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    Éducation

    La commission scolaire Kativik obtient un lien direct au ministère

    Elle attribue en partie ses difficultés de diplomation à des délais bureaucratiques

    16 mai 2017 |Jessica Nadeau | Éducation
    La semaine dernière, la commission scolaire Kativik a envoyé une lettre au ministre de l’Éducation.
    Photo: Steven Roberge CC La semaine dernière, la commission scolaire Kativik a envoyé une lettre au ministre de l’Éducation.

    En réponse aux demandes insistantes de la commission scolaire Kativik, qui s’impatientait devant les délais bureaucratiques qui privent leurs élèves d’avoir un véritable diplôme d’études secondaires, le ministère de l’Éducation vient de désigner un interlocuteur unique au sein de son ministère pour assurer le suivi des dossiers.

     

    La semaine dernière, la commission scolaire Kativik a envoyé une lettre au ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, pour lui faire part des nombreux défis auxquels se heurtent les écoles du Nunavik, dans le Nord-du-Québec.

     

    La commission scolaire proposait dans un premier temps d’établir un canal de communication direct entre la commission scolaire et le ministère.

     

    « En ce moment, nous sommes obligés de passer par divers fonctionnaires qui ne connaissent rien de notre réalité unique et de la gravité de la situation, résume le vice-président de la commission scolaire, Robert Watt, en entrevue au Devoir. Les dossiers restent coincés dans les dédales bureaucratiques. C’est pourquoi nous aimerions que le ministre identifie une personne qui serait notre lien au ministère pour que l’on puisse s’assurer que les choses avancent. »

    L'inaction du gouvernement me fait croire que Québec n'a absolument aucun respect, aucune considération pour la gravité du problème
    Robert Watt, vice-président de la Commission scolaire Kativik

    Ce dernier rappelle que le gouvernement du Québec a des obligations, en fonction de la Convention de la baie James et du Nord québécois, qui régit cette commission scolaire au statut particulier. « L’une des obligations du gouvernement, c’est de s’assurer que les élèves du Nunavik ont une éducation de qualité égale à celle de tous les autres québécois. Mais comment peut-on faire ça si on est complètement déconnecté de Québec ? »

     

    Manque de considération

     

    Il accuse notamment Québec de ne pas agir assez rapidement pour accréditer les programmes de mathématique et de science, privant ainsi les finissants de leur diplôme d’études secondaires.

     

    Dans un article publié récemment dans Le Devoir, la commission scolaire reconnaissait qu’elle avait mis trop de temps à réviser les programmes, raison pour laquelle le ministère avait décidé de décerner des attestations de reconnaissance d’équivalences d’études secondaires plutôt qu’un vrai diplôme.

     

    Mais de nouvelles versions du programme ont été déposées au ministère en novembre dernier, rappelle le vice-président Robert Watt.

     

    « Ils ne communiquent pas avec nous et n’ont toujours pas accrédité les programmes. Ils nous demandent une nouvelle approche, on leur fait des propositions et ils ne nous répondent même pas […] L’inaction du gouvernement me fait croire que Québec n’a absolument aucun respect, aucune considération pour la gravité du problème. »

     

    Ministre

     

    Lorsque questionné par le député péquiste Alexandre Cloutier, pendant l’étude des crédits il y a deux semaines, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, avait dû s’enquérir auprès de ses fonctionnaires pour obtenir des réponses, n’étant visiblement pas au fait de cette situation. Il s’était dit préoccupé par cette situation et s’était engagé à régler le problème.

     

    À son cabinet, on confirme avoir pris connaissance de la lettre de la Commission scolaire Kativik la semaine dernière.

     

    « Depuis, des gestes concrets ont été posés pour y donner suite, une personne de la direction des affaires autochtones a été assignée au dossier. Des échanges ont lieu actuellement avec la commission scolaire », répond l’attachée de presse du ministre, Marie Deschamps.













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