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    Collège international Marie-de-France

    Un enseignement tourné vers le monde

    10 septembre 2016 | Réginald Harvey - Collaboration spéciale | Éducation
    La communauté de Marie-de-France s’est fixé comme but premier la réussite de l’élève.
    Photo: Julien Blais La communauté de Marie-de-France s’est fixé comme but premier la réussite de l’élève.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.
     

    Le collège international Marie-de-France du chemin Queen-Mary, tout comme le collège Stanislas dans Outremont, figure à titre de « lycée français » de Montréal. Ces deux établissements relèvent du système du ministère de l’Éducation nationale de France tout en étant reconnus par le ministère de l’Éducation du Québec. Survol d’un enseignement français en terre du Québec, qui est tourné sur le monde.


    Historiquement, Marie-de-France se consacrait à la formation de filles et Stanislas, à celle des garçons, mais les deux écoles sont devenues mixtes en 1970 ; elles sont affiliées à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).

     

    Le nouveau proviseur du collège laïc international, Éric Galice-Pacot, en présente cette vision d’ensemble : « Celui-ci accueille cette année 1855 élèves (800 au primaire et 1055 au secondaire) appartenant à 70 nationalités : nous sommes très fiers de cette diversité, qui est une des grandes richesses de Marie-de-France ici à Montréal. »

     

    Il esquisse ce profil des deux grands groupes en présence : « Il y a des Français qui sont de passage et qui ont à coeur de nous confier leurs enfants et de les placer dans le système français ; ceux-ci se retrouvent dans l’un des 490 établissements appartenant à l’AEFE à travers le monde. Il y a aussi tout un tas de Québécois attachés à Marie-de-France et des gens de diverses nationalités qui grossissent nos rangs ; les uns et les autres sont attirés par ce qu’ils considèrent comme l’excellence à la française, ce dont nous sommes également très fiers. »

     

    Et qu’en est-il de ce système français tellement apprécié ? : « Je crois qu’il s’en dégage un équilibre entre une culture générale poussée et la rigueur scientifique. À titre de membre de l’AEFE, le sport compte également beaucoup pour nous. Tous ces éléments sont réunis dans un même but : ils servent à amener nos élèves au meilleur d’eux-mêmes. »

     

    En vertu de ce système, le parcours au primaire s’échelonne sur cinq ans et sur sept ans au secondaire ; ces sept années incluent la formation collégiale (le cégep québécois) et ouvrent à terme les portes de l’université : « Les élèves qui sortent de Marie-de-France intègrent les meilleures universités dans le monde. Cette année, on peut à ce chapitre afficher pour ceux-ci, avec beaucoup d’honneur, des institutions comme McGill, Yale, la Sorbonne et Stanford. C’est une formation solide qui est reconnue dans le monde entier », assure le proviseur.

     

    L’école s’est forgé une identité

     

    La communauté de Marie-de-France s’est fixé comme but premier la réussite de l’élève. Pour parvenir à l’atteindre, elle a élaboré un projet qui repose sur trois axes : le collège est un établissement qui conduit tous les élèves vers la réussite et l’autonomie, qui forme les citoyens du monde et qui tend vers l’excellence dans tous les domaines. Éric Galice-Pacot parle de ces objectifs en termes « de partage, de respect de l’autre ». « On y croit énormément. À partir du secondaire, on a la volonté que les élèves s’ouvrent au bénévolat, à l’accompagnement de l’autre, d’autrui. On retrouve chez nous tout ce qui fait les valeurs de l’école française. »

     

    Et cette ouverture à l’autre « trouve toute sa place dans l’apprentissage des langues. Le français occupe évidemment la première place dans nos écoles, car c’est la langue de la scolarisation ; mais les élèves apprennent aussi en parallèle l’anglais, l’allemand, l’espagnol et le mandarin : pour être citoyen du monde, on se doit de comprendre ce monde et ses citoyens quand on les croise en cours d’existence ».

     

    Dans cette optique, il existe pour l’instant des échanges d’élèves avec l’Allemagne, et Marie-de-France tente présentement d’en mettre en oeuvre avec d’autres pays d’Europe auprès desquels une telle démarche suscite de l’intérêt : « En ce sens-là, la richesse du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, c’est d’avoir des contacts dans le monde entier, ce qui nous facilite la tâche pour mettre sur pied des échanges ; que ceux-ci se produisent de manière directe ou de façon épistolaire, ils font partie de nos axes de développement. »

     

    Une formation équilibrée

     

    L’enseignement privé puise l’une de ses plus grandes richesses et l’un de ses attraits indéniables dans les activités parascolaires. Il n’en va pas autrement au collège, rapporte le proviseur : « Celles-ci sont nombreuses dans la culture, dans le théâtre, la musique et l’art oratoire ; une de nos élèves a gagné le concours organisé dans ce domaine par le Barreau de Montréal, l’an dernier. »

     

    Sur le plan du sport, Marie-de-France offre du soccer, du ski, de l’escrime et de nombreuses autres disciplines. Toutes ces activités, en art ou en sport, sont offertes de la maternelle jusqu’à la fin du secondaire : « On agit de la sorte parce qu’on est persuadés qu’une éducation réussie, c’est un équilibre pour l’enfant et l’adolescent entre la pédagogie et la culture générale, entre le scolaire pur et le parascolaire. »

     

    En fin d’entretien, le proviseur se félicite de la réalisation des projets qui ont eu cours pendant la belle saison : « Nous avons créé de nouveaux laboratoires de science pour les élèves ; ils disposent maintenant du dernier cri en matière d’équipements scientifiques pour toutes les classes, et principalement celles du collégial. »

     

    D’autres projets prennent forme autour du ski et du théâtre : « Il y a également un agrandissement qui est prévu de l’école primaire dans les années qui viennent. On souhaite accueillir davantage d’élèves pour répondre à la demande, puisque Marie-de-France est un établissement très attractif : de plus en plus de familles viennent frapper à notre porte. »













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