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    Éducation

    La CSDM réinvestit dans les services aux élèves

    11 mai 2017 |Jessica Nadeau | Éducation
    L’an dernier, la Commission scolaire de Montréal avait dû supprimer quelque 70 postes de professionnels.
    Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir L’an dernier, la Commission scolaire de Montréal avait dû supprimer quelque 70 postes de professionnels.

    Après des années de compressions et de suppressions de postes, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) retrouve la voie des embauches. Quelque 200 postes seront ajoutés l’an prochain, dont une soixantaine de professionnels qui offrent des services directs aux élèves.

     

    L’ambiance était pratiquement à la fête mercredi soir au Conseil des commissaires. Ces dernières années, les séances du conseil, et particulièrement celles où l’on adoptait le plan d’effectifs, étaient houleuses alors que les pertes de postes et de services se multipliaient.

     

    Mais cette fois-ci, pas de manifestants, pas même un seul parent pour se présenter au micro au cours de la période réservée au public. « Ça doit bien aller, ça fait différent des dernières années », s’est réjouie la présidente Catherine Harel Bourdon.

     

    Même le président du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal (SPPMEM), Michel Mayrand, se disait « très joyeux et guilleret » en prenant la parole devant les commissaires. « C’est un plan d’effectifs qui est très au-delà de ce qu’on espérait », a-t-il soutenu, tout sourire.

     

    Chez les professionnels, le plan d’effectifs pour l’année scolaire 2017-2018 prévoit l’ajout de 64 postes, dont 21 orthophonistes et 27 psychoéducateurs. C’est une augmentation de plus de 10 % des effectifs par rapport au nombre actuel.

     

    Selon les calculs du syndicat, le nombre de professionnels n’est pas revenu au niveau de 2009, mais, en décortiquant les chiffres par corps d’emploi, son président y voit une amélioration des services pour les élèves. « Globalement, c’est très encourageant, on offre plus de services professionnels directs à l’élève qu’on ne l’a jamais fait auparavant. »

     

    Manque de psychologues

     

    Michel Mayrand a tout de même fait part de ses « inquiétudes » pour les psychologues, conseillers en orientation et animateurs de vie spirituelle et d’engagement communautaire, qui ont écopé très sévèrement ces dernières années et qui ne bénéficient pas aujourd’hui du retour très attendu à l’équilibre budgétaire de la CSDM. Pour l’ensemble du territoire de la CSDM, on ajoute 1,3 psychologue. « Nous sommes trop peu, une quinzaine de psychologues pour répondre aux besoins des 123 écoles primaires », a dénoncé Carole Charbonneau, psychologue qui accompagnait le président du SPPMEM.

     

    Quelque 120 postes sont ajoutés en soutien technique — concierges, ouvriers, personnel de cafétéria —, ce qui représente une augmentation de 5 % par rapport à la situation actuelle.

     

    Enfin, la CSDM rajoute cinq postes de cadres, une mince consolation pour l’Association des cadres de Montréal (ACM). « Nous saluons le fait que le plan d’effectifs des cadres ne comporte pas de coupes », a soutenu son président, Daniel Martin, qui a rappelé aux commissaires à quel point ses membres avaient fait des sacrifices ces dernières années. « Nous vous demandons bien humblement de ne pas oublier d’investir en gestion. Ce sont vos lieutenants qui vous le demandent, car ils en ont véritablement besoin. »

     

    Pour les enseignants, il faudra attendre encore quelques semaines avant d’avoir un portrait des besoins, puisque leur nombre n’est pas déterminé dans le plan d’effectifs, mais en fonction du nombre d’élèves.

     

    « Moins que le minimum requis »

     

    Trois commissaires indépendants ont toutefois voté contre l’adoption du plan d’effectifs, affirmant qu’il était impossible de parler de réinvestissement dans un tel contexte. « Depuis 2010, nous avons 400 employés de moins pour faire réussir 4500 élèves de plus, note le commissaire Jean-François Gosselin. Ce soir, nous rouvrons près de 200 postes. On serait presque tentés de se réjouir, mais ce sont 200 postes sur les 400 perdus. Dans ce contexte, est-ce que nous répondons bien aux besoins de nos élèves ? Notre réponse est non. Car malgré les 200 postes annoncés ce soir, nous continuons à avoir moins que le minimum requis pour desservir notre population scolaire. »

     

    La présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, a elle-même reconnu que « cette augmentation [du personnel dans les écoles] ne compense pas le recul des dernières années ». À cet effet, les commissaires ont donné à la présidente « le mandat de signifier au ministre de l’Éducation la nécessité d’accroître les ressources offertes au réseau de l’éducation, notamment à la CSDM ».













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