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    Intégration des élèves en difficulté: la CSDM veut calmer le jeu

    27 avril 2017 |Jessica Nadeau | Éducation
    La présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon
    Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir La présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon

    Devant le tollé suscité par les trois projets pilotes visant à fermer des classes spécialisées pour intégrer les élèves ayant des difficultés d’apprentissage dans des classes ordinaires, la présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Catherine Harel Bourdon, tente de calmer le jeu et assure qu’elle n’imposera rien contre la volonté du milieu.

     

    « On va voir la suite des choses, on va voir comment les milieux vont participer dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, a-t-elle répondu aux journalistes en marge du Conseil des commissaires, qui se tenait mercredi soir. Pour l’instant, on ne va pas imposer [ces projets] dans les milieux, alors qu’on veut plutôt travailler à faire avancer ce projet. »

     

    Elle déplore toutefois les actions de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal qui s’inquiète et dénonce depuis plusieurs semaines déjà cette fermeture de classes spécialisées annoncées pour l’automne prochain. « L’Alliance bloque les projets et a demandé à l’ensemble de son personnel de ne pas discuter d’inclusion et de ne pas participer à des discussions ou à des formations, ce qui m’apparaît très malheureux », affirme la présidente.

     

    Quelques heures plus tôt, les syndiqués étaient justement réunis pour manifester devant les bureaux de la CSDM, rue Sherbrooke Est, à Montréal, afin de dénoncer ce projet.

     

    « Les enseignants ne sont pas contre l’inclusion de tous les élèves dans les écoles de la CSDM, a soutenu la présidente de l’Alliance, Catherine Renaud. Mais attention, le vocabulaire utilisé par notre employeur est trompeur. Sous le couvert de changement de paradigme, le projet d’inclusion de la CSDM n’est en fait que de nouvelles intégrations d’élèves HDAA [handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage] en classes ordinaires alors qu’il y a un manque cruel de services d’adaptation scolaire pour ces élèves. C’est inacceptable qu’on soit rendu là. »

     

    La présidente de la CSDM répète qu’il s’agit d’un projet « pour une intégration soutenue avec des services » et se défend d’avoir amorcé cette réflexion dans le but de faire des économies. « Dans ces projets-là, il y avait des ressources qui y étaient destinées, ce n’était pas des fermetures de classes sauvages, comme on le laisse entendre. »













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