apprendront notamment à utiliser tous les outils capables de les aider dans la mise en oeuvre de politiques publiques.

     

    Pour favoriser l’adaptation aux changements, plusieurs thématiques ont fait leur apparition ou ont été renforcées dans les programmes. Parmi elles, l’économie collaborative, la gestion de la diversité, le développement durable, la gestion des marchés publics dans une optique de lutte contre la corruption, ainsi que la transformation de l’État à l’ère du numérique.

     

    « On y évoque notamment tout ce qui a trait à la gestion des réseaux sociaux, les données ouvertes et les données massives ou encore l’accès à l’information, explique André Bourret. Nous évoquons également la problématique de la radicalisation, toute la question des accords internationaux, le leadership chez les femmes en gestion, etc. »

     

    Enfin, l’ENAP proposera dès l’automne prochain un programme de deuxième cycle de gestion en contexte autochtone, en collaboration avec le Conseil en éducation des Premières Nations.













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