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    Des étudiantes victimes d’agressions sexuelles interpellent la ministre David

    15 octobre 2016 |Marie-Michèle Sioui | Éducation
    Pour Kimberley Marin, étudiante à l’École de technologie supérieure (ETS) de Montréal, la croisade contre le harcèlement sexuel a commencé aux initiations de l’automne 2015.
    Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Pour Kimberley Marin, étudiante à l’École de technologie supérieure (ETS) de Montréal, la croisade contre le harcèlement sexuel a commencé aux initiations de l’automne 2015.

    Des étudiantes victimes d’agressions sexuelles passent à l’action : elles adresseront vendredi une série de recommandations à la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, afin que leurs consoeurs puissent étudier dans des environnements sécuritaires.

     

    Rassemblées dans le groupe « Québec contre les violences sexuelles », écorchées par la réaction des autorités vers lesquelles elles se sont tournées pour dénoncer ; Mélanie Lemay, Ariane Litalien et Kimberley Marin s’invitent dans la réflexion sur le futur plan d’action pour lutter contre la violence sexuelle sur les campus québécois.

     

    Les deux premières seront sur le plateau de Tout le monde en parle, ce dimanche, pour exposer leurs recommandations. La troisième, qui a révélé son histoire dans les pages du Devoir, s’est entretenue avec le quotidien.

    Pour Kimberley Marin, étudiante à l’École de technologie supérieure (ETS) de Montréal, la croisade contre le harcèlement sexuel a commencé aux initiations de l’automne 2015, quand cinq garçons l’ont prise de force pour déchirer son t-shirt et la jupe hawaïenne qu’elle portait comme déguisement.


    Le gouvernement Couillard prié d'agir 
     

    Vendredi, avec ses consoeurs — auxquelles s’ajoute une victime d’inceste, Linda Vaillancourt —, elle demandera au gouvernement d’agir. Dans le document qu’elles dévoileront, les quatre jeunes femmes demanderont, entre autres, la création de standards provinciaux des concernant la réponse des institutions postsecondaires en lien avec les plaintes de violence sexuelle.

     

    Pour atteindre ces standards, elles suggèrent notamment l’imposition de mesures de prévention de la violence sexuelle dans les institutions, la mise en place de mesures favorisant la dénonciation de la violence sexuelle à l’intérieur et à l’extérieur des murs des institutions, la formation annuelle des élus de l’Assemblée nationale et des membres des conseils d’administration des institutions postsecondaires québécoises et la mise en place d’une campagne de sensibilisation grand public.

     

    « Dans un monde parfait, les jeunes arriveraient à l’université et ils seraient allumés, respectueux des droits des femmes. Le but, c’est que les institutions fassent de la sensibilisation et qu’elles s’impliquent », résume Kimberley Marin.

     

    La journée même où la police de Québec annonce avoir ouvert une enquête sur des agressions sexuelles présumées à l’Université Laval, l’étudiante dit « oser espérer » que la ministre David « agisse pour vrai ». « On lui propose des actions claires. C’est gênant pour nous [de sortir dans les médias]. Est-ce que le gouvernement pourrait agir ? », exige-t-elle.

    Sur le plateau de « Tout le monde en parle », Ariane Litalien a critiqué l’approche du gouvernement. « On a l’impression qu’on a un gouvernement qui n’est pas préventif, qui est beaucoup réactif», a-t-elle déclaré. 

    « Le problème, ce n’est pas les initiations.
    […] C’est qu’on ne comprend pas bien c’est quoi le consentement, on ne comprend pas bien c’est quoi le respect des femmes », a-t-elle ajouté, en précisant qu’à son avis, il ne sert à rien d’empêcher la tenue d’initiations.













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