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    Accusations d’ingérence dans les élections à la CSDM

    La présidente du comité de parents a déposé une plainte à la présidente d’élection

    25 octobre 2016 |Marie-Michèle Sioui | Éducation
    L’élection des membres du comité de parents de la CSDM a lieu ce mardi soir.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’élection des membres du comité de parents de la CSDM a lieu ce mardi soir.

    Le comité de parents de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) accuse la présidence de l’organisation d’ingérence dans le processus d’élection de ses nouveaux membres, a appris Le Devoir.

     

    L’élection des membres du comité de parents de la CSDM a lieu ce mardi soir.

     

    Dans une plainte adressée à la présidente d’élection, la présidente du comité de parents, Mélanie Taillefer, dénonce une requête de la conseillère stratégique du Bureau de la présidence, Christine Mitton. Cette dernière, bras droit de la présidente Catherine Harel Bourdon, a demandé le 20 octobre la liste et les coordonnées des délégués du comité de parents de la CSDM.

     

    Or ce sont ces délégués qui peuvent poser leur candidature pour devenir commissaires-parents et participer à l’administration de la commission scolaire. « Ces listes-là ne doivent en aucun cas être diffusées : elles sont confidentielles », a expliqué la présidente du comité de parents, Mélanie Taillefer. « Les commissaires-parents vont avoir le droit de vote sous peu. Ça pose un problème d’éthique, avec la possibilité de faire entrer des petits amis [au conseil des commissaires]. »

    Ces listes-là ne doivent en aucun cas être diffusées: elles sont confidentielles. Les commissaires-parents vont avoir le droit de vote sous peu. Ça pose un problème d'éthique, avec la possibilité de faire entrer des petits amis [au conseil des commissaires].
    La présidente du comité de parents, Mélanie Taillefer
     

    Un nouveau rôle

     

    Jusqu’ici, les commissaires-parents ont disposé d’un rôle d’influence au sein du conseil des commissaires. Mais l’arrivée du projet de loi 105, qui vise à réformer la Loi sur l’instruction publique, change les choses. Désormais, les commissaires-parents auront le droit de voter et pourront accéder aux fonctions de vice-président de leur commission scolaire.

     

    Selon Mélanie Taillefer, l’obtention par le Bureau de la présidence de la liste des délégués, dont certains deviendront des commissaires-parents avec un droit de vote, est « de nature à entacher le processus électoral ».

     

    Avisée de la plainte, la présidente d’élection, France Pednault, a répondu ne disposer d’« aucun fait » lui permettant de croire que les conditions de validité de l’élection n’ont pas été respectées.

     

    « Il n’y a rien qui nous permette de présumer que des actes mal intentionnés ont été faits à la suite de la demande de cette liste-là », a aussi indiqué la commissaire indépendante Violaine Cousineau.

     

    Toutefois, tant Mme Cousineau que Mme Taillefer estiment que l’octroi du droit de vote aux commissaires parents devrait entraîner une révision des règles entourant leur élection.

     

    Selon la réponse de Me Pednault, la confusion entourant la possibilité pour le Bureau de la présidence d’obtenir les coordonnées des délégués devra être clarifiée. À l’heure actuelle, il semble que les parents délégués aient eu à signer un formulaire qui permettait la communication de leurs données personnelles au comité de parents de la CSDM seulement. Mais selon Me Pednault, la confusion viendrait du fait qu’il existe un deuxième formulaire autorisant la transmission des données personnelles « aux instances de la CSDM ».

     

    Or ce deuxième formulaire, le comité de parents « ne l’a jamais vu », a précisé Mélanie Taillefer.













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