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    La CSDM révise les critères d’admission de ses écoles à vocation particulière

    4 mai 2017 |Jessica Nadeau | Éducation
    La présidente de la Commission scolaire de Montréal, Catherine Harel Bourdon
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La présidente de la Commission scolaire de Montréal, Catherine Harel Bourdon

    Les écoles à vocation particulière de la Commission scolaire de Montréal n’auront plus le droit de refuser des élèves sur la base de difficultés d’apprentissage ou de comportement. La CSDM vient tout juste de réviser ses critères d’admission afin qu’ils soient plus inclusifs, répondant ainsi à certaines préoccupations du Conseil supérieur de l’éducation.

     

    En novembre dernier, le Conseil supérieur de l’éducation écrivait que les écoles à vocation particulière — qui offrent des programmes axés sur le sport ou sur les arts, par exemple — exacerbaient les inégalités sociales dans le système scolaire. La présidente, Lucie Bouchard, parlait d’une « école à trois vitesses » et soutenait que la « paration des élèves selon leur profil socio-économique ou leur performance scolaire [constituait] une forme de ségrégation ».

     

    La CSDM vient répondre — du moins en partie — au problème. Au terme d’une analyse des critères d’admission ayant cours dans ses écoles à vocation particulière, le conseil exécutif a adopté, mardi, de nouvelles règles pour encadrer les pratiques qui varient d’un établissement à l’autre.

     

    « Il y avait des écoles qui étaient restrictives envers les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage [HDAA] ou envers les élèves dont les parents ne maîtrisent pas le français. Puis il y avait certaines pratiques, dans les critères d’admission, dans certaines écoles, qui créaient des [situations] problématiques », reconnaît Catherine Harel Bourdon, présidente de la Commission scolaire de Montréal, en entrevue au Devoir.

     

    Les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage pourront notamment se prévaloir de mesures d’adaptation pour passer les examens d’admission.

     

    « Si un élève dyslexique a droit à un appareil ou à un ordinateur pour ses études, il va pouvoir se prévaloir de cette mesure adaptative pour passer son examen d’inscription », illustre la présidente.

     

    D’autres écoles demandent une lettre d’intention aux parents ou leur font passer des entrevues. Or cela pénalisait les enfants dont les parents ne maîtrisent pas la langue, note la CSDM, ce qui ne sera plus accepté.

     

    Transparence

     

    La CSDM vient également baliser la question de la fratrie. Les enfants issus de familles reconstituées et vivant sous le même toit sont admissibles, mais on resserre les critères en précisant qu’il faut que la fratrie fréquente encore l’établissement. Enfin, on élimine les privilèges liés aux enfants du personnel qui n’habitent pas le territoire de la CSDM.

     

    Les écoles devront « se doter d’un processus de sélection transparent et objectif et d’une grille d’observation » qui devra être disponible sur le site de l’école afin que les parents puissent savoir avec précision ce qui est analysé.

     

    « Une grande majorité d’écoles n’auront aucun changement à faire dans leurs critères d’admission, parce que les éléments qui ont été relevés ne faisaient pas partie de leurs critères, précise Mme Harel Bourdon. Mais il y a certaines écoles qui avaient ces éléments et elles devront faire les changements demandés d’ici le 21 juin. »

     

    Les nouvelles règles ne s’appliqueront pas pour la rentrée 2017, puisque la sélection des élèves est terminée depuis longtemps, mais pour la prochaine période d’inscription, qui devrait débuter en octobre prochain.













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