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    The Study

    Une école bilingue pour filles où le passé se conjugue au présent

    10 septembre 2016 | Réginald Harvey - Collaboration spéciale | Éducation
    The Study met à la disposition des élèves le programme « Makerspace » depuis trois ans. Il s’agit en fait d’un véritable laboratoire-atelier dont disposent les jeunes filles pour développer leur pensée créative.
    Photo: Source The Study The Study met à la disposition des élèves le programme « Makerspace » depuis trois ans. Il s’agit en fait d’un véritable laboratoire-atelier dont disposent les jeunes filles pour développer leur pensée créative.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.
     

    L’établissement The Study a soufflé ses cent bougies en 2015. Dans cette école de Westmount, un coffre d’outils pédagogiques traditionnels bien garni s’accompagne depuis toujours de supports d’enseignement à la fine pointe de la technologie. Les filles reçoivent ici une formation bilingue de la maternelle à la fin du secondaire.


    L’École accueillera 366 élèves pour l’année scolaire 2016-2017 : environ 50 % d’entre elles fréquentent la maternelle jusqu’à la sixième année du primaire, et les autres filles sont inscrites au secondaire. Il est possible de poursuivre des études de la maternelle jusqu’au collégial à The Study.

     

    Cet établissement se targue d’avoir réussi un heureux mariage entre tradition et technologie, ce qui lui confère une personnalité très contemporaine, fait savoir la directrice du secondaire, Patricia Briand. Elle en dégage un autre des caractères distinctifs : « C’est le bilinguisme. Au primaire, le programme est complètement bilingue : les filles passent une demi-journée en français et l’autre moitié en anglais, ce qui est très important pour notre école et pour les familles des enfants. » Deux enseignantes, l’une anglophone et l’autre francophone, les accompagnent dans leurs apprentissages.

     

    Une fois rendues au secondaire, ces élèves-là sont bilingues. Le processus éducatif se poursuit alors de la sorte sur le plan de la langue : 40 % du temps d’enseignement se déroule en français et 60 %, en anglais : « Bien sûr, on est une école anglophone, mais chez nous, le français prend beaucoup d’importance : on offre le programme enrichi comme beaucoup d’autres écoles anglophones, mais on apparaît aussi comme une école en enseignement du français, langue maternelle. »

     

    Des filles bien branchées

     

    Les élèves sont initiées aux technologies de pointe à partir de la maternelle et manipulent, dès ce bas âge, tablette électronique et petit robot. À partir de la première et deuxième année, elles commencent à recevoir des notions de codage et de programmation. La directrice se montre plus explicite : « L’enseignement des technos débute à la maternelle et se poursuit durant tout le primaire. À partir du secondaire, là encore, on dispense de tels cours à chacune des années, et plus le temps passe, plus ceux-ci se complexifient ; de telle sorte qu’on offre une formation avancée dans ce domaine. »

     

    Elle fait valoir ce point de vue à ce sujet : « Les universités nous informent qu’elles recrutent de plus en plus de femmes dans leurs programmes en sciences pures et de l’informatique. Il y a des carrières très intéressantes qui se profilent dans ces champs de connaissances, où les besoins sont nombreux. »

     

    De façon plus générale, les filles de cette école peuvent profiter d’un choix de cours spécialisés en arts et en sciences. Elles ont accès à des options comme le mandarin et l’espagnol, ou comme les arts de la scène et une introduction au monde des affaires et à la psychologie.

     

    Un environnement inspirant

     

    The Study met à la disposition des élèves le programme « Makerspace » depuis trois ans. Il s’agit en fait d’un véritable laboratoire-atelier dont disposent les jeunes filles pour développer leur pensée créative. Dans cet environnement, les élèves accèdent à des composantes technologiques et à des outils de fabrication qui leur servent à matérialiser les projets qu’elles ont d’abord conçus.

     

    Patricia Briand décrit cet espace pédagogique multifonctionnel : « À l’intérieur de celui-ci, les filles ont vraiment la chance de créer des choses et elles peuvent développer des idées de projets technologiques ; elles peuvent par la suite construire des objets. » Tous les cours de technologie et de robotique se déroulent dans ces lieux, qui sont propices à un enseignement multidisciplinaire ; on retrouve dans cet atelier d’usinage moderne, entre autres, des imprimantes 3D et des scanneurs 3D, différents modèles de scies, des presses à métaux et une fraiseuse à commande numérique.

     

    Les filles s’en donnent à coeur joie dans cet espace flirtant avec le multimédia, et « on peut les voir s’activer autour de tables amovibles ; elles peuvent travailler avec du matériel 3D ou qui augmente la réalité, et elles peuvent simplement utiliser un projecteur qui diffuse une image soit sur le plafond, soit sur le plancher ».

     

    La directrice dégage un autre volet de la programmation scientifique qui enrichit le curriculum global vécu dans le cadre de « Makerspace » : « Durant une partie de l’année qui revêt de l’importance sur le plan technologique, les élèves s’attaquent littéralement à des constructions avec du bois, du plastique ou d’autres matériaux. »

     

    Il est aussi possible pour les filles de simplement se présenter au labo « Makerspace » pour échanger avec les gens du département de technologie : « Elles leur parlent de trucs qu’elles ont vus à la télévision ou dans un film, et elles leur demandent s’il est possible pour elles de matérialiser les idées qui découlent de leur visionnement ; elles leur demandent aussi si quelqu’un peut les aider dans ce sens-là. » Une démarche scientifique prend naissance.

     

    Ce sont tous les élèves, de la maternelle à la 5e secondaire, qui ont accès à ce labo d’idées et de réalisation, comme le précise encore Patricia Briand : « C’est quand même extraordinaire de constater à quel point c’est l’endroit de l’école que chacun d’entre eux veut voir ; une fois qu’ils y sont, ils veulent y rester. C’est un environnement vraiment attirant pour eux. »

     

    Il se dégage de l’intérêt que les élèves manifestent « qu’elles adorent jouer, mais qu’elles apprécient tout autant les apprentissages que leur procurent ces installations ».













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