L'UQAR veut renverser le ratio professeurs et chargés de cours
Pour rehausser l'encadrement des étudiants, l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) souhaite «rééquilibrer» son enseignement en inversant les 45 % de profs avec les 55 % de chargés de cours que compte son établissement.
En ouvrant cette brèche hier lors de la commission parlementaire sur les universités, le recteur de l'UQAR, Michel Ringuet, a placé le débat des chargés de cours au coeur de la réflexion qui anime les parlementaires depuis la mi-février. Entendu peu après l'UQAR, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP, secteur universitaire) n'a pas manqué de livrer son agacement sur cette vision des chargés de cours.
Avec 55 % de chargés de cours contre 45 % de profs à l'université, le recteur Michel Ringuet a affirmé hier qu'il souhaitait un «rééquilibrage» de ces pourcentages, histoire d'améliorer l'encadrement des étudiants. «Malgré toute la bonne volonté que peuvent avoir les chargés de cours», a-t-il indiqué, ceux-ci sont désormais plus nombreux que les professeurs.
Pour inverser ces pourcentages, l'université de 5000 étudiants devrait embaucher 27 professeurs, pour une facture de 600 000 $, a indiqué le recteur. Dans son mémoire, l'université rappelle qu'en 1996-97, 40 % des charges de cours étaient offertes par les chargés de cours, un volume passé à 55 % cette année, et ce, malgré une hausse de 14 % du nombre d'étudiants au cours de la même période.
La présidente du Syndicat des chargés de cours de l'UQTR, Carole Neill, a profité de son passage à la commission, peu après le SCFP, pour souligner le fait que les propos du recteur l'avaient «interpellée». «Rétablir le pourcentage de chargés de cours et le diminuer ferait en sorte que des chargés de cours seraient congédiés, a-t-elle affirmé, parce que les professeurs qui seront engagés ne seront pas les chargés de cours qui enseignent là depuis 10 ou 15 ans!»
Pourvu d'un mandat de grève illimitée pour cause de négociations ardues avec l'employeur, le Syndicat des chargés de cours de l'UQAR a aussi réagi par voie de communiqué pour indiquer qu'il aurait souhaité que la direction insiste sur «l'importance de la formation au premier cycle et la contribution des chargés de cours».
L'Université du Québec à Rimouski a elle aussi souscrit au principe du gel des droits de scolarité, de même que la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), qui a défilé devant la commission hier.
Dans son mémoire, l'UQAR a joué cartes sur table afin de convaincre le gouvernement de la nécessité d'un réinvestissement urgent. «L'UQAR n'a pas, présentement, les moyens financiers de réaliser adéquatement sa mission», affirme-t-on dans ce document d'une trentaine de pages. «Ses effectifs professoraux sont en nombre extrêmement restreint dans la majorité des disciplines. Il n'est plus possible de répondre convenablement aux besoins hors campus. L'institution a peine à fournir les infrastructures et le soutien requis pour des activités de recherche et de formation qui ont récemment connu un essor phénoménal.»
En ouvrant cette brèche hier lors de la commission parlementaire sur les universités, le recteur de l'UQAR, Michel Ringuet, a placé le débat des chargés de cours au coeur de la réflexion qui anime les parlementaires depuis la mi-février. Entendu peu après l'UQAR, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP, secteur universitaire) n'a pas manqué de livrer son agacement sur cette vision des chargés de cours.
Avec 55 % de chargés de cours contre 45 % de profs à l'université, le recteur Michel Ringuet a affirmé hier qu'il souhaitait un «rééquilibrage» de ces pourcentages, histoire d'améliorer l'encadrement des étudiants. «Malgré toute la bonne volonté que peuvent avoir les chargés de cours», a-t-il indiqué, ceux-ci sont désormais plus nombreux que les professeurs.
Pour inverser ces pourcentages, l'université de 5000 étudiants devrait embaucher 27 professeurs, pour une facture de 600 000 $, a indiqué le recteur. Dans son mémoire, l'université rappelle qu'en 1996-97, 40 % des charges de cours étaient offertes par les chargés de cours, un volume passé à 55 % cette année, et ce, malgré une hausse de 14 % du nombre d'étudiants au cours de la même période.
La présidente du Syndicat des chargés de cours de l'UQTR, Carole Neill, a profité de son passage à la commission, peu après le SCFP, pour souligner le fait que les propos du recteur l'avaient «interpellée». «Rétablir le pourcentage de chargés de cours et le diminuer ferait en sorte que des chargés de cours seraient congédiés, a-t-elle affirmé, parce que les professeurs qui seront engagés ne seront pas les chargés de cours qui enseignent là depuis 10 ou 15 ans!»
Pourvu d'un mandat de grève illimitée pour cause de négociations ardues avec l'employeur, le Syndicat des chargés de cours de l'UQAR a aussi réagi par voie de communiqué pour indiquer qu'il aurait souhaité que la direction insiste sur «l'importance de la formation au premier cycle et la contribution des chargés de cours».
L'Université du Québec à Rimouski a elle aussi souscrit au principe du gel des droits de scolarité, de même que la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), qui a défilé devant la commission hier.
Dans son mémoire, l'UQAR a joué cartes sur table afin de convaincre le gouvernement de la nécessité d'un réinvestissement urgent. «L'UQAR n'a pas, présentement, les moyens financiers de réaliser adéquatement sa mission», affirme-t-on dans ce document d'une trentaine de pages. «Ses effectifs professoraux sont en nombre extrêmement restreint dans la majorité des disciplines. Il n'est plus possible de répondre convenablement aux besoins hors campus. L'institution a peine à fournir les infrastructures et le soutien requis pour des activités de recherche et de formation qui ont récemment connu un essor phénoménal.»
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